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Les chrétiens, la guerre et la paix. De la paix de Dieu à l'esprit d'Assise
Boniface Xavier ; Béthouart Bruno
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753518056
Faisant de la paix une vertu évangélique, le christianisme a cependant aussi entretenu au cours de son histoire des rapports ambivalents avec la guerre, un phénomène de violence et d'affrontement, réglé ou non, commun à toutes les sociétés: des chrétiens se sont battus au nom de Dieu; des clercs ont béni et accompagné les armées; des papes ont appelé à la croisade; des théologiens ont défini ce que devait être la guerre juste, le jus ad bellum. En même temps, les Eglises ont cherché à imposer des règles aux guerriers pour contenir leur violence, depuis la Paix de Dieu jusqu'au respect du droit, le jus in bello. Elles ont aussi proposé leurs arbitrages aux belligérants et souvent prôné la paix ? en affirmant ainsi aujourd'hui la nécessité du dialogue inter-religieux, ce que traduit l'esprit de la rencontre d'Assise (1986). Il convient alors d'explorer, dans une perspective historique, sur la longue durée, ces liens complexes, diversifiés et évolutifs que le christianisme a noués avec la guerre et avec la paix et qu'une typologie sommaire peut éclairer. L'étude de la religion du temps de guerre, des justifications religieuses des conflits et des évolutions vers le pacifisme chrétien révèle des figures, des discours et des images. Les premières, depuis les moines- soldats jusqu'aux papes, illustrent les différents types de confrontation vécus par des hommes d'Eglise ou des fidèles, pris entre leur foi et leurs intérêts. A travers les discours apparaissent les argumentaires théologiques ou plus temporels des chrétiens pour soutenir, condamner ou déplorer les guerres. Les images, enfin, sont porteuses des systèmes de représentations qui fondent ou légitiment des engagements en faveur de la guerre ou de la paix. Ce sont autant d'études de cas qui expriment cette ambivalence fondamentale du christianisme vis-à-vis des réalités humaines, et ses tentatives pour la dépasser.
La Grande Guerre déchira l'Eglise catholique qui, dans les deux camps, usa des mêmes références bibliques et arguments théologiques pour justifier le conflit. Dans les diocèses occupés, le face à face de militaires et de civils, de laïcs et de prêtres ennemis a entretenu des représentations de l'autre interdisant tout véritable dialogue. Le clergé y a été confronté à des situations morales et religieuses inédites. Dans l'épreuve, il prit des engagements originaux, croisant charité et résistance. Dans ces mêmes diocèses, le clergé allemand, formé d'aumôniers militaires catholiques et protestants visités par leurs prélats, s'occupait des troupes, voire aussi des communautés locales sans pasteurs. A la fin du conflit, tous s'interrogèrent sur la manière de renouer le dialogue entre frères ennemis. Les diocèses en guerre ont été le cadre de relations religieuses complexes, entre solidarités confessionnelles et occupation militaire.
Beirnaert Michel ; Boniface Xavier ; Cassan Audrey
Dans le cadre du Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine, créé par Jean-Marie Mayeur et Yves-Marie Hilaire, ce livre fait partie de la série des ouvrages régionaux. Après l'Alsace, la Bretagne, Lille-Flandres, Lyon - Lyonnais - Beaujolais, le Limousin, la Savoie, ce onzième volume intitulé Arras. Artois - Côte d'Opale, présente un département-diocèse qui recouvre les anciens territoires de l'Artois, du Montreuillois, de l'Audomarois, du Boulonnais et du Calaisis. Une introduction, rédigée par plusieurs collaborateurs, rappelle d'abord les traits généraux de l'histoire du diocèse d'Arras à travers les deux derniers siècles en distinguant cinq grandes périodes, marquée chacune par des mutations notables - l'une d'elles concernant les deux guerres mondiales qui ont ravagé ce territoire. Cette introduction se tourne ensuite vers les minorités protestante, juive et musulmane et précise enfin l'oeuvre des nombreux missionnaires issus du diocèse qui ont évangélisé une partie du monde. Rédigé par vingt collaborateurs - universitaires et archivistes - sous la direction de quatre d'entre eux ce Dictionnaire contient 686 notices individuelles et - nouveauté dans cette série - 22 notices thématiques. Dans un diocèse où les ecclésiastiques ont été fort nombreux pendant cent cinquante ans, les notices individuelles se répartissent à peu près par moitié entre clercs et laïcs, militants d'action catholique, hommes et femmes d'oeuvres, syndicalistes, politiques, combattants et résistants chrétiens. Avec les indications biographiques contenues dans les notices thématiques, ce sont près de 850 personnes recensées.
En confrontant les archives (municipales, départementales, nationales, diocésaines et militaires des différents pays belligérants) avec toute une littérature d'interprétations (poèmes, romans, récits, correspondances, témoignages), Chantal Dhennin-Lalart élabore le récit d'une histoire sociale, économique et culturelle du sud des Weppes (Nord de la France) pendant la Grande Guerre. Cette démarche est complétée par l'étude de l'inscription de la Grande Guerre durant tout le XXe siècle jusqu'à aujourd'hui : qu'en reste-t-il, 20 ans après, 60 ans après, 100 ans après ? La Grande Guerre est visible dans les paysages et l'environnement géographique autant que dans les souvenirs familiaux réactivés.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.