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Le soufisme regarde l'occident. Tome 2, L'âme du monde : l'imagination créatrice
Moulinet Philippe
L'HARMATTAN
56,00 €
Épuisé
EAN :9782747520065
Gloire à Dieu le Seigneur des mondes " (Coran 1 :1) " Nous t'avons envoyé uniquement comme Miséricorde pour les mondes " (21: 107). Etre-au-monde, se sentir inclus dans l'Existence toute entière, c'est le propre de l'homme. Nous sommes dans le même monde et cependant chacun vit dans " son " monde. Les mondes sont dans l'âme et tournent autour de nos centres d'intérêts : monde matériel qui " n'est que jeu et divertissement " (29 : 64), monde psychologique du désir et de la peur de l'homme " versatile " (70 : 19) ; monde des idées pures qui jaillissent dans la Lumière de l'Intellect divin. Dieu est " indépendant à l'égard des mondes " (3 : 97) et cependant " Il est avec vous où que vous soyez " (57: 4) car c'est notre situation sur l'échelle de l'être qui décide du monde que nous voyons. Ce livre nous ouvre un autre monde, celui de l'Imagination divine où l'âme humaine configure le scénario de son existence en vertu de la loi de correspondance qui unit nos aspirations intimes à ce qui nous vient de l'extérieur. " Nous leur ferons voir Nos signes aux horizons et en eux-mêmes jusqu'à ce qu'il leur devienne évident qu'Il est l'Être " (Coran 41 : 53). L'homme porte le Ciel et l'Enfer en lui-même selon qu'il s'oriente ou tourne le dos à la Présence. Le mot " Présence " évoque un moment du temps : le " présent ". Le temps n'est plus ici perçu comme un flux anonyme qui emporte tout sur son passage, mais comme une Personne vivante qui fait éclore chaque esprit dans sa personnalité pleine et entière. " Le fils d'Adam M'irrite quand il blasphème contre le Temps, car Je Suis le temps. "
Nous avons créé l'homme dans la plus belle des statures " (Coran 95 : 4) ; " Oh ! de quelle beauté est votre forme " (40 : 66). La forme humaine est un miroir vivant où Dieu voit sa propre Image. Toute la création répond au désir d'auto-révélation divine comme l'atteste le hadith bien connu : " J'étais un Trésor caché. J'ai voulu être connu. J'ai créé le monde afin d'être connu par mes créatures ". C'est par nostalgie d'un témoin que Dieu crée le monde mais dès que l'image témoin (shâhid) détourne son regard de Celui qui la contemple elle succombe au narcissisme existentiel incarné par le Cogito : " je pense " (le miroir me " réfléchit ") donc " je suis " celui qui est devant le miroir. L'image vole l'être de son Témoin et pense exister par elle-même. Le soufisme est une science qui initie l'homme à la connaissance de soi en lui montrant la voie du retour car " nous sommes à Dieu et nous retournons à Lui " (Coran 2 : 155) et " Celui qui se connaît soi-même, connaît son Seigneur ". Ce livre montre tout l'art du maître spirituel qui utilise les situations quotidiennes pour ôter au disciple la prétention à se faire une image " suffisante " de lui-même. La voie soufie fait de l'homme une image " fidèle " à son Seigneur car Dieu veut être connu par un Témoin, mais ce témoin ne peut être autre que lui-même. Lorsque l'être humain se découvre comme l'oeil même par lequel Dieu se contemple, Dieu l'agrée en disant : "Je l'aime. Et lorsque Je l'aime, Je suis son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, sa main par laquelle il saisit, son pied avec lequel il marche. " Les soufis sont les yeux par lesquels Dieu regarde encore le monde et le soutient par ce regard.
Vous ne trouverez nulle part ailleurs ces paroles de Sidi Mohsen, car c'est un être rare. Pourtant son enseignement ne se situe pas en marge de la vie des hommes. Il nous fait voir les choses de la vie ordinaire dans la lumière de son âme complètement unifiée. A une époque où les intelligences souffrent de leur éclatement en savoirs dispersés, son témoignage s'avère précieux, salvateur même. Et actuel. Le temps n'est pas étranger à l'éternité. Dieu dit dans un hadith : "Le fils d'Adam M'irrite quand il maugrée contre le temps car Je Suis le Temps". Sidi Mohsen est le porte-parole de Dieu pour notre temps. Il nous éveille à la révélation dans un esprit de nouveauté, seul capable de provoquer chez nous une résonance. Puisse-t-il être entendu par l'homme sincère, ouvert à l'écoute de cette voix d'une vérité universelle et intemporelle qui met à la portée de l'homme d'aujourd'hui ce que les Prophètes ont eu mission de révéler contre tous les obscurantismes. Chacun doit être prêt à l'écoute et capable de témoigner (Cor. 50 : 37).
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.