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Au fil des jours
Bernard Marc
GALLIMARD
11,95 €
Épuisé
EAN :9782070701179
Marc Bernard, disparu à la fin de l'année dernière, avait terminé ce manuscrit peu avant sa mort. Dans l'esprit de ses derniers livres, et surtout de La mort de la bien-aimée, il reste un incomparable spectateur de la vie et de la nature. Avec le grand âge, il nous parle, avec humour et délicatesse, de ses petites misères. Un vieillard est peu sûr de lui : il n'a pas "le pied terrien". Il vit dans la familiarité de la fin prochaine. Il parle de Dieu, mais se fait une religion toute personnelle, qui ne doit rien aux Eglises, avec une naïveté savoureuse. Cela a toujours été une de ses qualités : parler de tout en disant ce qu'il pense, sans se soucier des opinions reçues. Dans ces notes, l'écrivain fait merveille pour évoquer le souvenir d'Else, sa femme. Pour se livrer à la célébration des figues ou des amandes, l'été, dans sa petite maison des Baléares. Pour dire la timidité d'un vieil homme quand il croise une fille jeune et jolie. Sa joie soudaine si elle daigne le regarder, lui accorder l'aumône d'un sourire. Il y a aussi des histoires de gens, comme la fin de J. , une des deux femmes qu'il a le plus aimées, ou le portrait de Fernando, élégant aficionado majorquin. Ce livre ne peut que plaire au public qui a été ému par les derniers ouvrages de Marc Bernard.
Résumé : Une enfance pauvre, à Nîmes. Une voix qui va droit au c?ur. L'ironie et la franchise, la naïveté et la malice, l'amour de la vie, l'honnêteté de la langue et de la pensée font le charme de ce livre, un des plus beaux que le souvenir de l'enfance ait inspiré. Pareils à des enfants a reçu le Prix Goncourt en 1942.
Résumé : L'un des principaux personnages de ce roman est une ville : Nîmes. Non seulement elle en est le cadre, comme elle l'avait été dans Les Exilés et Une journée toute simple, mais encore elle colore tout le livre, qu'il s'agisse des vieilles rues qui entourent la cathédrale, des boulevards où il est de bon ton de se montrer à certaines heures, ou des abords immédiats : la garrigue des environs de la tour Magne où, à l'époque où se situent Les Marionnettes, se dressaient les "mazets", aujourd'hui remplacés par des villas. C'est dans ce décor que vivent les personnages de ce roman. Leurs vies se poursuivent parallèlement, comme il arrive dans la vie ; elles se croisent, se heurtent parfois ou s'harmonisent, sans que jamais aucun Dieu ne noue les fils de la trame. Mais il est aussi des rencontres singulières telle celle de Pujol, sorte de notable, qui, sans souci de l'opinion publique, épouse une prostituée et découvre à l'usage que c'est une femme infiniment plus attachante qu'il ne l'avait imaginé. Il y a l'intellectuel "raté" non par médiocrité, mais au contraire par la faute de ses qualités mêmes, de son refus de se soumettre aux règles communes. Enfin il y a l'humour si particulier aux régions ensoleillées où parfois les choses sont prises au tragique, mais jamais tout à fait au sérieux.
Résumé : Comme son titre l'indique assez, ce livre nous propose une image de la vie d'où toute gravité a été bannie. C'est un monde léger, souriant, et qui se veut tel. Ayant écrit des ouvres où une grande part a été faite au tragique - ainsi dans Les Exilés, Une journée toute simple, Anny, et dans sa pièce jouée au Vieux-Colombier, Les Voix -, Marc Bernard semble n'avoir souhaité avec La Bonne Humeur que noter ses instants de bonheur. Un parti pris d'optimisme l'a poussé à ne prendre de la réalité que ses aspects les plus rassurants. C'est la même joie de vivre que nous trouvons dans les pages consacrées à Paris aussi bien que dans celles où nous sont montrés Amsterdam, Londres ou Majorque. Il n'est pas mauvais que, face au conformisme de l'angoisse, des écrivains de la qualité de Marc Bernard rappellent que, après tout, la vie n'est pas aussi uniformément désespérée qu'on voudrait nous le faire croire.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.