Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La dérive identitariste
Bernabé Jean ; Lapaire Jean-Rémi
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782343092041
Jean Bernabé rappelle que, conformément aux enseignements de l'Histoire, l'idée d'une fixité des peuples constitue un dangereux fantasme, qu'il importe d'éradiquer. Il signale par ailleurs que les tenants résolus de l'identitarisme tout autant que leurs adversaires déterminés ont paradoxalement en commun la même conception biaisée de l'identité. En lieu et place d'une posture moralisatrice, il préconise et met en oeuvre une démarche rationnelle qui, au lieu de se complaire dans une vertueuse réprobation des conséquences, s'applique à une vigilante recherche des causes. Cet essai ne se satisfait pourtant pas du remplacement de l'expression jugée impropre "identité des peuples" par celle, réputée pertinente, de "spécificité ethnoculturelle", cette dernière formulation impliquant précisément l'idée d'une évolutivité. Quoiqu'indispensable, une simple substitution terminologique n'est en effet pas censée modifier les mentalités et les comportements, tant que ne seront pas mis en oeuvre les moyens propres à prévenir, voire à juguler l'accident conceptuel affectant les options politiques et géopolitiques de l'Humanité. Cette dérive étant décrite comme cognitive à partir d'analyses linguistiques diachroniques et synchroniques, sa compréhension et sa conscientisation devraient donc constituer la première étape de la thérapie à adopter. Aussi l'éducation des jeunes, plutôt que de se limiter au premier degré de la transmission des connaissances, devrait-elle accéder au deuxième, à savoir la connaissance de la connaissance. Le recours au support des technologies modernes d'information et de communication s'avère à cet égard adéquat à la condition expresse qu'il permette d'impulser, à l'échelle de la planète, un élan décisif à la prise de conscience généralisée qui s'impose en la matière.
Langues nées du contact, les créoles restent à ce jour les langues en contact, avec lesquelles des langues européennes partagent de plus en plus le statut de langue maternelle. Cet ouvrage, qui ne concerne que le créole martiniquais, a comme ambition de contribuer à ouvrir cette langue plus particulièrement aux apprenants de langue française.
De par les conditions et modalités de leur émergence, les créoles sont de véritables laboratoires propres à activer les recherches dans divers domaines, notamment en ce qui concerne la genèse des langues. Avec le présent ouvrage, le rôle de la métaphore, tel que mis en évidence par Lakoff et Johnson et défini comme fondateur des opérations cognitives, concerne également, de façon jusque-là inédite, celui de la langue elle-même, dans ses axes paradigmatique et syntagmatique, voire «parasyntagmatique», cette dernière expression étant un néologisme généré par l'observation et l'analyse de faits de langue. Ce travail est dédié à une redynamisation concrète de l'ensemble des créoles à partir de la découverte de leurs ressources et potentialités lexicales. On peut espérer qu'il suscitera une prise de conscience chez les locuteurs, dont la pratique linguistique est constamment menacée par la décréolisation, phénomène trop souvent ignoré, méconnu, minoré, voire nié. D'où le sous-titre Ranboulzay I / Révolution I. Compte tenu de la complexité de cette investigation et des différences existant entre les divers créoles, la focalisation sur un seul d'entre eux - en l'occurence le martiniquais - s'imposait. La méthodologie à l'oeuvre dans cette recherche pourra néanmoins être mise à profit pour l'étude de toutes les autres langues.
Le terrain choisi ici est une jetée, c'est à dire une impasse, mais exaltante, ouverte sur l'infini, lieu symbolique donc de l'ambiguïté de l' écriture, et sur laquelle évoluent des acteurs de la création littéraire : narrateur, auteur, lecteur, muses, personnages archétypes. Sans oublier la mer, Elément naturel, déclencheur et mémoriel.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.