Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'autre néo-réalisme. Une correspondance
Bertozzi Marco ; Roche Thierry ; Sorlin Pierre ; G
YELLOW NOW
14,00 €
Épuisé
EAN :9782873403393
Entre novembre 2012 et juillet 2013, deux chercheurs, l'un français et l'autre italien, Thierry Roche (anthropologue) et Marco Bertozzi (réalisateur et historien du cinéma), échangent des courriers sur la question du cinéma documentaire italien des années 1945-1970. Plus de dix mille films ont été réalisés durant cette période et au générique on lit le nom de nombreux réalisateurs parmi les plus importants, Risi, Comencini, Antonioni, Vancini, Zurlini... Certains abandonneront ce mode d'écriture, d'autres y reviendront ponctuellement, d'autres encore resteront associés au "genre" et contribueront à le faire évoluer, Piavoli, Andreassi, De Seta, Mangini, Grifi... Les grandes entreprises participeront à cette éclosion et donneront leur chance à des jeunes en devenir, c'est le cas d'Olmi à la Edisonvolta par exemple. Sur le chemin, ce sont en réalité toutes les grandes figures du cinéma italien que nous croiserons, à commencer par Zavattini et ses multiples expérimentations de films-enquêtes, mais également Pasolini, Rossellini, la liste est longue en vérité. Peut-on parler, à propos de ces films, d'un autre néo-réalisme ? Et répondre par l'affirmative à cette question, n'est-ce pas, en même temps, prendre le risque de faire bouger les lignes, de brouiller les cartes, de reconsidérer des périodes historiques figées de longue date ?
L'AVS et l'assurance-chômage comptent en Suisse parmi les fondements de l'Etat social, qui est confronté à des défis de taille. Avec le vieillissement, la chute de la croissance économique et la montée du chômage, le nombre de bénéficiaires augmente et l'apport des cotisants décline. On observe par ailleurs l'éclatement de la famille traditionnelle et l'apparition des " nouveaux pauvres ". Ce livre élargit l'analyse aux autres Etats européens pour situer la Suisse, avec atouts et faiblesses, dans la recherche d'un système social rééquilibré. Le néolibéralisme veut des coupes dans le social et se heurte aux défenseurs de l'acquis. Une autre voie est proposée ici, axée sur l'" investissement social", avec concentration des moyens pour un soutien résolu de l'emploi, donc du nombre de cotisants, une meilleure réinsertion des chômeurs et des structures plus favorables aux parents, permettant de concilier travail et vie de famille. Cette synthèse réactualisée du système suisse se conclut par le v?u d'un nouveau pacte social, inscrit dans une évaluation réaliste des forces politiques aptes à le promouvoir.
Dans ce roman, la recherche de l'immortalité s'entrelace avec une histoire d'amour. Dans sa quête, le protagoniste, l'architecte Martin de Freycenet-Latour, tombe amoureux, en Egypte, d'une nouvelle Néfertiti. Les aventures relatées ici se déroulent à l'automne 2010, le long du Nil et en France (Paris, Chartres, Reims). Dans le grand voyage de l'existence, l'auteur, tel un alchimiste, anéantit la solitude des êtres pour leur faire entendre la musique de l'univers, par un acte d'épuration et de maturation. Le lecteur trouvera, dans ce roman, l'amour, la folie, l'ésotérisme, la franc-maçonnerie, le mythe, l'errance et... un code pour l'immortalité. L'auteur, connaisseur des techniques narratives, les dépasse ici pour offrir une oeuvre d'un genre nouveau.
