L'histoire des réparations participe d'un courant fort de l'histoire des techniques, un courant empirique et matériel, favorisant l'étude du continuum des usages, des appropriations, des adaptations longtemps ignorés des récits du progrès technique. Histoire des usages mais aussi des difficultés d'usage, l'histoire des réparations révèle les dimensions constitutives des techniques, indissociables de la résolution des contraintes. Elle donne accès à la texture des techniques et à la subtilité des savoir-faire qu'aucun traité ne peut restituer. Considérer les objets comme réparables, c'est reconnaître leur technicité, c'est leur accorder une considération qui contraste avec le consumérisme et l'obsolescence programmée. Même au coeur des processus électroniques se nichent des savoir-faire incorporés complexes, ciments culturels de milieux professionnels établis. Les réflexions dans ce livre issu d'un colloque, suggèrent que le registre matériel foisonne d'exemples de réparations à toutes les époques. Les études rassemblées permettent d'appréhender les valeurs attribuées aux réparations par chaque société, jusqu'aux fonctions les plus symboliques - ce qui n'est pas le moindre des paradoxes de la technique.
Pendant des décennies, les maîtres du monde nous ont imposé leur domination et leur ordre. En signe d'allégeance nous avons d'abord plié le genou et, comme cela nous a semblé plus confortable, nous avons choisi de nous prosterner tout à fait. Et nous avons ainsi sacrifié à tous les rituels sur les autels de leurs religions : progrès, croissance, modernité... Mais voilà, leur progrès est notre désordre et leur modernité cette toile illustrant la désolation. Nous nous en sommes aperçus bien tardivement mais enfin, cela s'est fait. En ce sens le coronavirus a été un symptôme et un déclencheur. Et nous avons décidé que l'heure était à la destinée maîtrisée. Une révolution est née, nous les avons mis dehors. Cet ouvrage retrace l'histoire de ces évènements. Les mesures révolutionnaires prises l'ont été par une humanité à nouveau respectueuse d'elle-même. Ainsi avons-nous renoué avec "quelques" principes relatifs à la liberté, aux limites, à la rationalité... à la dignité. En contrepoint nous avons compris que l'heure n'était plus à l'entretien de l'illusion, que changement et utopie ne sont qu'une seule et même chose. Passé un certain niveau de dysfonctionnement dans une société, il n'y a plus d'utopie ; seulement un enlisement dans la crasse ou "du changement" en gestation, qui verra peut-être le jour... ce livre en fait le pari.
Résumé : Au fond des océans gît l?épave de l?Aztéka, un galion espagnol chargé d?or. Du moins, c?est ce que pense Victor MacBernik. Avec l?équipage de l?Os-à-moelle, il parvient à s?emparer du trésor? qui renferme une toute autre surprise. Comment ne pas perdre la face devant la population de l?île de la Tortue, devant sa propre famille et, surtout, devant son voisin Lerequin et son "Club des rupins" ? Jouer les riches paraît la meilleure des solutions? mais pour combien de temps ?
Opérant au XXe siècle dans un marché international de plus en plus concurrentiel, l'industrie horlogère recourt aux affiches et aux annonces pour assurer la promotion de ses produits, en faisant preuve dans l'exécution de ses motifs publicitaires tantôt de conformisme, tantôt d'originalité. A travers les affiches et annonces, qui constituent la colonne vertébrale de la communication des marques de la fin du XIXe siècle aux années 1980, cet ouvrage propose une lecture originale de l'histoire économique, technique, culturelle et sociale de l'horlogerie. Deux transitions majeures jalonnent cette période : l'avènement de la montre-bracelet au détriment de la traditionnelle montre de poche, d'une part, et la révolution technologique de la montre à quartz, d'autre part. Edité à l'occasion de l'exposition L'heure pour tous, une montre pour chacun du Musée international d'horlogerie, cet ouvrage collectif richement illustré est le fruit du travail de recherche d'une quinzaine d'auteurs suisses et internationaux spécialisés dans le domaine des arts graphiques, de la photographie, de l'histoire économique, de l'histoire culturelle et de l'horlogerie. Tour à tour, les auteurs remettent en contexte et explorent les pratiques et les sujets publicitaires marquant le passage de l'heure pour tous à la montre pour chacun, à travers les thématiques relatives aux développements techniques de l'horlogerie, aux mutations de la culture du temps et à l'affirmation d'une société de consommation.
Résumé : Bien décidé à aller récupérer son trésor qui gît au fond de la mer, à la suite d'un abordage désastreux, Victor doit se procurer un scaphandre. Mais ça coûte des Turtles et les poches de Victor sont vides ! Bigorneau et Scampi, aidés de leur grand-mère qui déteste pourtant son gendre, décident de lui venir en aide, en imaginant une arnaque de haute piraterie. Mais Victor ne risque-t-il pas, une fois de plus, de tout faire échouer ?
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.
Astolfi Charles-Pierre ; Constantin Emmanuel ; Mou
Produire un objet comme on imprimerait un document depuis son ordinateur, c'est la promesse de la fabrication additive. Communément appelé " impression 3D ", ce procédé révolutionnaire permet en effet de fabriquer un objet par ajout de matière couche par couche, à partir de sa description géométrique. Apparue il y a plus de trente ans, la fabrication additive devient un moyen de production à part entière, notamment pour la conception et la production en petites séries de pièces complexes et personnalisées. Elle se diffuse aujourd'hui à grande échelle au sein de l'industrie et connaît des applications de plus en plus nombreuses dans des secteurs tels que l'aéronautique, le spatial ou le médical, qui ne sont pas sans conséquences sur l'organisation de certains processus industriels. Cet ouvrage propose une synthèse claire et pédagogique des technologies de fabrication additive, de leurs potentialités pour l'industrie ainsi qu'un panorama des politiques de soutien mises en place en France et à l'étranger. Il analyse enfin les forces et les faiblesses de l'écosystème français et avance des pistes pour permettre à notre pays d'exploiter au mieux ses atouts. Ce document est destiné à toute personne souhaitant en savoir davantage sur la fabrication additive ainsi qu'aux spécialistes à la recherche d'un diagnostic de la situation de la France dans ce domaine.