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Mylène Farmer. Ailleurs et ecchymoses
Bergen Véronique ; Dewez Nausicaa
DU MURMURE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782373060508
Cet essai plonge au coeur de l'esthétique de la chanteuse, de la collaboration Mylène Farmer-Laurent Boutonnat, et des autres partenariats artistiques. Il remonte aux motifs qui hantent les albums, de Cendres de lune à Histoires de..., les concerts, les clips, les films, il aborde les alter egos, les doubles que la chanteuse s'est donnés, son écriture, les influences, l'exploration musicale. Le petit Prince, Ophélie, Lisa... à partir de ces personnages de fiction éminemment farmériens et d'autres figures marquantes de l'univers de Mylène Farmer, se dresse comme un portrait en creux, fragmenté de l'artiste. Hors norme, elle domine la scène de la chanson française depuis près de quatre décennies.Notes Biographiques : Née à Bruxelles. Docteur en philosophie (thèse sur L?Ontologie de Gilles Deleuze, Université de Paris 8, et licence en philosophie et licence en philologie romane à l?ULB), élue en 2018 à l?Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, auteur d?essais, de romans, de recueils de poèmes, auteur de monographies d?artistes, membre du comité de rédaction de la revue Lignes, membre du comité d?administration des Editions le Cormier, critique pour diverses revues (La Nouvelle Quinzaine littéraire, Artpress, Roaditude, La Septième Obsession, Diacritik, Flux News, L?Art même, Le Carnet et les Instants, Lignes, Septentrion, Espace de Libertés?). Thésarde, prof de français, postdoc, agente administrative, pigiste puis attachée à la Promotion des Lettres, Nausicaa Dewez aime la littérature et le cinéma. Elle donne son avis sur l?une dans la revue Le Carnet et les Instants, dont elle est rédactrice en chef, et sur l?autre dans Le Rayon Vert.
Cet essai aborde l'ontologie de Gilles Deleuze à partit des problèmes de l'événement et de la genèse de l'être et de la pensée. Il interroge la politique de pensée mise en œuvre par Deleuze en son choix de l'immanence et en sa synthèse des dispositifs philosophiques produits par les Stoïciens, Spinoza, Nietzsche et Bergson essentiellement. La création de ce que Deleuze appelait une nouvelle image de la pensée rejoue ainsi les questions de l'être, du temps et de la différence et passe par la reconsidération du rapport entre la pensée et le chaos. Le traitement de la question de la co-genèse de l'être et de la pensée implique la position d'une pensée de la différence séparée de la différence critico-phénoménologique et de la différence dialectique. Par-delà la fin de non-recevoir que Deleuze a opposée à Hegel, il s'agit de repérer les affinités entre dialectique hégélienne et plan vitaliste deleuzien. Sous la ligne de démarcation tracée par Deleuze à l'endroit de la dialectique, des zones de proximité se dessinent en effet à même l'hétérogénéité des plans d'immanence.
Etre BARBARELLA, c'est d'abord et avant tout être une femme. Une femme libre et indépendante, émancipée et aventurière, séduisante et fascinante, pleinement inscrite au coeur des mouvements les plus avant-gardistes de son époque, les sixties. Dessinée par Jean-Claude Forest dès 1962 à partir de la plastique, elle-même révolutionnaire, de Brigitte Bardot, incarnée au cinéma, de manière immédiatement légendaire, par Jane Fonda pour la caméra de Roger Vadim en 1968, Barbarella brise les tabous comme les images stéréotypées de pin-up de la bande dessinée et du cinéma. Fille de l'espace, elle est aussi une fille de son temps, qui traverse à toute vitesse les galaxies et les récits les plus fantasques de la science-fiction comme les problématiques les plus cruciales de la fin du XX' siècle : l'éthique et l'érotique, la liberté des corps et des esprits, l'antispécisme et le transhumanisme, l'urgence écologique et la critique des modes de gouvernance. Ambassadrice de la paix, Barbarella fait l'amour plutôt que la guerre ; sa conquête spatiale est celle du plaisir, son odyssée, sauvage et impromptue, ouvre le champ de tous nos possibles. Véronique Bergen explore avec une inlassable curiosité les innombrables constellations de la pensée et de la littérature. Philosophe intrépide, romancière et poète téméraire, membre de l'Académie Royale de langue et de littérature françaises de Belgique, elle est l'auteur de nombreux essais philosophiques interrogeant les esthétiques et les métaphysiques contemporaines (L'Ontologie de Gilles Deleuze ; Le Corps glorieux de la top-modèle ; Luchino Visconti, les promesses du crépuscule ; Patti Smith, Horses ...) ainsi que de plusieurs romans qui s'intéressent aux voix des oubliés et aux voies des oppressions (Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent ; Tous doivent être sauvés ou aucun). Collaboratrice régulière de nombreux magazines de littérature et d'art contemporain, elle exerce son regard analytique à une vitesse supraluminique.
