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La Reine scandaleuse. Idées reçues sur Marie-Antoinette
Berly Cécile
CAVALIER BLEU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782846703970
La simple évocation de Marie-Antoinette renvoie à de nombreux clichés: la reine guillotinée, l?Autrichienne, la femme coquette jouant à la bergère dans son domaine de Trianon et au Hameau, l?épouse insatisfaite, la mère attentive et moderne, la femme dépensière qui a vidé les caisses de l?État, la reine martyr, victime emblématique de la Révolution française, etc. Marie-Antoinette, on le voit, accumule de façon exceptionnelle les idées reçues. Elle est une reine et une femme qui a suscité les fantasmes les plus improbables auprès de ses contemporains, et au cours des siècles qui suivront. Incarnant un XVIIIe siècle idéalisé, Marie-Antoinette suscite de nombreuses écritures et réécritures historiques. Chaque époque avec ses propres sensibilités, a créé une Marie-Antoinette qui est, en quelque sorte, un miroir de la société, de ses affects et de la place qu?elle accorde aux femmes dans l?espace public. Les historiens commencent seulement à faire de Marie-Antoinette un objet historique, certes bien difficile à dépassionner tant celle-ci déborde les cadres de pensée de l?Histoire: les créateurs, qu?ils soient cinéastes, romanciers, stylistes, peintres, musiciens... voire même pâtissiers, proposent leur propre interprétation du caractère et du rôle joué ou non par la reine... autant de relectures d?un passé complexe, celui de la fin de l?ancien régime et de la Révolution française.
Le XVIIIe est le siècle de la lettre. Jamais on est allé aussi loin dans la pratique épistolaire, dans l'écriture de soi, dans le besoin de dire et de se raconter. Ce sont avant tout les femmes qui se distinguent, dans l'écriture, même si elles ne prétendent au statut d'écrivain, de femmes de lettres. A lire Madame du Deffand, Madame Roland et Madame Vigée Le Brun, on comprend bien vite qu'il n'en est rien. Quoi qu'elles en disent ou écrivent. Par la lettre, elles contournent, sans en avoir probablement conscience, les obstacles sociétaux, moraux et littéraires. Madame du Deffand (1696-1780), l'une des salonnières françaises les plus réputées, écrit pour fuir son ennui, véritable maladie de l'âme. Baignée de culture aristocratique, mondaine, lettrée, Madame du Deffand incarne la société d'Ancien Régime dans ce qu'elle a de plus frivole, de plus mélancolique aussi. Madame Roland (1754-1793) écrit, quant à elle, le sentiment puis la politique. Nourrie de philosophie, elle est une idéaliste en tout : en amitié, en amour et même en politique. Madame Vigée Le Brun (1755-1842), enfin, écrit pour rassembler ses Souvenirs, pour les " fabriquer ". Elle écrit pour peindre autrement, avec énergie, douceur, ayant le sens quasi inné de la composition et le goût de gommer, d'atténuer les défauts.
Cette histoire du XVIIIe siècle commence avec Le Pèlerinage à l'île de Cythère d'Antoine Watteau et s'achève avec La Mort de Marat de Jacques-Louis David. La naissance de la fête galante versus l'agonie d'un tribun politique. Deux chefs-d'oeuvre qui illustrent, à leur paroxysme, la légèreté et la gravité d'un siècle, deux facettes antagonistes mais complémentaires d'une même époque. Ici le XVIIIe siècle est abordé à partir de dix tableaux qui sont autant de jalons pour le comprendre, pour le saisir dans toutes ses contradictions. La plupart de ces oeuvres n'ont pas seulement été saluées au moment de leur exposition au Salon de peinture et de sculpture, qui se tenait au Louvre tous les deux ans. Parce que ces tableaux sont des chefs-d'oeuvre, ils correspondent chacun à leur époque, ils l'incarnent aussi bien des points de vue artistique, culturel, philosophique, social, économique et, bien évidemment, politique.
