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Le ministère du Travail et de la Sécurité sociale. De la Libération au début de la Ve République
Béthouart Bruno ; Chetcuti Claude
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753503274
Le ministère du Travail et de la Sécurité sociale est soucieux de mettre en ?uvre le programme du Conseil national de la Résistance portant sur la protection sociale, les nationalisations. Il s'attache également à encourager le retour à la pratique des conventions collectives et à renforcer la démocratie participative par le biais des délégués du personnel et des comités d'entreprise. Durant les années 1950, de nouveaux paramètres tels que la demande de formation professionnelle, l'émergence du chômage, la nécessité d'une politique d'aménagement du territoire et le déficit de la Sécurité sociale sont pris en compte avec plus ou moins de succès par les ministres qui se succèdent rue de Grenelle : à une gestion administrée, dirigiste succède une approche plus libérale sans que les orientations initiales ne soient fondamentalement remises en cause. Le général de Gaulle choisit de maintenir à son poste le républicain populaire Paul Bacon en 1958, renforce le poids de l'exécutif en matière d'intervention sociale mais tend à limiter les attributions du ministère du Travail. L'examen des relations avec l'environnement proche tant ministériel que parlementaire ou syndical permet de mesurer ces évolutions. La radioscopie de l'administration centrale fait découvrir parmi les hauts fonctionnaires de fortes personnalités, notamment féminines, qui marquent l'histoire de ce ministère de la Libération aux débuts de la Ve République.
Oddone Patrick ; Delebarre Michel ; Béthouart Brun
Symbole de l'effondrement de la France et des démocraties du continent européen en 1940, Dunkerque, massivement bombardée et ayant perdu tout intérêt stratégique pour les Alliés, fut aussi condamnée à être la ville la plus tardivement libérée. À partir de septembre 1944, cette " poche ", couvrant toute l'agglomération dunkerquoise, érigée en " forteresse " par les Allemands et commandée par un nazi halluciné, devint un " front oublié " où la guerre joua les prolongations jusqu'au 9 mai 1945. Soixante ans plus tard, tandis que s'effectue le passage de la mémoire à l'Histoire, des documents et témoignages inédits ressurgissent, offrant de nouveaux éclairages sur cet ultime épisode de la Seconde Guerre mondiale, permettant également une lecture croisée avec les publications existantes, en particulier les plus récentes. La parole est ainsi donnée aux témoins, dont deux prêtres atypiques, qui décrivent avec une extrême précision les conditions de l'enfermement, la vie quotidienne des populations civiles ayant refusé d'évacuer et les relations occupants-occupés. Ce corpus est complété par des documents d'origine militaire qui relatent la conduite des opérations, les forces en présence, la nature des combats et l'environnement de ce siège qui retarda la renaissance de la cité de jean Bart et de son port.
Je suis quadruple citoyen : roubaisien, français, européen, du monde " : ainsi se définit André Diligent, maire de Roubaix de 1983 à 1994. Avocat des riches et des pauvres comme son père, il s'engage dans la défense des résistants de La Voix du Nord, dénonce au Sénat la publicité clandestine à la télévision. Lucide sur la question algérienne, écologiste avant l'heure, il se bat pour une Europe au quotidien et veut mettre un terme à cette guerre de tranchées qui coupe la France en deux.
Faisant de la paix une vertu évangélique, le christianisme a cependant aussi entretenu au cours de son histoire des rapports ambivalents avec la guerre, un phénomène de violence et d'affrontement, réglé ou non, commun à toutes les sociétés: des chrétiens se sont battus au nom de Dieu; des clercs ont béni et accompagné les armées; des papes ont appelé à la croisade; des théologiens ont défini ce que devait être la guerre juste, le jus ad bellum. En même temps, les Eglises ont cherché à imposer des règles aux guerriers pour contenir leur violence, depuis la Paix de Dieu jusqu'au respect du droit, le jus in bello. Elles ont aussi proposé leurs arbitrages aux belligérants et souvent prôné la paix ? en affirmant ainsi aujourd'hui la nécessité du dialogue inter-religieux, ce que traduit l'esprit de la rencontre d'Assise (1986). Il convient alors d'explorer, dans une perspective historique, sur la longue durée, ces liens complexes, diversifiés et évolutifs que le christianisme a noués avec la guerre et avec la paix et qu'une typologie sommaire peut éclairer. L'étude de la religion du temps de guerre, des justifications religieuses des conflits et des évolutions vers le pacifisme chrétien révèle des figures, des discours et des images. Les premières, depuis les moines- soldats jusqu'aux papes, illustrent les différents types de confrontation vécus par des hommes d'Eglise ou des fidèles, pris entre leur foi et leurs intérêts. A travers les discours apparaissent les argumentaires théologiques ou plus temporels des chrétiens pour soutenir, condamner ou déplorer les guerres. Les images, enfin, sont porteuses des systèmes de représentations qui fondent ou légitiment des engagements en faveur de la guerre ou de la paix. Ce sont autant d'études de cas qui expriment cette ambivalence fondamentale du christianisme vis-à-vis des réalités humaines, et ses tentatives pour la dépasser.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.