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Liberté politique N° 28, Février 2005 : Oui ou non à l'Europe constitutionnelle ?
Berthu Georges ; Montfort Elizabeth ; Clergerie Je
F X DE GUIBERT
22,80 €
Épuisé
EAN :9782868399892
Oui ou non à l'Europe constitutionnelle ? Les Français doivent se prononcer par référendum pour ratifier ou non un " traité établissant une Constitution pour l'Europe ". Exercice délicat pour un texte compliqué : 448 articles, 36 protocoles, 2 annexes et 50 déclarations, dont il est difficile de se procurer la version complète, y compris auprès des services de l'Etat chargés d'en assurer la publication. Une difficulté qui en dit long sur la façon dont le processus de ratification est engagé, comme si les électeurs n'avaient qu'une formalité à remplir, les yeux fermés. Garder les yeux ouverts sur le contenu de la question posée, c'est l'objet de ce numéro. Sont examinés plusieurs aspects déterminants du texte à ratifier, dans son contenu et sa dynamique interne: le lien entre la Charte des droits fondamentaux et l'autorité de la Cour de justice ainsi que la relation entre le traité et l'élargissement, par François de Lacoste Lareymondie; le contenu du projet de Constitution avec ses apports institutionnels nouveaux et les différences qu'il comporte au regard des traités antérieurs, par Georges Berthu; son articulation avec l'ordre constitutionnel français, par Catherine Rouvier-Mexis; la question de la définition de l'identité européenne qui est sous-jacente au projet, par Elizabeth Montfort; les conséquences juridiques que pourrait avoir un éventuel rejet sur le fonctionnement des institutions européennes, par Jean-Louis Clergerie; enfin une conclusion par Philippe Bénéton en forme de réflexion sur la différence et le rapport à l'universel. Quelle que soit la complexité des questions posées et en pesant tous les enjeux, il faut cependant se résoudre à exprimer une appréciation globale, toute risquée qu'elle soit, sur la proposition qui est faite aux Français. Oui à l'Europe, certainement. Mais les réformes que ce traité propose lui sont-elles fidèles et conformes? C'est l'expérience acquise du fonctionnement des institutions de Bruxelles qui doit trancher.
Il y a huit millions d'années un hominidé s'est détaché des grands primates, adoptant la verticalité pour devenir celui qu'on nomme l'homo-erectus qui au cours des siècles devint l'homo-sapiens. Ce changement eut des conséquences sur sa sexualité, la vue des organes prima sur l'odorat et d'une génitalité purement hormonale il passa à la découverte d'un désir né de sa psyché en plein développement ; c'est du moins l'hypothèse que fit Freud dans Malaise dans la civilisation, en 1928. Aujourd'hui en ce vingt et unième siècle, l'homme semble vouloir et pouvoir se libérer d'une sexualité génitale purement hormonale et diriger selon ses désirs son érotisme et ses pulsions sexuelles de reproduction. Quelques auteurs du GRAPPAF exposent ici différents aspects de cette révolution : L'homme-parlêtre est un être de désirs, qu'en est-il dans le procès de sa reproduction : espérance d'immortalité en transmettant ses gênes aux générations qui vont lui succéder ? Désir de complétude ou de "comblétude" ? Etre femme, être mère, quels désirs ? Tels sont les thèmes abordés ici. Réflexions sur la reproduction biologique artificiellement assistée, sur des cas limites où la vie de la mère et / ou de l'enfant sont en jeu. Quel est ce désir impétueux qui pousse une femme à être gravide puis à enfanter, parfois coûte que coûte ? Qu'est-ce qu'un père ? Sortant de la horde des hominidés, il devient, avec l'apparition de la parole, la métaphore du désir de la mère, qui lui attribue une place de tiers entre elle et son produit. Place indispensable à l'évolution de l'infant pour son passage à l'adulte mature, où il devient sujet de son inconscient. Des exemples illustrent la théorie freudo-lacanienne sur ce sujet : désir de la mère et place du père, devenu avec Lacan "Nom du Père".
Quel est l'enjeu central à retenir dans le projet de Constitution européenne? Cette Constitution améliorerait-elle la démocratie en Europe? Renforcerait-elle l'efficacité des décisions? A-t-elle des liens, et lesquels, avec l'adhésion de la Turquie? Ce petit livre répond simplement aux questions fondamentales que se pose tout citoyen à l'approche du référendum. Georges Berthu y tire les enseignements d'une étude approfondie, commentant article par article le projet de Constitution, qu'il a publiée chez le même éditeur en décembre 2004 sous le titre " L'Europe sans les peuples ". C'est un appel à voter " non " au prochain référendum, car la Constitution européenne affaiblirait encore plus le contrôle démocratique, et poursuivrait la construction d'une " Europe sans les peuples " prête à faire entrer la Turquie.
