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Correspondance new-yorkaise suivi de Les absences du photographe
Bergala Alain ; Depardon Raymond
CAH CINEMA
14,95 €
Épuisé
EAN :9782866420000
Du 2 juillet au 7 août 1981. Durant quelques semaines estivales, Raymond Depardon a tenu une chronique photographique au journal Libération. Pendant ces quelques semaines, une page de "Libé" était réservée à la carte postale du photographe de Magnum. Un suicide au coin de la 9e avenue et de la 43e rue, un jour de pluie, des gosses de Harlem, les plages de N. Y., du personnel du New York Times, une manifestation de conducteurs de métro... Quelques semaines faites d'enthousiasme, de craintes, de passions, de réflexions quotidiennes sur le sens du journalisme, simplement parce qu'un rectangle noir et blanc a occupé la place de tant de texte dans les pages "étranger" du journal... Chaque jour, le photographe a pris des photos, développé, tiré, expédié. Une image par jour. Agrémentée d'un prologue (des portraits d'anonymes new-yorkais, pris avant la "correspondance", saisis au vol de l'objectif) et d'un épilogue (des images plus intimes de Raymond Depardon, partagées avec sa mère, sa nièce), commentée par le photographe lui-même, cette correspondance particulière, ponctuelle, fait la part belle à la gratuité du reporter, à sa capacité de faire des images sans but véritable, et néanmoins essentielles, tout au bout de l'anodin. --Céline Darner
Depuis un demi-siècle, les photographes de l'agence Magnum observent le cinéma. Comme un pays en plus sur la carte du monde. Une tribu à part, qui peut se constituer partout en communauté éphémère, le temps du tournage d'un film. Cette rencontre entre une famille de photographes et la tribu-cinéma porte la touche Magnum. Le photographe, ici, ne conçoit pas de travailler comme un prédateur, à la sauvette. II ne sort son appareil qu'à condition d'avoir établi des liens privilégiés, et durables, avec tel ou tel cinéaste (John Huston, Joseph Losey, Elia Kazan, Orson Welles, Emir Kusturica, Roberto Rossellini, Jean Renoir, Jacques Tati, etc.), tel ou tel acteur (Marilyn Monroe, Romy Schneider, Ingrid Bergman, Yves Montand, Isabella Rossellini, etc). II y avait des milliers de clichés de grands photographes, à Paris comme à New York, qui attendaient d'être choisis et regroupés pour témoigner de cinquante ans de cinéma, une considérable quantité d'images inédites, et des plus émouvantes, aux côtés d'images déjà célèbres, voire emblématiques. On y retrouvera quelques-uns des regards les plus singuliers qui ont fait ce demi-siècle de photographie: Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, David Seymour, Marc Riboud, Eugène Smith, Ernst Haas, Werner Bischof, Dennis Stock, Gilles Peress, Josef Koudelka, Raymond Depardon, Elliott Erwitt, Bruce Davidson, Bruno Barbey, René Burri, Guy Le Querrec, Abbas, Inge Morath, etc.
Résumé : Né en 1904 en Russie, Sam Lévin ouvre au début des années 30 un studio à Paris où il acquiert rapidement une grande notoriété en tant que portraitiste de célébrités. Dès 1935, il travaille sur des tournages de films, et il devient le photographe attitré de Jean Renoir en 1937 lors de La Grande Illusion. Suivront La Bête humaine, La Règle du jeu. Il collabore avec les plus grands cinéastes de l'époque : René Clair, Henri-Georges Clouzot, Max Ophüls. Ses contacts avec de grandes compagnies et des studios, comme la Metro-Goldwin-Mayer on Cinecittà lui permettent de photographier les stars internationales de passage en Europe, telles Burt Lancaster, Ingrid Bergman, Ava Gardner, Orson Welles... Habile technicien et esthète, Sam Lévin s'est plu à créer dans son studio des ambiances et des lumières aptes à sculpter les visages et en magnifier la personnalité, comme celle de Brigitte Bardot, dont il a été le photographe privilégié pendant plus de vingt ans. Il meurt en 1992. Le 6 juin 1997 Sabine Lévin fait donation des archives photographiques de son mari à l'Etat. Elles se composent de 600 000 négatifs accompagnés de tirages, représentant plus de 6 000 personnalités. Cet ouvrage rassemble quelques-unes des plus belles photographies de Sam Lévin accompagnées de textes de Bruno Serralongue et d'Alain Bergala, deux spécialistes de la photographie et du cinéma.
