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Les carnets du paysage N° 20 : Cartographies
Besse Jean-Marc ; Brisson Jean-Luc
ACTES SUD
26,40 €
Épuisé
EAN :9782742795338
Cette livraison lies Carnets au paysage a pour objectif, aune part, de rendre compte des divers types d'utilisation que les paysagistes font ou pourraient faire de la cartographie, aussi bien dans leurs pratiques de projet que dans des approches plus "pédagogiques" qui les mettent aux prises avec des élus, des commanditaires ou des étudiants. Mais elle cherche également, d'autre part, à témoigner de la vitalité actuelle des recherches sur la cartographie dans des domaines aussi divers que l'histoire de l'urbanisme et des territoires, les arts visuels ou la théorie de la connaissance, entre autres. Des recherches qui illustrent parfaitement l'extraordinaire inventivité plastique dont la cartographie a été le prétexte et le support depuis quelques années. Et qui, surtout, montrent qu'il n'y a pas aujourd'hui une mais des cartographies, des pratiques cartographiques très diverses. Toute carte instaure un monde autant qu'elle le révèle. Elle peut conduire à la rêverie ou à l'exploration alors même qu'elle revêt les apparences les plus austères de la science. Elle signale que le réel et l'imaginaire sont des provinces parentes dans le pays de la vérité, et que les cartes d'artistes en disent tout autant sur l'imagination géographique d'une culture que les productions les plus rigoureuses de la cartographie scientifique ou que les propositions les plus audacieuses des paysagistes.
L?Occident a inventé le ?sauvage?. Ce fut un immense spectacle, avec ses figurants, ses décors, ses impresarios, ses drames et ses récits incroyables. C?est une histoire oubliée. Elle est pourtant au carrefour de l?histoire coloniale, de l?histoire de la science et du monde du spectacle et des grandioses expositions qui ont façonné le monde pendant plus d?un siècle. Ce fut le temps des exhibitions humaines et du ?racisme scientifique?, un temps où des hommes venaient voir des ?monstres? ou des ?exotiques?, non pas pour ce qu?ils font, mais pour ce qu?ils sont censés être. Ces exhibitions populaires ont produit des multitudes d?images pour convaincre les visiteurs et fasciner les publics. A l?occasion d?une exposition-événement au musée du quai Branly, ce livre-anthologie en montre les traces, grâce à quelque cinq cents documents exceptionnels issus de collections publiques et privées - pour la plupart inédits -, accompagnés des analyses de soixante-dix spécialistes internationaux. Ainsi, au fil de douze chapitres divisés en trois parties, le lecteur entre dans l?histoire des zoos humains. Avec plus d?un milliard de visiteurs et des dizaines de milliers d?exhibés, ce phénomène international, qui commence au XVIe siècle et connaît son apogée dans le premier tiers du XXe siècle, accompagne la mise en place des empires et touche les peuples aux quatre coins de la planète, fabriquant un modèle unique du ?sauvage?, sorte de mondialisation avant l?heure, de Tokyo à Hambourg, de Chicago à Londres, de Paris à Barcelone, de Bâle à Johannesburg? A travers ce passé oublié, dont il reste des milliers de témoignages, on mesure de quelle façon l?idée de domination s?est généralisée et a imprégné le monde sur un temps relativement court. Cet ouvrage explore les frontières parfois ténues entre ?exotiques? et ?monstres?, science et voyeurisme, exhibition et spectacle, et questionne le lecteur sur ses propres représentations dans le monde d?aujourd?hui. Si ces exhibitions disparaissent au cours des années 1930, elles auront largement accompli leur ?uvre - bâtir deux humanités -, et nous commençons à peine à comprendre la puissance de ce qui n?était alors que de la curiosité.
