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L'ontologie de Gilles Deleuze
Bergen Véronique
L'HARMATTAN
64,50 €
Épuisé
EAN :9782747503983
Cet essai aborde l'ontologie de Gilles Deleuze à partit des problèmes de l'événement et de la genèse de l'être et de la pensée. Il interroge la politique de pensée mise en œuvre par Deleuze en son choix de l'immanence et en sa synthèse des dispositifs philosophiques produits par les Stoïciens, Spinoza, Nietzsche et Bergson essentiellement. La création de ce que Deleuze appelait une nouvelle image de la pensée rejoue ainsi les questions de l'être, du temps et de la différence et passe par la reconsidération du rapport entre la pensée et le chaos. Le traitement de la question de la co-genèse de l'être et de la pensée implique la position d'une pensée de la différence séparée de la différence critico-phénoménologique et de la différence dialectique. Par-delà la fin de non-recevoir que Deleuze a opposée à Hegel, il s'agit de repérer les affinités entre dialectique hégélienne et plan vitaliste deleuzien. Sous la ligne de démarcation tracée par Deleuze à l'endroit de la dialectique, des zones de proximité se dessinent en effet à même l'hétérogénéité des plans d'immanence.
Obsédée par les fêlures de son amante, une femme se perd dans de singulières joutes passionnelles sur fond d'océan... Comment endurer les cinglantes lignes de fuite de Chloé, amazone à la troublante armure? Comment déchiffrer les langues intimes de son journal, vertigineuse tour de Babel intérieure dans laquelle cette dernière s'est enfermée à double tour? Comment surtout découvrir le code secret à même de pénétrer les mystérieux écrits d'Ossip, son grand-oncle survivant des camps qui vient de se jeter dans la mer? Au fil des jours se précise un tragique roman familial: la disparition des siens durant l'orgie de sang de la Seconde Guerre mondiale, l'interminable silence du dieu des Etoiles jaunes... D'une écriture visionnaire, Véronique Bergen conjugue les mille énigmes d'une passion à une hallucinatoire traversée des pulsions barbares du XXe siècle. Creusant les méandres d'un inépuisable panthéisme amoureux, elle nous happe dans la flamboyante folie de la guerre. Biographie de l'auteur Née et résidant à Bruxelles, Véronique Bergen est philosophe de formation et a publié plusieurs recueils de poèmes, des essais et des romans dont, récemment, Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent (Denoël, 2006, prix Félix Denayer de l'Académie de langue et de littérature françaises de Belgique, prix triennal de la Ville de Tournai).
Résumé : Des théoriciens majeurs de l'Histoire dans lesquels les anarchistes ont loué un rôle de premier plan (révolution mexicaine, révolution russe, guerre d'Espagne...). les grandes idées et les conquêtes de l'esprit libertaire sont ici convoquées dans un récit satirique et corrosif. Mouvement occulté et méconnu, l'anarchie connaît un actuel regain qui témoigne de sa fécondité dans notre monde contemporain en crise.
Résumé : Cet essai interroge Portier de nuit, chef-d'oeuvre de Liliana Cavani, qui suscita bien des controverses à sa sortie en 1974. Il questionne l'esthétique de la cinéaste, la lecture qu'elle produit du nazisme, le lien d'amour qui lie un ancien bourreau et sa victime. A partir de la notion de "zone grise" forgée par Primo Levi, il ausculte la figuration des pulsions, les dédales de la mémoire, la représentation de situations extrêmes ainsi que le jeu transcendant de Charlotte Rampling et Dirk Bogarde. Lors des polémiques que le film engendra, la voix de Michel Foucault s'éleva. L'ouvrage de Véronique Bergen déconstruit la lecture foucaldienne et réarticule la question de la figuration de la Shoah à partir des positions de Claude Lanzmann. En analysant Portier de nuit, le livre approche l'oeuvre d'une cinéaste que Pasolini qualifiait d'"hérétique et de révolutionnaire". La caméra de Cavani sonde les mouvements du désir, des forces transgressives et les points de crise de l'Histoire. Dans Portier de nuit, elle découpe deux figures en marge, Max (Dirk Bogarde) et Lucia (Charlotte Rampling) dont l'amour fou, jugé malsain, déclaré pathologique, est condamné par tous durant la Deuxième Guerre mondiale et lors de leur retrouvailles douze ans après la Libération.
La mode a fait de l'inauthentique l'espace de ses expérimentations. Lorsqu'ils véhiculent les codes de la frivolité, créateurs et top-modèles le font en conscience, et se posent en sujets d'énonciation à part entière. L'examen du "phénomène de mode" fait apparaître la relation étroite qu'il entretient avec les motifs fondamentaux de la représentation occidentale : un platonisme "hétérodoxe" et une "inversion paradoxale de l'incarnation", entendue en son sens religieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.