Nombre de livres analysent les films comme objets finis, de l'extérieur, mais il n'en existe pas vraiment, à ce jour, qui analysent l'acte de création cinéma lui-même, dans ses choix et sa dynamique. Tout film, toute séquence, tout plan, portent la trace du geste de création dont ils sont l'aboutissement. Cette trace, c'est comme la touche du peintre lorsque l'on s'approche du tableau que l'on a d'abord regardé à la distance convenue : on voit alors le contact du pinceau avec la toile, la matière même dont est faite l'oeuvre. C'est le propos de ce livre : essayer d'approcher l'acte de création de l'intérieur, à la naissance même de ce que va être le film, et tout au long de son processus de création. Il assemble des textes écrits pour diverses revues, publications et conférences. Il trace le chemin d'une réflexion continue de plus de vingt ans, où s'approfondit le travail sur quelques cinéastes essentiels à cette approche : Hitchcock, Rossellini, Godard, Bergman, Renoir, Eustache, Mizoguchi, Truffaut, Jean Vigo, Kiarostami... Il s'adresse à tous ceux que les questions de création (et pas seulement au cinéma) concernent ou intéressent. Il est écrit dans un style simple, accueillant, sans jargon spécialisé et sans péages théoriques. Destiné aussi aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs en cinéma, il est susceptible d'ouvrir de nouvelles voies à l'analyse de film et à la recherche en cinéma.
Artiste majeur du XXe siècle, d'une profonde acuité sur son temps. Kubrick a porté un regard new-yorkais du Bronx, il est d'abord photographe à Look avant de réaliser un premier documentaire sur la boxe. Son adaptation de Lolita le propulse, dans une odeur de souffre en haut du box-office. Ayant décidé de vivre désormais près de Londres, il enchaîne les chefs-d'oeuvre qui consacrent une carrière internationale. Il renouvelle les genres avec une puissance d'invention formelle hors du commun : thriller, comédie, science-fiction, horreur... Il traite des grands sujets qui ont façonné le monde contemporain : la Première Guerre mondiale (Les Sentiers de la gloire), la guerre froide (Dr Folamour), le Vietnam (Full Metal Jacket), la conquête de l'espace (2001), la violence (Orange mécanique, Shining). Son dernier film, Eyes Wide Shut, parfait le portrait légendaire d'un démiurge perfectionniste, laissant planer dans son sillage la part de mystère qui fascine les nouvelles générations qui le découvrent.Bill Krohn est correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles. Il est notamment l'auteur de l'album Hitchcock au travail, traduit dans le monde entier.
La Boulangère de Monceau (1962) La Carrière de Suzanne (1963) Ma nuit chez Maud (1968) La Collectionneuse (1966) Le Genou de Claire (1970) L'Amour l'après-midi (1972)
Les Cahiers du cinéma poursuivent la réédition des textes essentiels d'André Bazin. Après le succès d'"Orson Welles", c'est aujourd'hui "Charlie Chaplin" qui reparaît dans la "Petite bibliothèque". La première édition de ce livre paru en 1972, au moment où Chaplin lui-même décida de remettre en circulation la totalité de son oeuvre, alors que nombreux films étaient invisibles depuis longtemps. Bazin, disparu depuis 1958, c'est François Truffaut qui eut l'initiative de cette édition. Il demanda alors à Eric Rohmer de compléter l'ouvrage en écrivant sur le dernier film que réalisa Chaplin en 1967 : "La Comtesse de Hong Kong". (...) "L'oeuvre de Chaplin, Bazin la connaissait comme sa poche, on s'en rendra compte en lisant ce livre, mais je puis y ajouter le merveilleux souvenir d'innombrables séances de ciné-clubs où j'ai vu Bazin présenter à des ouvriers, des séminaristes ou des étudiants Le Pèlerin, Le Vagabond ou d'autres "trois bobines" qu'il connaissait par coeur et qu'il décrivait par avance sans que l'effet de surprise en fût altéré ; Bazin parlait de Chaplin mieux que personne, et sa dialectique vertigineuse ajoutait au plaisir. (...) De quoi est fait Charlot, pourquoi et comment a-t-il dominé et influencé cinquante ans de cinéma - au point qu'on le distingue nettement en surimpression derrière le Julien Carette de La Règle du jeu, comme on distingue Henri Verdoux derrière Archibal de la Cruz, et comme le petit barbier juif qui regarde brûler sa maison dans Le Dictateur revit vingt-six ans plus tard dans le vieux polonais de Au Feu les pompiers de Milos Forman ? Voilà ce que Bazin a su voir et faire voir". (...)