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Le septième homme. Un livre d'images et de textes sur les travailleurs immigrés en Europe
Berger John ; Mohr Jean ; Simon André ; Blomberg S
FAGE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782849752043
Quand Jean Mohr et moi-même travaillions à ce livre, Le septième homme, notre objectif premier était de montrer comment l'économie des nations riches d'Europe s'était mise, au cours des années soixante, à dépendre du travail de plusieurs nations plus pauvres. L'objet du livre, tel que nous le concevions, était avant tout politique. Nous espérions lancer un débat et encourager, entre autres choses, la solidarité internationale de la classe ouvrière. Nous ne nous attendions pas à ce qui s'est passé après la publication du livre. La presse l'a presque complètement ignoré. Certains critiques ont dénoncé son manque de substance : il ne s'agissait, selon eux, que d'un pamphlet oscillant entre la sociologie, l'économie, le reportage, la philosophie et d'obscures tentatives poétiques, bref de quelque chose de vraiment pas sérieux. Au sud, la réaction a été tout autre. Le livre a été progressivement traduit en turc, en grec, en arabe, en portugais, en espagnol et en punjabi. Dans ces divers lieux, le livre parlait aux lecteurs comme un ami intime. Ce n'était plus un traité de sociologie (ni même de politique au premier degré) mais, plutôt, un petit livre composé de vies réelles, d'une série de moments vécus - comme on en trouve dans un album de photos de famille. John Berger
Résumé : " Quand j'ai refermé ce livre, j'ai pensé à un passage de l'Evangile de saint Luc. C'est un jour, dans l'été. Les apôtres traversent un champ de blé et ils arrachaient et mangeaient des épis en les froissant dans leurs mains ". Eh bien ce livre est écrit comme ça: par un homme qui est plusieurs, par un homme qui a douze voix pour nommer son amour, par un homme qui traverse l'épaisseur du monde pour suivre son amour, ralentissant à peine son pas pour se nourrir des beaux épis du songe. La fuite d'un lièvre, l'entêtement des pauvres, la brillance d'un lilas, la lassitude d'une postière ou le gémissement d'un arbre, tout lui est nourriture, élément d'une lettre à l'aimée. Celui qui aime est en exil dans son amour. Jamais il ne rejoindra celle qu'il aime, même dans la rivière du lit, même dans le feuillage de ses bras. Cette distance entre les amants est celle aussi qui sépare l'ouvrier de sa peine, le peintre de la lumière, les vivants des morts. Dans cette distance infranchissable s'enflamment ces mots : je te découvre dans tout ce qui t'éloigne. je te rejoins dans tout ce qui me manque. C'est tout. C'est tout ce que pour l'heure je saurais dire de ce livre insensé - à peine un livre en vérité un sillage dans le milieu des blés, un chemin tout vibrant de lumière. "
Les animaux ont d'abord pénétré l'imagination humaine en tant que messagers porteurs de promesses. La domestication du bétail, par exemple, n'a pas été motivée par le simple besoin de lait et de viande. Le bétail possédait des fonctions magiques, tantôt divinatoires, tantôt sacrificielles. A l'origine, on décidait qu'une espèce donnée serait à la fois magique, apprivoisable et alimentaire, en fonction de ses habitudes, de sa proximité et de l'intensité avec laquelle elle y " invitait ".
Résumé : Nous considérons les photographies comme des oeuvres d'art, comme la preuve d'une vérité particulière, comme des ressemblances, comme des informations. Toute photographie est en réalité un moyen d'examiner, de confirmer et de construire une vue globale de la réalité. D'où le rôle crucial de la photographie dans la lutte idéologique. D'où la nécessité pour nous de comprendre une arme que nous pouvons utiliser et qui peut être utilisée contre nous.
Résumé : Saisir le spectateur : tel est le projet commun à Tintoret et Francis Bacon. Ceci non pas pour nous faire participer à quelque réflexion, mais afin de nous impliquer dans la soudaineté d'un dévoilement : celui du mystère de la chrétienté pour un peintre vénitien du XVI` siècle, celui du sens caché de la réalité quotidienne pour le peintre moderne. Jusqu'où est-il possible de transgresser les lois de l'équilibre ? A quel moment le sens d'un portrait se condense-t-il avant de s'évanouir dans l'abstraction ? A quel instant précis le geste miraculeux dévoile-t-il le surnaturel aux yeux d'une assemblée saisie de stupeur ? L'examen de ces questions conduit à la notion de singularité. Singularité, bifurcation, déchirement, cassure : il est un moment fatidique où un système, poussé dans ses retranchements, renonce à sa course et adopte soudainement un comportement imprévisible. Bacon, dans ses toiles, mais aussi dans sa vie tumultueuse et scandaleuse, a aimé côtoyer cette lisière où le sens bascule, qu'à d'autres fins Tintoret avait explorée avant lui, et qu'a sondée le mathématicien français René Thom dans sa fameuse " théorie des catastrophes ".
O Mort, où est ton aiguillon, Enfer, où est ta victoire ? " (Saint Paul 15 : 55). "C'est pour répondre à cette question de saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens que l'Eglise catholique, au fil des siècles, a mis en place son rite mortuaire."
Paroles d'artiste fait dialoguer les propos ou écrits d'un artiste avec son oeuvre. "Que fait-on des règles ? Rien qui vaille. Ce qu'il faut, c'est des sensations nouvelles. Où apprendre cela ? "