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Tout est bien ainsi
Bernard Marc
GALLIMARD
8,65 €
Épuisé
EAN :9782070287192
Après La mort de la bien-aimée et Au-delà de l'absence, se poursuit l'évolution intellectuelle, sentimentale et spirituelle de Marc Bernard. Cette fois, elle prend la forme d'un journal, celui d'une année. Marc Bernard a reçu un sérieux avertissement. Son coeur est malade. Il continue à vivre dans le souvenir d'Else, sa femme morte. Il va de Paris à Nîmes et à Majorque, près de la nature. Autour de lui, on vieillit et on disparaît. Mais cette approche des ténèbres s'accompagne, de façon assez inattendue chez Marc Bernard, par une découverte du monde spirituel, une sorte de certitude qui se fait petit à petit : quelque chose que l'on peut appeler Dieu existe dans la nature. "Dieu, c'est mon refus de la croire à jamais perdue". Devant la beauté d'un ciel méditerranéen, après l'orage, le monde prend le sens d'un lumineux mystère. Que de choses étonnantes se passent encore ! L'auteur est âgé, malade, mais c'est son jeune médecin qui se tue, car il a découvert que sa femme le trompait. Étrange aussi cette relation nouvelle qui s'établit entre Marc et J., une femme avec qui, jadis, il a vécu une grande passion et qui est la mère de sa fille. Les voici malades tous les deux, s'aidant parfois, elle encore pleine de rancoeur, lui nourri de souvenirs d'autrefois. Femme courageuse, fidèle à elle-même si ce n'est aux autres. Il y a là comme un roman. Tel est ce livre dont la sincérité absolue va droit au coeur.
Ainsi que son titre l'indique, Mayorquinas a été écrit dans l'île de Majorque durant un séjour de cinq mois. C'est au bord d'une cala déserte que ma femme et moi avons fait la connaissance d'une île, très différente de celle où se pressent les touristes, et des vents, des tempêtes, des pluies de commencement du monde, des cris qui emplissent les forêts de pins. L'angoisse nous gagnait parfois dans l'isolement sur cette côte où nous étions absolument seuls, dans une maison sans électricité, sans eau autre que celle d'une citerne, sans moyen de chauffage que les troncs que j'allais scier dans la forêt. Où étions-nous, dans quel monde de la Genèse où Dieu était à la fois présent et absent de toutes parts ? C'est cet envahissement de la nature, ses sortilèges, ce qu'elle peut avoir de magique, d'éblouissant, d'effrayant, qui forme la trame de ce livre." Marc Bernard.Notes Biographiques : Né en 1900 à Nîmes, mort dans sa ville natale en 1983. À partir de 1929, date de publication de son premier roman d'inspiration surréaliste, sa vie se confond avec la littérature : romans, essais, radio, télévision, théâtre, journalisme.
Résumé : Marc Bernard, disparu à la fin de l'année dernière, avait terminé ce manuscrit peu avant sa mort. Dans l'esprit de ses derniers livres, et surtout de La mort de la bien-aimée, il reste un incomparable spectateur de la vie et de la nature. Avec le grand âge, il nous parle, avec humour et délicatesse, de ses petites misères. Un vieillard est peu sûr de lui : il n'a pas "le pied terrien". Il vit dans la familiarité de la fin prochaine. Il parle de Dieu, mais se fait une religion toute personnelle, qui ne doit rien aux Eglises, avec une naïveté savoureuse. Cela a toujours été une de ses qualités : parler de tout en disant ce qu'il pense, sans se soucier des opinions reçues. Dans ces notes, l'écrivain fait merveille pour évoquer le souvenir d'Else, sa femme. Pour se livrer à la célébration des figues ou des amandes, l'été, dans sa petite maison des Baléares. Pour dire la timidité d'un vieil homme quand il croise une fille jeune et jolie. Sa joie soudaine si elle daigne le regarder, lui accorder l'aumône d'un sourire. Il y a aussi des histoires de gens, comme la fin de J. , une des deux femmes qu'il a le plus aimées, ou le portrait de Fernando, élégant aficionado majorquin. Ce livre ne peut que plaire au public qui a été ému par les derniers ouvrages de Marc Bernard.
Ne songeant pas à mettre en doute l'impartialité des critiques qui ont traité Les Voix de la manière qu'on sait, il ne me reste plus qu'à me rallier à la façon de voir de Léon Treich quand il écrit dans L'Ordre : "Peut-être aussi faut-il redire avec Gaston Baty que le public joue, chaque soir, son rôle, un rôle essentiel, dans les représentations théâtrales, et il se peut bien que le soir où nous nous rendîmes au Vieux-Colombier, le public l'ait mieux joué que le soir de la répétition générale". Connaissant la part d'incertitude qu'il y a dans tout ce qui touche au théâtre, et combien le sort immédiat d'une pièce est livré au hasard, aux réactions d'une psychologie collective et par là même pleine de démesure, c'est sans étonnement que je considère l'accueil que la plupart des critiques, que j'appellerai professionnels, ont fait aux Voix. Mais ce qui me rassure pleinement, c'est que la plupart des grands noms du théâtre en France aient pris si courageusement la défense de cette pièce. Que Fernand Crommelynck, Jacques Hébertot, Léon Treich, Thierry Maulnier et Pierre Descayes, entre autres, en soient ici publiquement remerciés". Marc Bernard.
Résumé : Voici la suite de La mort de la bien-aimée. Marc Bernard, marié à Else depuis trente et un ans, il l'avait vue tomber malade et puis mourir. Chacun d'eux savait que la mort ne laissait à leur couple, extraordinairement uni, qu'un mince délai durant lequel l'auteur devait se consacrer à l'apprentissage de la séparation sans recours et de la solitude. "Depuis la mort d'Else je n'ai pas touché une femme". Ainsi commence le présent livre au cours duquel Marc Bernard, mutilé par le départ de celle qu'il aimait, essaie de continuer à vivre seul, à Cala d'Or, dans l'île de Majorque. Il y entretient avec la disparue un merveilleux rapport de passion. Il retrouve Else partout et toujours, brassant leur passé de bonheur, leur entente, les silences qui les rapprochaient dans la vie et que la mort a pu transfigurer.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.