Lauzun Pierre de ; Cartabia Marta ; Berthu Georges
L'Europe introuvable. Le Traité de Lisbonne du 18 octobre 2007, dit " traité modificatif ", devait " simplifier " le projet de traité constitutionnel. En fait de simplification, il a repris les principales dispositions du projet fédéraliste autoritaire de la Convention Giscard. Si les Etats européens ont renoncé au coup d'accélérateur politique, ils n'ont pas davantage infléchi la trajectoire dans l'autre sens : Lisbonne prolonge Amsterdam et Nice. Surtout, le système de valeurs sur lequel les autorités politiques communes veulent construire le futur de la société européenne maintient l'autorité d'une Charte des droits fondamentaux qui repose sur une vision de l'homme fondée sur un individualisme extrême. Et le refus de concevoir l'Europe comme une identité commune condamne l'adhésion des peuples à un projet dans lequel ils ne peuvent se reconnaître. D'autant plus qu'à nouveau, on les écarte de sa définition et de sa ratification. Résultat, l'Europe se cherche toujours, et s'expose à un nouvel échec. Euthanasie la mort ambiguë. La loi " fin de vie ", dite loi Leonetti, du 22 avril 2005 a été saluée pour avoir évité la légalisation de l'euthanasie. Cette loi souffre pourtant de graves ambiguïtés : la possibilité d'arrêter l'alimentation et les directives anticipées. On ne peut cesser de donner des soins à un mourant, mais celui-ci peut avoir demandé la fin de ses traitements, auxquels on associe l'alimentation et l'hydratation. La loi se soumet à la survalorisation du principe d'autonomie du malade aux dépens de la relation patient-médecin qui a toujours régi l'éthique du modèle hippocratique. Mais au-delà de la subjectivité du malade, et de sa relation avec le personnel soignant, c'est la subjectivité du médecin qui est également mise en cause : est-ce à lui de déterminer les critères de la mort ?
Résumé : L'Eucharistie n'est pas un office liturgique parmi d'autres : elle se situe au centre de la révélation chrétienne, actualise le mystère de la rédemption et anticipe le royaume à venir. Dans ce livre-testament, terminé un mois avant sa mort, le Père Schmemann (1921-1983), théologien orthodoxe de réputation mondiale, ne fait pas qu'?uvre d'historien : il cherche avant tout à revenir au sens originel de la célébration eucharistique. Dénonçant les interprétations erronées, les pratiques aberrantes, les " réductions " de toutes sortes, il appelle les chrétiens à une participation plénière au mystère de l'Eucharistie " qui l'a interpellé dès son adolescence et qui n'a cessé de remplir sa vie de joie ".
Savez-vous que : la Constitution européenne crée un Etat supranational ? cet Etat européen, despotique, rejette toute séparation des pouvoirs ? la Constitution européenne interdit aux électeurs de choisir les politiques européennes ? la Constitution européenne retire à la France ses compétences en politique étrangère ? l'Europe des régions supprime les Etats nationaux ? la Constitution européenne nous embrigade dans l'OTAN et nous soumet aux USA ? l'Europe asphyxie les services publics ? l'Europe sans frontières organise fuite des capitaux, délocalisations et immigration ? la Charte européenne des droits fondamentaux réduit à rien nos droits actuels ? l'Union européenne rejette, en fait, la conception française de la laïcité ? Un livre complet mais bref, profond mais limpide. Il a été écrit à la demande de la Confédération des Ecologistes Indépendants dont l'auteur est membre, mais il s'adresse à toutes les femmes et à tous les hommes qui se préoccupent légitimement de l'avenir au-delà même de la préoccupation " écologiste ". La Confédération des Ecologistes Indépendants est un mouvement d'écologie politique qui juge la gauche et la droite aussi productivistes l'une que l'autre et les renvoie dos à dos. Pour préserver la diversité culturelle, prolongement humain de la biodiversité, la CEI s'oppose au rouleau compresseur du libre-échange et du marché unique européen, générateurs de standardisation et d'uniformité. Penser globalement, planétairement, mais décider et agir localement... c'est une règle de prudence et de réalisme.