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La pensée paysagère
Berque Augustin
ARCHIBOOKS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782357330023
La pensée paysagère, ce n'est pas la pensée du paysage. Ce livre n'est pas une histoire de la pensée du paysage. Il pose la question: pourquoi cet étonnant contraste entre, d'une part, ces innombrables générations qui n'avaient pas de pensée du paysage mais qui nous ont laissé tant d'admirables paysages, et d'autre part cette génération qui, tout en ne cessant de parler et d'écrire à propos du paysage, le détruit à grande échelle sur tout son territoire - hormis quelques icônes? Nous avons une pensée du paysage, mais nous n'avons plus de pensée paysagère, c'est-à-dire cette pensée concrète, vivante et agissante qui s'exprimait par de beaux paysages. Fétichiser cet objet de consommation (touristique, immobilière, académique etc.) qu'est aujourd'hui le paysage, cela ne suffira pas pour retrouver cette manière d'être qui s'incarnait dans la pensée paysagère. Au contraire, même. Si nous voulons cesser de "tuer le paysage", comme disait un poète chinois du IXe siècle, il nous faut au préalable savoir ce que c'était que la pensée paysagère.
Les jeux Olympiques d'août 2008 à Pékin ont montré au monde entier une ville refaite de fond en comble sur une bonne partie de sa superficie, et peuplée de Chinois qui étaient parfois bien loin de l'image que nous nous faisons d'eux, mais témoignaient en tout cas que le changement des formes de leur ville ne les laissait jamais indifférents. Cet événement posait de manière spectaculaire une des questions les plus controversées des disciplines concernées par l'aménagement de l'espace: dans quelle mesure changer les formes de la ville affecte-t-il la société qui habite ces formes? Géographie et cultures revient sur cette question à travers une série d'exemples illustrant des expériences très différentes et qui, de La Nouvelle-Orléans à Beyrouth et à Phnom Penh, sans oublier Pékin, éclairent le thème central de la géographie: la relation des sociétés humaines à l'étendue terrestre.
Sur les bords de l'Yvette, un vieux monsieur très savant, le Dr No, et sa petite-fille Mélissa, lycéenne en seconde, parlent de mésologie - la science des milieux, c'est-à-dire de la relation spécifique que tout être vivant crée avec son environnement. Alors que l'environnement est universel - le même pour tous -, le milieu est singulier, que ce soit à l'échelle de l'espèce - le milieu d'un ragondin n'est pas celui d'un canard, bien qu'ils vivent côte-à-côte dans la même rivière - ou à l'échelle des organismes ; et, dans le cas de l'humain, que ce soit à l'échelle des personnes comme à celle des cultures : un même donné environnemental pourra être perçu et utilisé de manières très différentes par des sociétés différentes, et dans un même environnement, deux personnes pourront vivre dans deux milieux très différents. La découverte de cette spécificité des milieux a révolutionné les sciences de la nature au XXe siècle, avec les travaux du naturaliste balte Jakob Von Uexküll (1864-1944), et du philosophe japonais Tetsurô Watsuji (1889-1960). Les perspectives nouvelles sur la nature et sur l'existence humaine qui découlent de leur mésologie sont ici même - sur les bords de l'Yvette - mises à la portée de tous dans une suite de dialogues entre Mélissa et son grand-père, où s'invitent tour à tour, fictivement, quelques-uns des grands noms de la mésologie : Uexküll et Watsuji, bien sûr, mais aussi quelques autres savants qui ont fait de la mésologie sans le savoir. Le tout, sous l'oeil du roi de l'Yvette... le ragondin.
Résumé : Pourquoi parler d'éthique de l'écoumène, et non pas, comme le veut l'usage ordinaire, d'éthique de l'environnement ? C'est qu'il y a quelque chose de plus, dans la relation de l'humanité à l'étendue terrestre, que dans la relation des autres êtres vivants à leur environnement ; L'humanité aussi, en tant qu'espèce vivante, a un environnement : mais seule l'humanité possède une écoumène : La Terre en tant que nous l'habitons plus encore, en tant que lieu de notre être. L'écoumène, à savoir la relation de l'humanité à l'étendue terrestre, est par nature, quelque chose d'éthique. L'objet de ce livre est d'examiner cette relation éthique, pour essayer d'en comprendre les principes. Et de mieux comprendre ainsi pourquoi, en tant qu'humains justement, nous devons agir autrement vis-à-vis de la Terre.
