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ANNY
Bernard Marc
GALLIMARD
17,76 €
Épuisé
EAN :9782070206575
Un jeune homme et une jeune femme sont pris au piège de la sensualité. Isolés dans une ville de province, coupés du monde, une longue lutte les dresse l'un contre l'autre. L'auteur s'est attaché à peindre ce combat où l'amour et la haine, nourris aux sources du désir, ont des visages à peine différents, où deux êtres qui s'aiment se meurtrissent avec acharnement, cherchant par-delà la volupté une unité jamais atteinte. Peut-être est-il parvenu à montrer - car elle apparaît sous cette forme avec une violence qui l'emporte sur ses autres manifestations - que leur tourment sexuel n'est qu'un des aspects de l'inquiétude qui brûle certains. On peut suivre dans Anny, jour après jour, les efforts de ces deux jeunes êtres pour surmonter cette angoisse qui a pris le visage de la sensualité.
Résumé : Voici la suite de La mort de la bien-aimée. Marc Bernard, marié à Else depuis trente et un ans, il l'avait vue tomber malade et puis mourir. Chacun d'eux savait que la mort ne laissait à leur couple, extraordinairement uni, qu'un mince délai durant lequel l'auteur devait se consacrer à l'apprentissage de la séparation sans recours et de la solitude. "Depuis la mort d'Else je n'ai pas touché une femme". Ainsi commence le présent livre au cours duquel Marc Bernard, mutilé par le départ de celle qu'il aimait, essaie de continuer à vivre seul, à Cala d'Or, dans l'île de Majorque. Il y entretient avec la disparue un merveilleux rapport de passion. Il retrouve Else partout et toujours, brassant leur passé de bonheur, leur entente, les silences qui les rapprochaient dans la vie et que la mort a pu transfigurer.
Ne songeant pas à mettre en doute l'impartialité des critiques qui ont traité Les Voix de la manière qu'on sait, il ne me reste plus qu'à me rallier à la façon de voir de Léon Treich quand il écrit dans L'Ordre : "Peut-être aussi faut-il redire avec Gaston Baty que le public joue, chaque soir, son rôle, un rôle essentiel, dans les représentations théâtrales, et il se peut bien que le soir où nous nous rendîmes au Vieux-Colombier, le public l'ait mieux joué que le soir de la répétition générale". Connaissant la part d'incertitude qu'il y a dans tout ce qui touche au théâtre, et combien le sort immédiat d'une pièce est livré au hasard, aux réactions d'une psychologie collective et par là même pleine de démesure, c'est sans étonnement que je considère l'accueil que la plupart des critiques, que j'appellerai professionnels, ont fait aux Voix. Mais ce qui me rassure pleinement, c'est que la plupart des grands noms du théâtre en France aient pris si courageusement la défense de cette pièce. Que Fernand Crommelynck, Jacques Hébertot, Léon Treich, Thierry Maulnier et Pierre Descayes, entre autres, en soient ici publiquement remerciés". Marc Bernard.
Résumé : Après La mort de la bien-aimée et Au-delà de l'absence, se poursuit l'évolution intellectuelle, sentimentale et spirituelle de Marc Bernard. Cette fois, elle prend la forme d'un journal, celui d'une année. Marc Bernard a reçu un sérieux avertissement. Son coeur est malade. Il continue à vivre dans le souvenir d'Else, sa femme morte. Il va de Paris à Nîmes et à Majorque, près de la nature. Autour de lui, on vieillit et on disparaît. Mais cette approche des ténèbres s'accompagne, de façon assez inattendue chez Marc Bernard, par une découverte du monde spirituel, une sorte de certitude qui se fait petit à petit : quelque chose que l'on peut appeler Dieu existe dans la nature. "Dieu, c'est mon refus de la croire à jamais perdue". Devant la beauté d'un ciel méditerranéen, après l'orage, le monde prend le sens d'un lumineux mystère. Que de choses étonnantes se passent encore ! L'auteur est âgé, malade, mais c'est son jeune médecin qui se tue, car il a découvert que sa femme le trompait. Étrange aussi cette relation nouvelle qui s'établit entre Marc et J., une femme avec qui, jadis, il a vécu une grande passion et qui est la mère de sa fille. Les voici malades tous les deux, s'aidant parfois, elle encore pleine de rancoeur, lui nourri de souvenirs d'autrefois. Femme courageuse, fidèle à elle-même si ce n'est aux autres. Il y a là comme un roman. Tel est ce livre dont la sincérité absolue va droit au coeur.
Ainsi que son titre l'indique, Mayorquinas a été écrit dans l'île de Majorque durant un séjour de cinq mois. C'est au bord d'une cala déserte que ma femme et moi avons fait la connaissance d'une île, très différente de celle où se pressent les touristes, et des vents, des tempêtes, des pluies de commencement du monde, des cris qui emplissent les forêts de pins. L'angoisse nous gagnait parfois dans l'isolement sur cette côte où nous étions absolument seuls, dans une maison sans électricité, sans eau autre que celle d'une citerne, sans moyen de chauffage que les troncs que j'allais scier dans la forêt. Où étions-nous, dans quel monde de la Genèse où Dieu était à la fois présent et absent de toutes parts ? C'est cet envahissement de la nature, ses sortilèges, ce qu'elle peut avoir de magique, d'éblouissant, d'effrayant, qui forme la trame de ce livre." Marc Bernard.Notes Biographiques : Né en 1900 à Nîmes, mort dans sa ville natale en 1983. À partir de 1929, date de publication de son premier roman d'inspiration surréaliste, sa vie se confond avec la littérature : romans, essais, radio, télévision, théâtre, journalisme.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.