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Les marionnettes
Bernard Marc
GALLIMARD
7,65 €
Épuisé
EAN :9782070297313
L'un des principaux personnages de ce roman est une ville : Nîmes. Non seulement elle en est le cadre, comme elle l'avait été dans Les Exilés et Une journée toute simple, mais encore elle colore tout le livre, qu'il s'agisse des vieilles rues qui entourent la cathédrale, des boulevards où il est de bon ton de se montrer à certaines heures, ou des abords immédiats : la garrigue des environs de la tour Magne où, à l'époque où se situent Les Marionnettes, se dressaient les "mazets", aujourd'hui remplacés par des villas. C'est dans ce décor que vivent les personnages de ce roman. Leurs vies se poursuivent parallèlement, comme il arrive dans la vie ; elles se croisent, se heurtent parfois ou s'harmonisent, sans que jamais aucun Dieu ne noue les fils de la trame. Mais il est aussi des rencontres singulières telle celle de Pujol, sorte de notable, qui, sans souci de l'opinion publique, épouse une prostituée et découvre à l'usage que c'est une femme infiniment plus attachante qu'il ne l'avait imaginé. Il y a l'intellectuel "raté" non par médiocrité, mais au contraire par la faute de ses qualités mêmes, de son refus de se soumettre aux règles communes. Enfin il y a l'humour si particulier aux régions ensoleillées où parfois les choses sont prises au tragique, mais jamais tout à fait au sérieux.
Résumé : Une enfance pauvre, à Nîmes. Une voix qui va droit au c?ur. L'ironie et la franchise, la naïveté et la malice, l'amour de la vie, l'honnêteté de la langue et de la pensée font le charme de ce livre, un des plus beaux que le souvenir de l'enfance ait inspiré. Pareils à des enfants a reçu le Prix Goncourt en 1942.
Résumé : Marc Bernard, disparu à la fin de l'année dernière, avait terminé ce manuscrit peu avant sa mort. Dans l'esprit de ses derniers livres, et surtout de La mort de la bien-aimée, il reste un incomparable spectateur de la vie et de la nature. Avec le grand âge, il nous parle, avec humour et délicatesse, de ses petites misères. Un vieillard est peu sûr de lui : il n'a pas "le pied terrien". Il vit dans la familiarité de la fin prochaine. Il parle de Dieu, mais se fait une religion toute personnelle, qui ne doit rien aux Eglises, avec une naïveté savoureuse. Cela a toujours été une de ses qualités : parler de tout en disant ce qu'il pense, sans se soucier des opinions reçues. Dans ces notes, l'écrivain fait merveille pour évoquer le souvenir d'Else, sa femme. Pour se livrer à la célébration des figues ou des amandes, l'été, dans sa petite maison des Baléares. Pour dire la timidité d'un vieil homme quand il croise une fille jeune et jolie. Sa joie soudaine si elle daigne le regarder, lui accorder l'aumône d'un sourire. Il y a aussi des histoires de gens, comme la fin de J. , une des deux femmes qu'il a le plus aimées, ou le portrait de Fernando, élégant aficionado majorquin. Ce livre ne peut que plaire au public qui a été ému par les derniers ouvrages de Marc Bernard.
Un jeune homme et une jeune femme sont pris au piège de la sensualité. Isolés dans une ville de province, coupés du monde, une longue lutte les dresse l'un contre l'autre. L'auteur s'est attaché à peindre ce combat où l'amour et la haine, nourris aux sources du désir, ont des visages à peine différents, où deux êtres qui s'aiment se meurtrissent avec acharnement, cherchant par-delà la volupté une unité jamais atteinte. Peut-être est-il parvenu à montrer - car elle apparaît sous cette forme avec une violence qui l'emporte sur ses autres manifestations - que leur tourment sexuel n'est qu'un des aspects de l'inquiétude qui brûle certains. On peut suivre dans Anny, jour après jour, les efforts de ces deux jeunes êtres pour surmonter cette angoisse qui a pris le visage de la sensualité.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.