Résumé : Le sauvage et l'artifice : la société japonaise a devant la nature un comportement contrasté. D'un côté elle tend à l'ignorer, qu'elle la laisse en l'état ou bien qu'elle la saccage ; de l'autre elle en fait sa valeur suprême et l'aboutissement de sa culture. Comment ces deux extrêmes apparents peuvent-ils s'allier au sein d'un même milieu ? Cette ambivalence du milieu, ou fûdo, renvoie à une logique d'ensemble qui mène l'auteur, géographe d'origine, au coeur de la société japonaise, dont il est un des meilleurs connaisseurs français. Ce qu'une société voit dans la nature est toujours fonction de sa propre nature. Le regard sensible et savant que pose Augustin Berque sur la manière plus sensible encore et plus naturellement savante qu'ont les Japonais de regarder leurs monts et leurs eaux, leurs herbes et leurs bois aux quatre saisons de l'année nous en apprend long sur eux, et sur nous.
Né en 1954 à Krefeld, étudiant de Sigmar Polke à Hambourg, Albert Oehlen a été associé à la "Bad painting" tout au long des années 1980 aux côtés d'artistes tels que Werner Buttner, Martin Kippenberger, Georg Herold. Albert Oehlen souligne le parcours qui mène de ses abstractions des années 1990 aux réalisations récentes. Aux questions qui lui sont fréquemment posées à ce sujet, il répond qu'il ne peut guère être plus explicite et reconnaît toutefois ceci comme le moteur de sa création, définissant une sorte d'Art pour l'Art où tout ce qui se passe est ce qui se passe sur le tableau. Le catalogue de l'exposition qui lui est consacrée au Carré d'Art de Nîmes, du 24 juin au 9 octobre 2011, rassemble 35 peintures et fait le point sur la création récente de l'artiste et sa relation revendiquée à l'abstraction américaine des années 1950-1960, en particulier l'oeuvre de Willem De Kooning, une de ses grandes admirations. Oehlen établit de nouvelles règles à chaque série, parfois le choix d'une couleur, du collage ou certains formats. Le choix s'organise autour de 4 ensembles : oeuvres abstraites du milieu des années 1990, peintures grises (1998-2008), Computer Paintings, un groupe de Finger Malerei (peinture aux doigts) qui sera présenté pour la première fois.
A l'adresse de tous les artistes, professionnels et amateurs, ce guide volontairement concret rassemble l'essentiel de ce qu'ils ont toujours voulu savoir pour émerger dans le monde de l'art contemporain en France et à l'étranger. Il apporte des réponses aux questions clés quand on veut réellement évoluer dans l'art, à la sortie d'une école d'art ou en autodidacte: Qui sont les acteurs du monde de l'art? Quels sont les choix à faire au départ? Comment assurer sa viabilité? Quelles pistes pour développer sa visibilité? Sorte de petite "bible" de conseils stratégiques et pratiques, Le Guide de l'artiste livre les conseils et les secrets utiles, et souvent étonnants, des plus grands spécialistes français: le curateur Nicolas Bourriaud, la directrice de la Fiac Jennifer Flay, le président du Prix Marcel Duchamp Gilles Fuchs, le collectionneur Guillaume Houzé, le galeriste Emmanuel Perrotin et le directeur du Palais de Tokyo Marc-Olivier Wahler, qui interviennent aux côtés des plus grands collectionneurs, galeristes, directeurs d'institutions et curateurs de la scène internationale. Mais c'est aussi un carnet d'adresses regroupant en un seul volume plus de 1 500 contacts et adresses de professionnels et d'organismes d'art contemporain: lieux d'exposition, centres d'art, galeries, foires, biennales et festivals, mais aussi bourses, prix et résidences d'artiste, sans oublier les écoles d'art, revues et éditeurs liés à la scène contemporaine. Visant à offrir au lecteur la plus large visibilité du monde de l'art contemporain en France et à l'étranger, Le Guide de l'artiste est un ouvrage destiné à devenir un incontournable pour ceux qui veulent faire de l'art le coeur de leur vie.
Erigé au début du XIXe siècle, le complexe charbonnier du Grand-Hornu, dans le Hainaut belge, se voulait, avec sa cité ouvrière, un véritable projet de ville. Par deux fois sauvée de la ruine, cette cathédrale de l'industrie aujourd'hui réhabilitée, abritant un musée et un centre de design, s'ouvre résolument à la création contemporaine internationale : utopie revisitée, lieu où souffle l'esprit.
Deux volumes collinaires viennent envelopper le bâtiment industriel du central téléphonique de Lacassagne formant, en lisière du quartier de la Part-Dieu, la Campus Orange Lyon, dit "Campus Lumière". L'ensemble est relié par une allée centrale et deux passerelles en étage, un hall monumental donne vue sur le nouveau parvis végétalisé. Les lignes brisées des deux constructions neuves embrassent le bâtiment industriel révélant sa dimension patrimoniale. Les façades en verre et aluminium laqué jouent avec les briques teintées et l'exosquelette du volume existant marquant visuellement l'ambition de la métropole d'un quartier neuf respectueux de l'existant.