Résumé : Le portrait intime, en plus de 140 lettres choisies, de la favorite royale Madame de Pompadour, âme soeur de Louis XV. Madame de Pompadour n'écrit pas pour s'occuper. C'est pour elle une activité exigée par la fonction qu'elle occupe à la Cour et dans l'organisation de la monarchie. Elle en est un rouage essentiel : elle est celle par qui l'on doit passer pour être recommandé et obtenir une pension, une place, un privilège. Dans ces lettres, la marquise de Pompadour n'est guère frivole, légère ou capricieuse, mais fine politique, femme de tête et de convictions. C'est qu'elle est l'objet de toutes les critiques et de toutes les convoitises. Elle doit lutter pour conserver sa place auprès de Louis XV, difficilement tolérée par la famille royale, et peser sur la politique intérieure et extérieure de la France. Madame de Pompadour joue également un rôle de mécène très actif, protégeant les Lettres et les Arts, ouverte aux idées des Lumières. Sa vie, qu'elle compare volontiers à une " mort continuelle", est ici dévoilée. A travers ces textes, le lecteur découvre la Cour de l'intérieur et comprend l'intimité d'une favorite, loin des clichés convenus sur le rôle politique des femmes, qu'elles soient épouses, amantes ou amies des rois.
Résumé : Notre société française du XXIe siècle est fascinée par la Première Guerre mondiale. L'édition, le cinéma et la télévision se sont emparés du sujet, véhiculant par là-même de nombreuses idées reçues. Car la mémoire est à l'histoire ce que la caricature est au dessin, elle force le trait, exagère, simplifie : " L'assassinat de François-Ferdinand a déclenché le début des hostilités ", " Ce fut principalement une guerre de tranchées ", " Les femmes sont mises au travail ", " Clemenceau et Pétain ont fait gagner la guerre ", " Sans les Etats-Unis, la guerre aurait été perdue ", " Toute une génération a été inutilement sacrifiée "... François Cochet s'attache ici à rétablir les faits et nuancer la vulgate de cette " Grande Guerre " qui continue de hanter les esprits.
Le suicide est un cri adressé aux autres, un cri trop souvent étouffé par tous ceux qu'il dérange. Il est un rendez-vous manqué avec les vivants, une protestation, un refus de toutes les injustices sociales qui mènent au désespoir et facilitent le passage à l'acte. Etudiants précarisés, salariés épuisés, harcelés, agriculteurs isolés, enseignants oubliés, policiers stigmatisés, chômeurs fragilisés, femmes violées... il faut aller au-devant de toutes celles et ceux que la société laisse au bord du chemin, entendre leur cri pour prévenir l'irréparable. Mais la prévention n'est possible que par une connaissance précise, approfondie de la réalité du suicide, des groupes les plus exposés et de celles et ceux qui doivent vivre l'épreuve indicible du suicide d'un proche. En interrogeant les idées reçues qui entourent ce sujet encore tabou, cet ouvrage répond à un enjeu essentiel : mieux comprendre afin de mieux prévenir. Car la France, très en retard dans ce domaine, doit de manière urgente faire de ce drame personnel et social une grande cause nationale de santé.
Des chroniques épouvantées des moines du Moyen Age aux blockbusters américains, sur fond de mer déchaînée, d'incendies, à la proue de son drakkar... le Viking hante l'Histoire pendant deux siècles et demi. Barbare vociférant, épée dressée et casque à cornes sur la tête, il pille, viole, brille et tue sans vergogne. Pourtant, que ces hommes, en nombre nécessairement limité, aient pu occuper de la sorte le devant de la scène aussi longtemps ne peut être le simple fait du hasard... Si, comme l'a fait Régis Boyer tout au long de sa carrière, on accepte de renoncer aux images toutes faites, on découvre une véritable culture et une civilisation au plus haut sens du terme.
De ses débuts confidentiels dans la Californie des années 1990 à la profusion d'articles, de livres et de débats, le transhumanisme suscite rejets radicaux ou adhésions extrêmes, de F. Fukuyama le qualifiant d' "idée la plus dangereuse du monde" à ceux qui décrivent ses opposants en "chimpanzés du futur" . Car le transhumanisme, qui entend augmenter les capacités physiques et mentales de l'être humain, allonger considérablement sa durée de vie, n'est pas une simple confiance dans le progrès technologique. Il porte une utopie : le dépassement de la condition humaine. Etant donnée la place croissante qu'il occupe dans le débat public, une synthèse, accessible à tous et qui fasse le point sans parti pris, s'impose. De l'apparition de l'idée à sa structuration dans le temps, des figures fondatrices aux acteurs d'aujourd'hui, cet ouvrage présente les idées centrales de la pensée transhumaniste, les arguments pro- et anti-, pour permettre au lecteur de se forger son propre avis et prendre part au débat.