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Les carnets du paysage N° 23 : Paysages en migrations
Besse Jean-Marc
ACTES SUD
26,00 €
Épuisé
EAN :9782330009915
Si nos sociétés contemporaines sont traversées par les mobilités les plus diverses, notre époque se caractérise par le développement des déplacements "contraints". Des populations doivent en effet quitter leurs lieux et leurs paysages d'origine à cause des conflits inter- et intra-nationaux et territoriaux, de la misère économique, mais aussi par suite des modifications environnementales considérables que connaît aujourd'hui la planète (réchauffement climatique, montée des eaux, pollutions, accidents nucléaires...). La Terre est sillonnée de populations de réfugiés plus ou moins chassés, orientés, parqués, contrôlés, administrés par un système mondial de politique d'assistance à la misère des peuples. Nous vivons l'époque des migrations. Les Carnets du paysage souhaitent ouvrir l'enquête sur les impacts de ces migrations contraintes dans les paysages, à la fois matériels et représentés, éprouvés. Ces phénomènes contribuent à modifier, voire à déséquilibrer de façon majeure les organisations et les dynamiques spatiales, ainsi que les structures paysagères des lieux de départ, de transit et d'arrivée. Comment les paysages et leurs habitants réagissent-ils à l'impact des migrations, et sous quelles formes? Que deviennent les paysages quittés? Que fait-on des paysages traversés? Qu'est-ce que ces introductions massives de populations provoquent dans les lieux d'arrivée? Comment sont créés, ou recréés, des univers paysagers dans les lieux d'accueil? Qu'en est-il des paysages des camps dits d'accueil et de transit, des camps de réfugiés? Comment les "autorités", mais aussi les architectes et les paysagistes sont-ils impliqués dans ces questions? Sous la forme de quels projets? Ce numéro accueille des contributions s'appuyant sur des études de cas (Yann Lafolie sur l'Atelier solidaire à Lille, Nadine Cattan sur les femmes srilankaises à Beyrouth, Léa Hommage sur la pratique nomade et l'espace urbain à Ulaanbaatar en Mongolie, Bruno Hervé sur le déplacement d'un village au Pérou, Frédéric Pousin sur Garrett Eckbo, Bruno Laperche sur un observatoire palestinien des paysages, Anne-Christine Habbard sur la Partition de l'Inde et du Pakistan, Isabel Lopes Cardoso sur les discours sur le paysage au Portugal), et d'autres interrogeant la mobilité comme phénomène social et politique contemporain (Étienne Tassin à travers la notion de "condition migrante", Michel Agier de "paysage global" des camps, Barbara Bender de "Landscapes on-the-move", Vilém Flusser de "philosophie de l'émigration", François Gemenne de "paysage migratoire").
Le paysage constitue une perspective nouvelle pour la pensée de la ville, dans un contexte qui n'est plus celui de la ville historique mais bien plutôt celui de l'urbanisation générale du monde. Plus encore, le souci du paysage tient aujourd'hui une place décisive dans les préoccupations pour la qualité des cadres de vie offerts aux populations, en relation avec les interrogations sur l'identité des lieux, sur la gouvernance des territoires, ou encore sur la protection des environnements naturels. De façon convergente, on observe qu'un véritable champ de recherche s'est organisé autour de la question du paysage, où se croisent plusieurs disciplines (sciences sociales, histoire et théorie des arts et de la littérature, philosophie, écologie, géographie, architecture et urbanisme, agronomie). Une nouvelle culture du paysage prend son essor, qui correspond sans doute à de nouvelles formes d'expérience de l'espace, de la société et de la nature, et en tout cas à de nouvelles aspirations collectives concernant l'environnement. Mais cette convergence entre le développement de la recherche et un contexte social et politique devenu plus attentif aux enjeux paysagers fait apparaître des horizons inédits, aussi bien pour les pratiques professionnelles des aménageurs et des paysagistes que pour les théories paysagères. De nouvelles questions sont désormais posées, dont la conséquence est l'élargissement et la reformulation des concepts et des représentations du paysage.
Résumé : Ce numéro des "Carnets du paysage" développe une réflexion sur la musicalité du paysage, tant dans sa composition que dans ses pratiques et représentations.
Résumé : Bien avant l'époque de " la terre vue du ciel ", les cartes du monde ont fait l'objet d'un spectacle pour un public de plus en plus large. Ce livre étudie ainsi la rencontre de la géographie et des arts dans la ville. Il décrit le fonctionnement et raconte l'histoire de quelques espaces exemplaires. A la Renaissance, dans toute l'Europe, artistes et géographes ont été convoqués pour montrer à la fois la grandeur du monde et celle des princes qui le dirigent. En France, sous l'Ancien Régime et la Révolution française, plusieurs projets ont voulu transformer de grands jardins en immenses cartes, à l'intérieur desquelles le peuple aurait pu, en se promenant, voir le monde, apprendre sa géographie et connaître le territoire du Royaume ou de la République. Le XIXe siècle invente un procédé nouveau on sait peu en effet qu'à côté des panoramas un certain nombre de géoramas ont été bâtis à Paris et à Londres, où le public pouvait contempler, dans la pénombre, de gigantesques cartes sphériques du monde. Ces salles de spectacle ont connu un grand succès à l'époque des expositions universelles, avant de disparaître brutalement au début du XXe siècle, sans doute remplacées par le cinéma.
Résumé : L'anthropologie et l'histoire des religions ont mis en relief la place du sacré dans l'organisation de l'espace par les sociétés humaines. Certains paysages, en particulier, peuvent être considérés comme des incarnations, dans l'espace géographique, de cette aspiration au sacré. Les "Carnets du paysage" n°31 envisage la dialectique du sacré et du paysage sous trois angles complémentaires : le paysage comme incarnation du sacré, la rupture entre sacré et espace paysager et la dialectique au travers du principe de transfert. De la gestion contemporaine des cimetières à la montée des préoccupations écologiques, en passant par certaines formes d'expression de l'art contemporain, on montrera comment certains pans sécularisés de nos sociétés conservent ou reconstruisent un rapport au monde empreint de sacralité.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.