Une analyse des multiples occasions qui permirent aux peuples de l'Italie préromaine entre le Ve et le IIIe s. av. n. è. de se connaître avant de s'affronter. v\ : {behavior : url(#default#VML) ; } o\ : {behavior : url(#default#VML) ; } w\ : {behavior : url(#default#VML) ; } . shape {behavior : url(#default#VML) ; }Normal021falsefalsefalseFRJAX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin : 0cm ; mso-para-margin-bottom : . 0001pt ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; font-family : "Cambria", serif ; mso-ascii-font-family : Cambria ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Cambria ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; } Issu d'un programme de recherche conduit à l'Ecole française de Rome (2012-2016), le dossier ici présenté s'inscrit dans une série de rencontres scientifiques qui ont étudié les modalités des contacts et de l'interconnaissance entre les peuples de l'Italie préromaine, Rome comprise, entre le Ve et le IIIe s. av. n. è. principalement. L'objectif des contributions rassemblées au sein de ce numéro est de mieux définir les savoirs des peuples d'Italie les uns sur les autres, des Romains sur leurs voisins italiens, et la manière dont l'Urbs a réagi à ces savoirs potentiels. Comment l'ont-ils transformée ? Comment les a-t-elle réinvestis, le cas échéant, lors de la conquête de la péninsule ? Conçu comme un bilan d'étape plus que comme une conclusion, les études proposées ici révèlent les multiples occasions qui permirent aux peuples de la péninsule de se connaître avant de s'affronter, et offrent des approches thématiques multifocales d'une Italie encore non unifiée mais déjà connectée.
Jean-Claude Bertrand est né en 1928, il nous a quitté en 1987. Après les Beaux-Arts de Saint Etienne il vient à Paris pour l'Ecole des Arts Décoratifs. Il commence à peindre dans sa Bourgogne natale, puis en Beauce, en Bretagne, en Espagne. Sa vie est partagée entre le chevalet et l'enseignement à la Manufacture des Gobelins.
Résumé : Tant d'?uvres de la littérature et du cinéma se sont inspirées de Pocahontas qu'il est souvent difficile de dissocier les faits de leurs nombreuses réécritures. En 1607, une centaine d'hommes débarquent en Virginie dans le but d'établir une colonie au nom de la couronne d'Angleterre. Parmi eux se trouve John Smith, un capitaine aux aventures picaresques. Il est capturé par les Powhatans au cours d'une expédition de reconnaissance, et sauvé in extremis de la mort par Pocahontas, la fille du chef. Celle-ci devient l'ange gardien de la colonie de Jamestown. Baptisée et mariée à John Rolfe, un ambitieux planteur de tabac, elle est ensuite emmenée en Angleterre et présentée à la cour comme un trophée. Mais la rencontre initiale entre l'Indienne et Smith pose les jalons d'une légende romantique qui se transforme rapidement en un mythe fondateur de la nation américaine. Dès lors, Pocahontas est une source d'inspiration qui semble intarissable. Au fil des siècles, elle entre dans la littérature et le théâtre, apparaît comme icône en peinture, génitrice spirituelle, ancêtre précieuse, héroïne pour enfants, et enfin victime silencieuse, selon certains auteurs qui tentent de la réhabiliter en la libérant d'un mythe biaisé.
L'idée qui préside à son élaboration est de montrer la diversité et la vitalité de la recherche dans ce domaine de l'histoire de l'art, la tapisserie touche des domaines variés comme l'histoire politique, économique ou sociale. Medium complexe dans son élaboration, elle permet, en histoire de l'art à proprement parler, d'aborder des questions essentielles, comme celles de l'invention, de la reproduction ou de la réception, à travers notamment l'étude toujours renouvelée des rôles respectifs des différents intervenants dans son processus de création. Les champs de recherche sont loin d'être épuisés et suscitent un intérêt croissant de la part des jeunes chercheurs. En dépit de cette pluralité, un point commun se dégage de toutes ces contributions : le rapport au document, quel qu'il soit, et la valeur historique qu'on lui accorde. Tous les auteurs se basent sur des sources inédites ou non encore exploitées, et ce malgré les difficultés rencontrées parfois pour accéder à celles-ci. Ils nous offrent ainsi un aperçu de l'histoire de la tapisserie en France ou de la production étrangère dans ses liens avec la France.
Nouveaux regards sur la Dalmatie antique Les Mélanges de l'Ecole française de Rome - Antiquité (MEFRA) publient des articles portant sur l'histoire, la culture et l'archéologie des mondes anciens en Méditerranée, en particulier en Italie, en Afrique du Nord et dans les Balkans, mais aussi sur les interactions entre cet espace et le reste du monde antique. Ils proposent des dossiers thématiques en lien avec les fouilles et les programmes scientifiques de l'EFR ou des études relevant de diverses disciplines, de la Préhistoire à la fin de l'Antiquité. Le dossier "Dalmatia and the Ancient Mediterranean : 50 years after John J. Wilkes' Dalmatia", issu d'un colloque tenu en 2019, vient dresser le bilan des recherches sur la Dalmatie antique, 50 ans après la parution de l'ouvrage emblématique de J. J. Wilkes Dalmatia.
Le manuscrit laissé par l'auteur à sa mort a été publié par deux de ses amis les plus proches, dont notamment Paul Veyne qui signe une courte préface pour sa réédition. L'ouvrage de 1981 reste la grande étude générale sur le phénomène de la gladiature dans la Rome ancienne. Les origines, sans doute en Italie du Sud, autour du IVe siècle avant notre ère, à l'apparition à Rome des premiers spectacles liés également aux combats de l'homme contre la bête, l'auteur examine ensuite la condition des gladiateurs, l'économie des spectacles, leur déroulement. Dans une réflexion finale qui a fait date, Georges Ville s'interrogeait sur ce qui avait rendu possible la gladiature et sur ce qui la fait disparaître.
L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.
Plèbe et patriciat sont deux catégories fondamentales de la Rome antique, que les sources littéraires (Cicéron ou Tite-Live par exemple) ainsi qu?une grande partie de l?historiographie ont longtemps présentées comme consubstantielles à l?histoire de cette cité. Publié pour la première fois en 1978, ce livre entreprend précisément de rendre ces catégories à leur histoire, d?en montrer la lente construction et l?élaboration définitive au début de la République romaine. Centré sur la Rome royale et le début de la République, l?ouvrage étudie la formation et le développement de la population romaine, démontrant l?inanité des théories ethniques ou religieuses à ce sujet. Ce faisant, il invite à considérer plèbe et patriciat pour ce qu?ils sont : des catégories socio-politiques. Jean-Claude Richard a ainsi ouvert des perspectives nouvelles sur les conflits politiques de la Rome royale et du début de la République.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.