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Epistémologie des sciences sociales
Berthelot Jean-Michel
PUF
23,00 €
Épuisé
EAN :9782130514855
Les sciences sociales sont des disciplines aux frontières et au statut incertains. Les unes, comme l'histoire ou la géographie, remontent à l'Antiquité. Les autres, comme la sociologie ou la psychologie sociale, ont tout juste un siècle. Certaines prennent pour objet l'ensemble des phénomènes sociaux ; d'autres - l'économie, la linguistique... - privilégient un domaine d'activité déterminé. Derrière cette diversité - d'origine, d'objet, de tradition - surgissent des points essentiels de rencontre et de recouvrement. Le développement moderne de ces disciplines n'a fait que les accentuer : comment, en chacune, s'articule dimension historique et structurelle ? Comment se gèrent les rapports entre modélisations mathématiques et récits de situations ? Quelle place est donnée aux causes, quelle signification accordée aux raisons ? Faut-il opposer ou articuler explication et compréhension ? Quels programmes, quels paradigmes sous-tendent les recherches, créent des écoles rivales et rapprochent des disciplines différentes ? Ces questions relèvent d'une approche épistémologique et interrogent la nature des connaissances proposées. L'ouvrage les aborde à trois niveaux : - celui de leur configuration disciplinaire, confié à chaque fois à un spécialiste du domaine ; - celui de leur mouvement transdisciplinaire, inscrit dans quelques grandes thématiques ; - celui, enfin, de leur structuration épistémologique globale et de leur portée philosophique. Le livre, ainsi conçu, se veut un espace inédit, tout à la fois didactique et novateur, où, issus de disciplines diverses, les auteurs tissent, avec une égale exigence et un commun souci, une réflexion épistémologique partagée.
Résumé : Bouleversements du monde contemporain et faillite des idéologies sollicitent les sciences sociales. Maîtriser le social devient affaire de savoir et d'expertise. Mais la connaissance du social n'est pas simple. On en fustigeait la neutralité dans les années 60. On en éprouve aujourd'hui la complexité. La thèse de ce livre est que, contrairement à l'illusion positiviste, toute connaissance implique une intelligence de son objet, une aptitude à lui donner sens et à l'insérer dans un système d'intelligibilité. Mais l'intelligence du social est plurielle : disciplines, approches, méthodes, paradigmes... rien ne s'y conjugue au singulier. Cette pluralité est ici prise au sérieux : son enracinement logique et symbolique est systématiquement mis au jour, révélant l'irréductible combinaison de schèmes d'intelligibilité, de programmes d'analyse, de paradigmes analogiques, d'engagements métaphysiques par lesquels s'opère la construction d'un discours de connaissance. La question décisive est alors : comment la pluralité des schèmes d'intelligence de l'objet peut-elle s'associer à l'unicité de l'exigence de la preuve ?
Une discipline se construit Son histoire implique des techniques et des méthodes de recherche, des formes de construction de son objet, des lieux d'apprentissage, de transmission et d'exercice, des individus associés dans des réseaux de travail et d'évaluation. L'objectif de cet ouvrage est de présenter une histoire raisonnée du mode de construction de la sociologie moderne. Si l'on entend par "sociologie moderne" une entreprise de connaissance scientifique du social, cette définition même soulève d'autres problèmes: qu'est-ce que le social? en quoi sa connaissance scientifique peut-elle se distinguer d'une connaissance qui ne le serait pas? Biographie de l'auteur Jean-Michel Berthelot professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, a notamment publié La sociologie française contemporaine (PUF, "Quadrige", 2001).
Quels programmes, quels paradigmes sous-tendent les recherches en sciences humaines, créent les écoles rivales et rapprochent des disciplines différentes ? Comment chacune de ces disciplines parvient-elle à articuler la dimension historique et structurelle qui la compose ? Comment se gèrent les rapports entre modélisations mathématiques et récits de situation ? Quelle place est donnée aux causes, quelle signification accordée aux raisons ? Faut-il opposer ou articuler explication et compréhension ? Les sciences sociales sont des disciplines aux frontières incertaines. Les unes, comme l'histoire ou la géographie, remontent à l'Antiquité. Les autres, comme la sociologie ou la psychologie sociale, ont tout juste un siècle. Certaines prennent pour objet l'ensemble des phénomènes sociaux et d'autres – l'économie, la linguistique, etc. – privilégient un domaine d'activité déterminé. Mais derrière cette diversité – d'origines, d'objet, de tradition – surgissent des points essentiels de rencontre et de recouvrement que synthétise et interroge ce manuel.
La sociologie est une discipline scientifique problématique. On lui reproche tour à tour d'être trop empirique ou trop idéologique. Selon les modes, elle gagne ou perd les faveurs du public. Cependant, en son sein, s'est développée, depuis les origines, une réflexion méthodologique et épistémologique rigoureuse, souvent méconnue. Cet ouvrage en présente de façon systématique les grands moments et les grands textes. Organisé autour de thèmes tels que la théorie, l'explication, l'objectivité..., il met en regard les diverses positions. Des introductions synthétiques, des notices biographiques des grands auteurs, un glossaire des principaux termes visent à en faire un outil accessible et agréable, indispensable à tous ceux qui souhaitent comprendre, sans préventions ni idées préconçues, les problèmes affrontés par la sociologie pour se constituer comme science.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.