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Fille de harki. "Le bouleversant témoignage d'une enfant de la guerre d'Algérie"
Besnaci-Lancou Fatima ; Daniel Jean ; Lacouture Je
ATELIER
14,00 €
Épuisé
EAN :9782708238343
La mémoire, sans tabou ni haine, d'une fille de harki." Laure Joanin-Llobet Midi Libre. "Fatima Besnaci-Lancou signe un magnifique récit calme et tremblant, que sa précision érige au rang de témoignage historique."Clara Dupont-Monod Marianne. "Fatima raconte, dans un livre pudique et terrible à la fois, cette histoire qu'elle a vécue et qui nous concerne tous." Kathleen Evin France Inter. "Fatima Besnaci-Lancou n'a pas de haine. Elle souhaite simplement que l'on cesse, par des simplifications, d'un côté comme de l'autre de la Méditerranée, de cultiver les haines pour s'en servir." Gilles Manceron, historien Revue Coup de soleil. "Le cri de Fatima Besnaci-Lancou vient nous rappeler que la guerre d'Algérie n'est pas finie pour tout le monde et que bien des plaies restent ouvertes. Avec d'autres témoignages qui nous prennent à la gorge, (...) il nous invite à repenser le draine algérien dans sa complexité et en abandonnant bien des idées reçues." Moharned Harbi, historien, ancien dirigeant du FLN Le Monde.
En 1962, à la fin de la guerre d'Algérie, des femmes et des hommes ont mis toute leur énergie et leurs ressources à sauver des milliers de familles de harkis menacés de mort. Militaires le plus souvent, mais pas seulement, ils ont parfois impliqué leur propre famille, leurs relations amicales ou professionnelles, pour déployer une impressionnante chaîne humaine afin d'assurer ce sauvetage en urgence. Beaucoup étaient sur le terrain, de part et d'autre de la Méditerranée, afin d'entourer et accompagner ces familles. Par leurs actes non violents et en opposition aux ordres prescrits par de hautes autorités civiles ou militaires, ils ont non seulement sauvé des exactions près de 43 000 personnes, dont plus de la moitié étaient des enfants, mais ont aussi contribué à influencer, et parfois modifier, les décisions des autorités de 1962. Cet ouvrage recueille le témoignage direct de neuf hommes et d'une femme - ils ont entre 81 et 92 ans, mais leurs souvenirs sont intacts - et rappelle les actions de 11 autres aujourd'hui disparus. Préface de Jacques Frémeaux, historien, spécialiste de l'histoire coloniale.
Après avoir relaté son parcours dans un précédent livre, Fatima Besnaci-Lancou donne aujourd'hui la parole aux "mères", ces femmes de harkis débarquant en terre inconnue après avoir fui une guerre qui leur était souvent étrangère, pour se retrouver confinées des années durant dans des camps de regroupement. Il a fallu vaincre les réticences, les pudeurs, les peurs, pour qu'elles acceptent de se livrer, creusant au plus profond d'elles-mêmes. Leurs récits portent tous une profonde blessure. Comment en serait-il autrement, alors qu'elles laissèrent derrière elles parents, frères ou soeurs ? Et que bien souvent, leurs maris brisés ou disparus trop tôt, elles durent élever seules leurs enfants. Aujourd'hui, leur condition s'est améliorée. Si certaines en veulent toujours aux Etats algérien et français de les avoir livrées à une vie de souffrances et de misère, d'autres estiment que la France leur a malgré tout permis de vivre en paix et d'élever leurs enfants, dont la réussite fait souvent leur fierté. Enfin, ces récits apportent une contribution majeure à l'histoire des harkis. Ou plutôt "aux histoires", invitant à se défier des manichéismes simplificateurs.
Besnaci-Lancou Fatima ; Manceron Gilles ; Assas Am
Fatima Basnaci-Lancou, avec pudeur et tendresse, tire la photographie de treize vies blessées de harkis. Ces chibanis, " vieux " sages, nous laissent un page d'une histoire commune où souvent la douloureuse constatation de l'abandon nous renvoie à la responsabilité de nos gouvernants mais aussi à notre responsabilité individuelle. Ils furent reçus avec leurs familles par la France avec un mépris et une indifférence qui blessent encore la mémoire de tout homme juste. L'auteur explique : " En arrivant en France, la majorité de ces rescapés et leurs familles séjournèrent dans le camp militaire de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales. Ce camp de " mépris " ressemblait tellement à une prison qu'il allait cristalliser un immense sentiment d'abandon. " Nous avons maintenant, grâce à ce livre, une mémoire où treize hommes nous narrent leur destin déchiré de " harki ", entre honneur et mépris. Nul individu ne peut être sûr de son rôle et de sa place dans la société, à plus forte raison si son avenir n'a pas des racines de vérité sur son passé. Le devenir de ces hommes et de ces femmes rejetés trop souvent par ignorance est une imposture à notre vision de notre république. Ce livre est une libération de la parole trop longtemps brimée ou tue, une empreinte dans les pages de l'Histoire de France. Ces chibanis pourront dorénavant se construire dans une réalité d'hommes libres et fiers. Ces pages sont leur identité, l'expression de leur vécu, la patrie de leur mémoire, une terre de vérité où leurs enfants pourront grandir et s'épanouir. Il appartient à notre patrimoine. Merci à l'auteur de nous démuseler ces treize vies et libérer cette histoire pour notre patrie.
Le camp de Rivesaltes, dans les Pyrénées-Orientales, a été un camp d'internement et de relégation utilisé à partir de la fin des années 1930 jusqu'aux années 1960. Dans le cadre de la collection "Récits et témoignages" du Mémorial du Camp de Rivesaltes, Fatima Besnaci-Lancou, historienne et essayiste, a rassemblé quinze témoignages relatant les conditions dans lesquelles des familles de harkis ont été internées dans le camp à partir de l'été 1962. L'auteure, elle-même alors enfant, y fut internée. A travers les parcours de ces hommes et de ces femmes, c'est tout un pan de l'histoire entre l'Algérie et la France qui s'incarne au fil des récits. En co-édition avec le Mémorial du Camp de Rivesaltes, collection "Récits et témoignages", sous la direction scientifique de Denis Peschanski, historien.
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Chacun est prompt à donner son avis sur le " statut " des cheminots... mais que font-ils vraiment ? Le sait-on ? Cet ouvrage est une plongée passionnante dans le quotidien de leur travail. Raconter le travail des cheminots Dans le débat public, il est beaucoup question du statut des cheminots, des grèves, d'endettement, de la fermeture de gares... Il y a pourtant toujours un grand absent : le travail des gens du rail tel qu'ils le font et le vivent au quotidien, et ce qu'ils mettent d'eux pour que, jours et nuits, les trains circulent. En une trentaine de récits, cet ouvrage plonge au coeur du travail, aux guichets, dans les bureaux, en gare, sur les voies, dans les trains... formant une mosaïque de textes qui nous font voyager dans l'univers fascinant du train. La culture cheminote Rassemblant les récits par métiers, les chapitres seront introduits par des courts récits centrés sur le parler cheminot. Car chaque métier a son appellation ! " Pieds fins ", " Bras morts ", " Araignées de fourgon " et " Fromage blanc " ne sont qu'un échantillon d'une vaste culture dont témoignent la plupart des textes réunis dans cet ouvrage. Une culture profonde, facteur d'union, qui rime avec service public et solidarité.
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.