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Géographie et Cultures N° 65, Printemps 2008 : La ville se refait-elle ?
Berque Augustin
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296073029
Les jeux Olympiques d'août 2008 à Pékin ont montré au monde entier une ville refaite de fond en comble sur une bonne partie de sa superficie, et peuplée de Chinois qui étaient parfois bien loin de l'image que nous nous faisons d'eux, mais témoignaient en tout cas que le changement des formes de leur ville ne les laissait jamais indifférents. Cet événement posait de manière spectaculaire une des questions les plus controversées des disciplines concernées par l'aménagement de l'espace: dans quelle mesure changer les formes de la ville affecte-t-il la société qui habite ces formes? Géographie et cultures revient sur cette question à travers une série d'exemples illustrant des expériences très différentes et qui, de La Nouvelle-Orléans à Beyrouth et à Phnom Penh, sans oublier Pékin, éclairent le thème central de la géographie: la relation des sociétés humaines à l'étendue terrestre.
Si le mot "mésologie" date de 1848 et désigne l'"étude des milieux", selon son inventeur Charles Robin, il a depuis acquis une autre dimension méthodologique grâce à Augustin Berque, qui, dépassant le dualisme sujet/objet, n'en fait pas une discipline, mais une perspective qui traverse aussi bien les sciences humaines que les sciences de la nature. Sa connaissance des philosophies grecque, allemande, chinoise, japonaise, lui permet d'enrichir considérablement notre connaissance des interactions entre les éléments constitutifs d'un même ensemble, ce que l'écologie vise, pour saisir en quoi des situations semblables ne sont pas identiques. En cela, ses développements autour des notions de "médiance", "trajection", "écoumène", "milieu" constituent une avancée théorique qui trouve dans les articles ici rassemblés la manifestation de leur pertinence. L'auteur nous invite à le suivre dans des réflexions sur le privé, le public, le commun à l'ère de l'Anthropocène dans un urbain généralisé. Sur ce point, l'analyse comparatiste qu'il mène entre Orient et Occident, s'avère lumineuse tant sur le plan des concepts que sur celui du décryptage de situations existentielles qui voient chacun, chacune, tenter d'inscrire son destin dans un lieu qui l'accueille sans aucunement le juger. Là, le lecteur comprend en quoi l'écoumène est bel et bien la possibilité d'habiter la Terre.
Sur les bords de l'Yvette, un vieux monsieur très savant, le Dr No, et sa petite-fille Mélissa, lycéenne en seconde, parlent de mésologie - la science des milieux, c'est-à-dire de la relation spécifique que tout être vivant crée avec son environnement. Alors que l'environnement est universel - le même pour tous -, le milieu est singulier, que ce soit à l'échelle de l'espèce - le milieu d'un ragondin n'est pas celui d'un canard, bien qu'ils vivent côte-à-côte dans la même rivière - ou à l'échelle des organismes ; et, dans le cas de l'humain, que ce soit à l'échelle des personnes comme à celle des cultures : un même donné environnemental pourra être perçu et utilisé de manières très différentes par des sociétés différentes, et dans un même environnement, deux personnes pourront vivre dans deux milieux très différents. La découverte de cette spécificité des milieux a révolutionné les sciences de la nature au XXe siècle, avec les travaux du naturaliste balte Jakob Von Uexküll (1864-1944), et du philosophe japonais Tetsurô Watsuji (1889-1960). Les perspectives nouvelles sur la nature et sur l'existence humaine qui découlent de leur mésologie sont ici même - sur les bords de l'Yvette - mises à la portée de tous dans une suite de dialogues entre Mélissa et son grand-père, où s'invitent tour à tour, fictivement, quelques-uns des grands noms de la mésologie : Uexküll et Watsuji, bien sûr, mais aussi quelques autres savants qui ont fait de la mésologie sans le savoir. Le tout, sous l'oeil du roi de l'Yvette... le ragondin.
L'humanité est-elle en train de se déterrestrer ? Pouvons-nous recosmiser l'architecture ? La question n'est pas moins profonde que celle de l'origine de toute réalité...
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.