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Forme du savoir, forme de pouvoir. Les atlas géographiques à l'époque moderne et contemporaine
Besse Jean-Marc
ECOLE ROME
35,00 €
Épuisé
EAN :9782728315093
Les atlas géographiques ou la fabrique d'une image globale et unifiée du mondeNormal021falsefalsefalseFRKOX-NONE /* Style Definitions */ table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size : 0; mso-tstyle-colband-size : 0; mso-style-noshow : yes; mso-style-priority : 99; mso-style-parent : ""; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt; mso-para-margin-top : 0cm; mso-para-margin-right : 0cm; mso-para-margin-bottom : 8. 0pt; mso-para-margin-left : 0cm; line-height : 107%; mso-pagination : widow-orphan; font-size : 11. 0pt; font-family : "Calibri", sans-serif; mso-ascii-font-family : Calibri; mso-ascii-theme-font : minor-latin; mso-hansi-font-family : Calibri; mso-hansi-theme-font : minor-latin; mso-bidi-font-family : "Times New Roman"; mso-bidi-theme-font : minor-bidi; mso-fareast-language : EN-US;} Parmi les livres qui ont permis une nouvelle compréhension du monde à la suite des découvertes et conquêtes engagées par les puissances européennes, les atlas géographiques, dès leur apparition en Europe à la fin du XVIe siècle, ont occupé une place déterminante. À la fois espaces d'expérimentation graphique et produits de synthèses intellectuelles, mais aussi objets de prestige et de pouvoir, ils offraient à leurs utilisateurs l'image et le récit d'une maîtrise réelle et symbolique possible de l'espace. Le présent ouvrage a pour ambition d'étudier les atlas dans l'histoire de leurs productions, de leurs transformations, de leurs circulations, ainsi que de leurs effets sociaux et politiques. Il les aborde également en tant que forme éditoriale spécifique qui organise les conditions visuelles du savoir sur le monde. Les atlas géographiques sont, d'une part, étudiés dans leur fonction politique, c'est-à-dire dans le rôle qu'ils ont pu jouer dans l'exercice du pouvoir, dans la fabrication des territoires, et dans le développement des imaginaires politiques. Ils sont, d'autre part, considérés dans leur portée cognitive, c'est-à-dire comme des dispositifs graphiques de construction, d'organisation, de conservation et de transport des connaissances géographiques. Ils sont, enfin, reconnus comme des objets matériels, qui relèvent de pratiques graphiques et éditoriales spécifiques et de métiers particuliers (le dessin, la gravure, l'imprimerie, la librairie).
Résumé : Du regard contemplatif que pose Pétrarque sur la nature du haut du mont Ventoux à celui, " distanciel ", imposé un temps à l'humanité pour raisons sanitaires, qu'est-ce que voir la Terre ? Et, de la peinture de Bruegel au voyage en Italie de Goethe et à la géographie comme science, qu'est-ce que la représenter ? Défini comme l'ensemble des relations sensibles que l'homme entretient avec son environnement naturel et urbain, c'est de paysage qu'il s'agit ici ; de paysage comme espace, mais aussi comme au-delà de l'espace, à la fois révélateur et source de questionnements pour ceux qui l'observent et le vivent. Vaste panorama de l'histoire de la pensée du paysage, cet ouvrage offre au lecteur six essais comme autant d'horizons à sa réflexion. Moral et spirituel d'abord, littéraire, esthétique, philosophique et scientifique encore. Scandé par l'analyse de quelques oeuvres majeures, c'est finalement à l'expérience existentielle qu'il se consacre, au sein de laquelle les paysages relèvent irrévocablement de la nécessité et du besoin. Quand bien même le contexte de crise écologique nous enjoint aujourd'hui de nous [re]demander "pourquoi".
Résumé : Bien avant l'époque de " la terre vue du ciel ", les cartes du monde ont fait l'objet d'un spectacle pour un public de plus en plus large. Ce livre étudie ainsi la rencontre de la géographie et des arts dans la ville. Il décrit le fonctionnement et raconte l'histoire de quelques espaces exemplaires. A la Renaissance, dans toute l'Europe, artistes et géographes ont été convoqués pour montrer à la fois la grandeur du monde et celle des princes qui le dirigent. En France, sous l'Ancien Régime et la Révolution française, plusieurs projets ont voulu transformer de grands jardins en immenses cartes, à l'intérieur desquelles le peuple aurait pu, en se promenant, voir le monde, apprendre sa géographie et connaître le territoire du Royaume ou de la République. Le XIXe siècle invente un procédé nouveau on sait peu en effet qu'à côté des panoramas un certain nombre de géoramas ont été bâtis à Paris et à Londres, où le public pouvait contempler, dans la pénombre, de gigantesques cartes sphériques du monde. Ces salles de spectacle ont connu un grand succès à l'époque des expositions universelles, avant de disparaître brutalement au début du XXe siècle, sans doute remplacées par le cinéma.