Il se passe de drôles de choses dans le salon de Gertrude et Leo Stein, tel que Nick Bertozzi nous le présente: une absinthe bleue très particulière permet à ses adeptes de se projeter dans l?univers peint des toiles et d?y vivre des moments extraordinaires. Mais une obscure série de meurtres les menace: une mystérieuse tueuse à la peau bleue sévit dans le milieu artistique parisien de 1907, arrachant littéralement leur tête à ses victimes. Les membres du salon se lancent alors dans une enquête retentissante dans le but d?arrêter la créature meurtrière. Dans la folle équipée des Stein, on retrouve Pablo Picasso, jeune peintre fougueux au vocabulaire grossier, Georges Braque, artiste quasi ascète qui ne vit que pour peindre, Guillaume Apollinaire, poète libertin, ou encore Éric Satie, compositeur aux expérimentations musicales déroutantes. Tout en explorant un événement fondamental de l?histoire de l?art, la naissance du cubisme, Nick Bertozzi embarque le lecteur dans un thriller rocambolesque, entre intrigue policière et épopée fantastique.
Le piano n'est pas un objet ordinaire à l'écran. Dans les films habités de sa présence, ce meuble joue un rôle clef, qui éclaire la poétique des cinéastes. Cet essai s'attache à la cinégénie secrète de l'instrument de musique par excellence. On a cherché à identifier quelques figures majeures du piano, telles que de grands auteurs les ont façonnées. Douze haltes ponctuent ce chemin, depuis Max Ophuls et ses pianos-miroir et horloge, Jean Renoir et son piano-boîte à musique, et Jean Grémillon avec son piano-moteur. On rencontre le piano-coeur de Lubitsch, le piano-rêve que partagent Dreyer et Bunuel, le piano-radio de Borzage et le pianopensée de Sirk ; ainsi que le piano-outil d'Hitchcock et le piano-sentiment de McCarey. Enfin, on s'aventure dans les séries du piano-démon (avec Robert Wiene, Karl Freund, John Brahm, Robert Florey et Edmond T. Gréville) et du piano-porte-voix (en compagnie de Roy Rowland, Nicholas Ray, Jean-Claude Guiguet, Robert Bresson, Pier Paolo Pasolini et Jean-Luc Godard), le piano-ange de Jacques Demy demeurant à part. En prélude et postlude, on fête le piano-cinéma d'Oliveira et Grémillon, et le piano-âme d'un trio de poètes d'aujourd'hui : Todd Haynes, Pere Portabella et Peter Sülyi. Après ce voyage, le lecteur ne considérera plus un piano dans un film du même oeil ni de la même oreille, c'est le bonheur qu'on lui souhaite.
Les cartons de Jean-Michel Vlaeminckx sont remplis de souvenirs de famille. Les proches qui l'ont entouré et accompagné sa vie durant : Michèle, Tom et ceux que Jean-Michel a accompagnés et suivis : Mary, Chantal, Marion, Jaco, Joachim, Luc et Jean- Pierre, Bouli... La grande famille du cinéma belge était aussi la sienne, sa famille de coeur qu'il admirait. Il a mis tout son savoir-faire au service des créateurs d'images, ceux qui se trouvent derrière la caméra, sur les côtés, hors champ, et devant la caméra. Il leur a donné ce qu'il recevait : reconnaissance, estime et connivence. Sans ces ingrédients, les photos de JMV seraient de simples clichés, témoins d'un réel révolu. Mais ses prises de vue vont au-delà, elles reflètent l'âme du septième art. "Le regard des regards", comme il aimait dire.
Bérard Stéphane ; Gomez-Passamar Nadine ; Pugnet N
Les Alpes de Haute-Provence sont l'un des terrains d'expérimentation de Stéphane Bérard. Il les connaît bien et depuis longtemps. Sur ce territoire, il ne s'agit pas seulement pour lui de valoriser un paysage, d'en exalter la beauté ou les failles, d'y attirer les touristes ou d'en consoler les habitants. Les oeuvres imaginées et l'oeuvre réalisée in situ, Mille Plateaux-repas, ont comme point commun le constant souci de l'usage qu'on pourrait en faire, et le regard qu'elles appellent n'est jamais coupé d'une pensée pratique - et d'une réflexion sur nos habitudes, nos routines. Ces oeuvres s'adressent au passant, qu'il soit d'ici ou d'ailleurs.