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Le Grand Tour revisité. Le voyage des Français en Italie (milieu XVIIIe siècle - début XIXe siècle)
Bertrand Gilles
ECOLE ROME
20,00 €
Épuisé
EAN :9782728314461
Etape la plus emblématique du Grand Tour que les élites européennes accomplissaient au XVIIIe siècle, le voyage en Italie ne se réduit pas à une expérience de jeunes nobles complétant leur éducation. En temps de paix comme à la faveur des guerres, des Français de tous âges ont traversé les Alpes ou pris la mer avec les buts les plus variés. Riches ou pauvres, guidés par des modèles qui canalisaient leurs attentes, ils ont contribué à transformer le visage d'une terre engagée dans le processus unitaire en inventant des capitales, comme Milan, et en parcourant les Alpes ou le Sud marqué par les restes antiques. Terre des arts, de la culture classique et du catholicisme, l'Italie des Lumières est alors devenue le " laboratoire " d'une connaissance plus systématique de la nature, des hommes et de l'organisation des sociétés. Mais tandis que l'encyclopédisme fit place au seuil du XIXe siècle à des savoirs plus spécialisés, nobles et marchands, artistes et gens de lettres renouèrent avec un regard simplificateur et stéréotypé et le voyageur du XVIIIe siècle se mua en un touriste pressé et conquérant. C'est pour mieux comprendre le passage de ces formes complexes du voyage vers le tourisme que la présente enquête s'est attachée à dépouiller les guides, récits et journaux de voyage laissés par les Français sur l'Italie entre 1750 et 1815.
Pour célébrer le bicentenaire de l'édition de Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres d développer cette puissance, texte fondateur de Sadi Carnot (1824), cet ouvrage offre au lecteur non-spécialiste un tour d'horizon très documenté : définitions rigoureuses de l'énergie et de l'entropie, extensions prometteuses vers le monde quantique, potentialités de l'énergie solaire, devenir de notre planète aux ressources limitées. Notre approche de l'énergie et de ses modes de conversion est encore marquée profondément par les retombées du message visionnaire de Carnot de 1824. Notre planète est la grande machine énergétique qui transforme le rayonnement solaire en chaleur, en mouvements et en vie. Quelle vision globale développer pour la transition énergétique et la conversion du fossile vers les nouvelles énergies ?
Une douzaine de dissertations corrigées et des commentaires de texte, des compléments bibliographiques, des renvois thématiques d'un texte à l'autre, une bibliographie raisonnée et commentée et un index - incluant noms propres et notions... Les étudiantes et étudiants préparant le CAPES et l'agrégation trouveront là un moyen de s'approprier des connaissances, de circuler d'un lieu à l'autre, d'un personnage à l'autre, d'un thème de réflexion à l'autre, et de s'immerger totalement dans "Les révoltes et révolutions en Europe (Russie incluse) et aux Amériques de 1773 à 1802". C'est en croisant les connaissances sur la diversité des espaces, des structures sociales, des mouvements de protestation, de rébellion, de construction, qu'ils pourront entrer dans la pensée comparatiste qu'impose le vaste et novateur sujet soumis à leur sagacité. Les auteur(e)s espèrent par ce livre les aider à progresser dans ce cheminement vers leurs propres synthèses, notamment leur dissertation au moment du concours.
Bertrand Gilles ; Brice Catherine ; Infelise Mario
D'où vient la reconnaissance de l'asile et quels effets ont eu sur les plans juridique et administratif les vagues d'exil qui se sont succédé en Europe, du temps des guerres de Religion à celui des nations du XIXe siècle ? Pour répondre à cette question, il fallait que l'histoire du droit et celle des idées se combinent avec l'examen des parcours d'individus confrontés à l'attitude de protection ou de surveillance des autorités de divers Etats. Aux expériences de Venise à l'époque moderne et de l'exil protestant depuis la Hongrie ou vers les Amériques en passant par les pays du Refuge européen font écho les ajustements politiques issus de la Révolution et les réponses données au siècle suivant en France ou dans la péninsule italienne. Quatre sections structurent l'ouvrage. L'asile devient à partir du XVIe siècle une forme juridique qui se détache peu à peu de l'Eglise. Les expériences d'exil ponctuent une guète de liberté et de tolérance religieuse. Les exilés accueillis ou refusés se transforment en enjeux de stratégies internationales des Etats européens. Enfin, le XIXe siècle donne un contenu effectif à l'asile sans que le droit d'asile soit reconnu et pratiqué de façon universelle, laissant place à des modes de surveillance et de contrôle de plus en plus affinés.
Bertrand Gilles ; Biard Michel ; Chevalier Alain ;
Résumé : Pour détourner une phrase célèbre de Saint-Just, peut-on collectionner "innocemment" ? Rechercher, rassembler, conserver, le cas échéant exposer des objets et/ou des écrits de la Révolution française suppose au minimum un intérêt pour l'idée même de collection, mais peut aussi impliquer le désir de transmettre le souvenir et les héritages des années 1789-1799. Le premier cas peut tenir de la simple érudition, d'un esprit inclinant à la collection, voire d'achats susceptibles de donner lieu à échanges, reventes, etc., sans que le politique y trouve toujours sa place. Le second cas renvoie au domaine des "passeurs de révolution", de celles et ceux pour qui objets, images, écrits relèvent aussi d'une mémoire à transmettre aux générations successives, éventuellement au nom de l'idée d'une révolution qui ne serait pas encore advenue et de principes qui resteraient à défendre. Quelle que soit l'hypothèse suivie, si elle est privée, la collection reste fondamentalement l'oeuvre d'une vie et ne survit pas souvent à celle ou à celui qui l'a créée, au gré des héritages et des dispersions après-décès. On le sait, une partie importante des collections publiques au XXIe siècle provient de collections privées ainsi dispersées. Cependant les collections publiques ne sont pas seulement le résultat de rachats ou de dons de fonds privés, mais également le fruit de volontés politiques afin de construire, pour des collectivités entières, des objets de mémoires à partager et donnant du sens à la Révolution, qui finissent par constituer des patrimoines nationaux. Pourquoi et comment collectionner la Révolution française ? Qui ont été ces collectionneurs, comment et sur quoi ont-ils fondé leur érudition, leurs techniques de collectionneur, leurs réseaux ? Ce sont ces parcours que le présent ouvrage se propose d'interroger.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.