Résumé : Ces dernières années ont vu la résurgence de la question du chantier, comme espace et moments décisifs du développement du projet de paysage contribuant à en modifier profondément le sens. Ce numéro aborde cette thématique sous l'angle de la réévaluation des métiers du chantier, de la reconnaissance de son espace-temps et de la prise de conscience de sa dimension sociale.
Résumé : Ce numéro des "Carnets du paysage" développe une réflexion sur la musicalité du paysage, tant dans sa composition que dans ses pratiques et représentations.
L'auteur ne voulait pas faire une histoire de la banque à Rome. Pour ne pas moderniser l'Antiquité, il a choisi de s'intéresser aux métiers des manieurs d'argent, changeurs, prêteurs, dépositaires, vendeurs aux enchères, etc., qui ne sont pas tous des "banquiers" comme nous l'entendons. Jean Andreau, pour comprendre la logique propre du système économique romain, n'a pas voulu non plus isoler la banque ni de l'ensemble des pratiques financières des Romains (essai des monnaies (validation), change, dépôt et crédit, service de caisse, transfert de fonds), ni de la division du travail des métiers d'argent selon les conditions sociales (les banquiers professionnels, les notables, les esclaves et affranchis). A travers l'entrée des métiers et celle des statuts de travail, l'auteur réussissait à reconstruire de manière différenciée, identifiant des groupes et des pratiques différentes, les cadres technique, juridique et social de la vie économique romaine.
Le manuscrit laissé par l'auteur à sa mort a été publié par deux de ses amis les plus proches, dont notamment Paul Veyne qui signe une courte préface pour sa réédition. L'ouvrage de 1981 reste la grande étude générale sur le phénomène de la gladiature dans la Rome ancienne. Les origines, sans doute en Italie du Sud, autour du IVe siècle avant notre ère, à l'apparition à Rome des premiers spectacles liés également aux combats de l'homme contre la bête, l'auteur examine ensuite la condition des gladiateurs, l'économie des spectacles, leur déroulement. Dans une réflexion finale qui a fait date, Georges Ville s'interrogeait sur ce qui avait rendu possible la gladiature et sur ce qui la fait disparaître.
Le livre de Charles de La Roncière, de nouveau rendu disponible avec une préface de l'auteur, envisage, à travers l'exemple de Florence, l'ensemble de l'économie médiévale. Les bases matérielles de la vie du peuple florentin sont étudiées, de la défaite politique des Magnats jusqu'au tumulte des Ciompi. Son analyse des prix croisée avec la reconstitution des salaires réels permet de reconstituer les budgets individuels et familiaux : une famille nombreuse augmente le risque d'indigence des salariés lors des crises frumentaires. Il nous donne ainsi accès aux conditions de vie marquées par les disettes et la Peste Noire, l'emprise urbaine sur les exploitations rurales, les guerres et l'augmentation de la fiscalité. La politique annonaire et l'évolution démographique sont au coeur de l'analyse sur la formation des prix et salaires. Monument de l'histoire économique sérielle mobilisant la finesse de l'analyse sociale, cet ouvrage ne cesse d'inspirer les médiévistes.
Plèbe et patriciat sont deux catégories fondamentales de la Rome antique, que les sources littéraires (Cicéron ou Tite-Live par exemple) ainsi qu?une grande partie de l?historiographie ont longtemps présentées comme consubstantielles à l?histoire de cette cité. Publié pour la première fois en 1978, ce livre entreprend précisément de rendre ces catégories à leur histoire, d?en montrer la lente construction et l?élaboration définitive au début de la République romaine. Centré sur la Rome royale et le début de la République, l?ouvrage étudie la formation et le développement de la population romaine, démontrant l?inanité des théories ethniques ou religieuses à ce sujet. Ce faisant, il invite à considérer plèbe et patriciat pour ce qu?ils sont : des catégories socio-politiques. Jean-Claude Richard a ainsi ouvert des perspectives nouvelles sur les conflits politiques de la Rome royale et du début de la République.