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Les disciples de Jésus du Ier siècle à Mahomet. Recherches sur le mouvement ébionite
Bernard Dominique ; Le Boulluec Alain
CERF
60,00 €
Épuisé
EAN :9782204118897
Représentant une des tendances parmi les plus importantes du judéo-christianisme ancien, les Ebionites confessent la messianité de Jésus et observent les préceptes du judaïsme. Dominique Bernard les contextualise dans l'histoire de l'évolution du christianisme orthodoxe et du judaïsme rabbinique et détermine leur place dans la constitution de l'islam. Aucune source n'est éliminée, aucun texte n'est éludé. L'auteur traduit et analyse les sources patristiques, rabbiniques et arabophones musulmanes, juives et nestoriennes. Cette magistrale étude est inédite en la matière, elle renouvelle notre approche des débuts du mouvement des disciples juifs de Jésus et met en lumière la place des Ebionites au sein des mouvances judéo-chrétiennes. Véritable somme, cet ouvrage est une présentation méthodique de l'identité religieuse et culturelle du mouvement ébionite. Les conjectures de l'auteur, toujours impeccablement argumentées, et ses examens critiques des travaux qui l'ont précédé font de ce livre une mine inestimable sur les débuts parfois chaotiques du christianisme. A n'en pas douter, un instrument de travail indispensable.
Olivia Johnson, est une femme au foyer de 32 ans. Elle a été poignardée par un inconnu alors qu'elle faisait son footing dans un sentier perdu au-dessus de Beverly Hills. Elle est transportée au Cedars médical Center de Los Angeles. Son cerveau est intact, mais elle va mourir. Johanna Richard, lieutenant de police au Los Angeles Police Department est soignée dans le même hôpital californien depuis trois mois. Elle est atteinte d'une grave tumeur maligne au cerveau inopérable. Il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Le Docteur White, neurochirurgien et son équipe, vont réaliser avec succès un acte chirurgical insensé : greffer le cerveau d'Olivia dans la boite crânienne de Johanna. Cette première mondiale devra rester sécrète. Johanna vivra dès lors avec un cerveau qui n'est pas le sien. Son existence en sera profondément transformée. En quête d'une nouvelle identité, elle n'aura de cesse de retrouver l'assassin d'Olivia. Ce roman est un hymne à la vie et à l'amour. On partage la peine des personnages, leurs doutes aussi. On finit par ne plus savoir qui est qui. Johanna, Olivia ? Les deux à la fois ? Là est certainement le ciment de cette aventure extraordinaire. Une seule question se posera : et si c'était possible ?
Résumé : Voilà dix ans que, connaissant la thèse de Bernard-Dominique Marliangeas, nous en souhaitions la publication. Elle mettait en ?uvre une méthode qui, au prix de quelque austérité, permettait d'éclairer le sens des expressions " in persona Christi ", " in (ex) persona Ecclesiae ", ainsi que leurs rapports chez les grands scolastiques, puis le sens et les usages de l'expression " in nomine Ecclesiae ", en particulier dans son application à la prière " officielle " dont sont chargés les religieux, les moniales, les prêtres. Il s'agit alors d'une députation, liée au caractère public, tant du prêtre que des religieux et religieuses : ce caractère est lié à ce qu'on appelle la juridicité de l'état religieux. La prière chorale des religieux n'est pas seulement la prière d'une " ecclesia " du fait que c'est celle d'une communauté que le Nouveau Testament appellerait " église ", c'est la prière de l'Eglise en raison de cette juridicité et de cette députation. L'allure juridique de ces termes ne doit pas faire oublier la profondeur religieuse de la réalité en cause. Les analyses et les conclusions du P. Marliangeas sont fermes et claires : elles n'ont besoin d'aucun commentaire. On ne s'étonnera pas qu'un historien, un ecclésiologue ouvert à l'actualité des questions, si ces qualificatifs ne sont pas ici ridiculement excessifs, propose quelques réflexions et donne quelques références de nature à prolonger un travail si intéressant. Y.-M. CONGAR. Sous trois rubriques principales, Sens et emploi traditionnels des formules " in " et " ex persona " avant le XIIIe siècle - Le treizième siècle - Les grands théologiens scolastiques du XIVe au XVIIe siècle, cette étude répond parfaitement à la présentation du P. Congar.
Bernard Noël, bâtisseur d'une oeuvre considérable et mondialement estimée, naît en 1930 dans l'Aveyron et meurt en 2021 dans l'Aisne. Il passe les deux premières décennies de sa vie sur les hauts plateaux de l'Aubrac, territoire fondateur de sa sensibilité, où la rudesse du climat n'a d'égale que la splendeur des paysages. Il brosse dans ces lignes le portrait du terroir originel et chéri : un pays âpre et généreux, forgé par les gestes patients d'une ruralité profonde et animée par un savoir-faire ancestral. Entre le basalte des burons et les sources vives des ruisseaux se racontent le quotidien agricole et la nature en perpétuelle effusion. Là, les craquements des hêtres sous le vent, les bêtes au pâturage, la langue des hommes, tout participe d'une symphonie élémentaire où s'entrelacent la peine des jours et la vigueur du vivant. Chaque pas dans ces mémoires aubraciennes interroge l'enracinement des hommes jusqu'aux fondations mêmes du temps : une ode habitée à la mémoire des lieux, à la continuité des pratiques, et à la force tranquille de ce qui, loin de toute médiatisation, continuait de tenir l'homme debout.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.