Les atlas géographiques ou la fabrique d'une image globale et unifiée du mondeNormal021falsefalsefalseFRKOX-NONE /* Style Definitions */ table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size : 0; mso-tstyle-colband-size : 0; mso-style-noshow : yes; mso-style-priority : 99; mso-style-parent : ""; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt; mso-para-margin-top : 0cm; mso-para-margin-right : 0cm; mso-para-margin-bottom : 8. 0pt; mso-para-margin-left : 0cm; line-height : 107%; mso-pagination : widow-orphan; font-size : 11. 0pt; font-family : "Calibri", sans-serif; mso-ascii-font-family : Calibri; mso-ascii-theme-font : minor-latin; mso-hansi-font-family : Calibri; mso-hansi-theme-font : minor-latin; mso-bidi-font-family : "Times New Roman"; mso-bidi-theme-font : minor-bidi; mso-fareast-language : EN-US;} Parmi les livres qui ont permis une nouvelle compréhension du monde à la suite des découvertes et conquêtes engagées par les puissances européennes, les atlas géographiques, dès leur apparition en Europe à la fin du XVIe siècle, ont occupé une place déterminante. À la fois espaces d'expérimentation graphique et produits de synthèses intellectuelles, mais aussi objets de prestige et de pouvoir, ils offraient à leurs utilisateurs l'image et le récit d'une maîtrise réelle et symbolique possible de l'espace. Le présent ouvrage a pour ambition d'étudier les atlas dans l'histoire de leurs productions, de leurs transformations, de leurs circulations, ainsi que de leurs effets sociaux et politiques. Il les aborde également en tant que forme éditoriale spécifique qui organise les conditions visuelles du savoir sur le monde. Les atlas géographiques sont, d'une part, étudiés dans leur fonction politique, c'est-à-dire dans le rôle qu'ils ont pu jouer dans l'exercice du pouvoir, dans la fabrication des territoires, et dans le développement des imaginaires politiques. Ils sont, d'autre part, considérés dans leur portée cognitive, c'est-à-dire comme des dispositifs graphiques de construction, d'organisation, de conservation et de transport des connaissances géographiques. Ils sont, enfin, reconnus comme des objets matériels, qui relèvent de pratiques graphiques et éditoriales spécifiques et de métiers particuliers (le dessin, la gravure, l'imprimerie, la librairie).
Si nos sociétés contemporaines sont traversées par les mobilités les plus diverses, notre époque se caractérise par le développement des déplacements "contraints". Des populations doivent en effet quitter leurs lieux et leurs paysages d'origine à cause des conflits inter- et intra-nationaux et territoriaux, de la misère économique, mais aussi par suite des modifications environnementales considérables que connaît aujourd'hui la planète (réchauffement climatique, montée des eaux, pollutions, accidents nucléaires...). La Terre est sillonnée de populations de réfugiés plus ou moins chassés, orientés, parqués, contrôlés, administrés par un système mondial de politique d'assistance à la misère des peuples. Nous vivons l'époque des migrations. Les Carnets du paysage souhaitent ouvrir l'enquête sur les impacts de ces migrations contraintes dans les paysages, à la fois matériels et représentés, éprouvés. Ces phénomènes contribuent à modifier, voire à déséquilibrer de façon majeure les organisations et les dynamiques spatiales, ainsi que les structures paysagères des lieux de départ, de transit et d'arrivée. Comment les paysages et leurs habitants réagissent-ils à l'impact des migrations, et sous quelles formes? Que deviennent les paysages quittés? Que fait-on des paysages traversés? Qu'est-ce que ces introductions massives de populations provoquent dans les lieux d'arrivée? Comment sont créés, ou recréés, des univers paysagers dans les lieux d'accueil? Qu'en est-il des paysages des camps dits d'accueil et de transit, des camps de réfugiés? Comment les "autorités", mais aussi les architectes et les paysagistes sont-ils impliqués dans ces questions? Sous la forme de quels projets? Ce numéro accueille des contributions s'appuyant sur des études de cas (Yann Lafolie sur l'Atelier solidaire à Lille, Nadine Cattan sur les femmes srilankaises à Beyrouth, Léa Hommage sur la pratique nomade et l'espace urbain à Ulaanbaatar en Mongolie, Bruno Hervé sur le déplacement d'un village au Pérou, Frédéric Pousin sur Garrett Eckbo, Bruno Laperche sur un observatoire palestinien des paysages, Anne-Christine Habbard sur la Partition de l'Inde et du Pakistan, Isabel Lopes Cardoso sur les discours sur le paysage au Portugal), et d'autres interrogeant la mobilité comme phénomène social et politique contemporain (Étienne Tassin à travers la notion de "condition migrante", Michel Agier de "paysage global" des camps, Barbara Bender de "Landscapes on-the-move", Vilém Flusser de "philosophie de l'émigration", François Gemenne de "paysage migratoire").
Résumé : Ces dernières années ont vu la résurgence de la question du chantier, comme espace et moments décisifs du développement du projet de paysage contribuant à en modifier profondément le sens. Ce numéro aborde cette thématique sous l'angle de la réévaluation des métiers du chantier, de la reconnaissance de son espace-temps et de la prise de conscience de sa dimension sociale.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.