Résumé : Des théoriciens majeurs de l'Histoire dans lesquels les anarchistes ont loué un rôle de premier plan (révolution mexicaine, révolution russe, guerre d'Espagne...). les grandes idées et les conquêtes de l'esprit libertaire sont ici convoquées dans un récit satirique et corrosif. Mouvement occulté et méconnu, l'anarchie connaît un actuel regain qui témoigne de sa fécondité dans notre monde contemporain en crise.
Le cinéma de Visconti a trop souvent été lu sous le prisme d'un classicisme décadentiste ayant succédé à ses films néoréalistes. Cet essai entend contester cette approche et réinterroger les créations du Visconti sous l'angle du motif du "trop tard", en abordant deux oeuvres en particulier, Les Damnés et le scénario Proust resté à l'état de fantôme. L'analyse des paradoxes et tensions de l'esthétique viscontienne, de la fonction qu'il impartit au cinéma mettra au jour sa problématique de l'Histoire, sa métaphysique de la mort et les promesses que recèle tout crépuscule.
Dans cet ouvrage, 27 auteurs internationaux rendent hommage à Bernard Sellato. Au fil des décennies, il a ethnographié une quarantaine de sociétés, établi la phonologie de leurs langues, étudié la transition vers l'agriculture et la sédentarité des nomades forestiers, éclairé les mythes, rites et cosmogonies des peuples de la grande île, leur histoire et leur préhistoire, discuté l'interface entre forêt tropicale et sociétés, et documenté l'art, l'artisanat, la vannerie, le commerce des produits forestiers et les processus de diffusion ethnoculturelle. Son oeuvre relève autant de l'anthropologie sociale que de l'ethnologie régionale.
Quel point commun entre Marilyn Monroe et une Madone de Fra Angelico, entre Vénus et une héroïne hitchcockienne, entre Marlene Dietrich et Lolita? La chevelure d'or, tour à tour érotique, angélique ou sacrée, tisse ici des liens originaux et inédits entre ces blondes mythiques que les arts ont consacrées. De l'Antiquité à nos jours, de la littérature au cinéma en passant par la peinture et la photographie, la blondeur se révèle être un motif artistique complexe, objet de tous les fantasmes. Les auteurs de cet ouvrage en éclairent les fascinants enjeux à travers les oeuvres des grands peintres de la Renaissance et du Pop Art (de Botticelli à Villeglé), des cinéastes européens et hollywoodiens (de Rossellini à Lynch), de la littérature et du théâtre (de Pétrarque à Échenoz, en passant par Pommerat). Le lecteur, curieux, novice, passionné, est convié à une balade sur les pas des divinités d'hier et d'aujourd'hui, réelles ou fictionnelles, s'incarnant sous les traits de Jean Harlow, Ingrid Bergman, Brigitte Bardot, Monica Vitti, Natassja Kinski, Madonna et tant d'autres...
Résumé : La hache apparait au néolithique. Elle est robuste, facile à fabriquer et à utiliser, et si elle a pu changer, sa forme reste reconnaissable entre toutes. Au contraire de l'épée, cette arme n'est pas auréolée de merveilleux. C'est une arme plus terre-à-terre, populaire, qui a plus de prestige que le couteau ou le bâton. Elle est à la fois outil et arme. Néanmoins, elle peut accompagner l'homme puissant dans la tombe. Alors synonyme de prestige et d'autorité, cette arme devient le support de décorations en rapport avec la position sociale de son propriétaire. Un faisceau de ramifications s'organise autour des multiples dimensions de cet objet : historiques, symboliques... et pop culturelles.
Nos héros contemporains sont dabord des héros masqués, doués de pouvoirs surnaturels et anormaux, aimant à jouer de leur hyper-puissance technique et technologique. Que sont donc nos héros devenus ? Par quels mécanismes gratifiants réussissent-ils à transformer leur condition héroïque ? Dans quelle mesure également sont-ils à même de faire de grandes oeuvres de celles, diverses, qui les accueillent (romans, blockbusters, comics, romans-graphiques ou séries télévisées). Ce sont à ces questions que les différents articles de cet ouvrage tentent de répondre en croisant ces nouveaux champs de recherches que sont les cultural studies, les humanités numériques, les TV studies, etc.