Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
À côté
Bérezné Francis
CHAMBRE ECHOS
12,00 €
Épuisé
EAN :9782913904453
Dans une maison de retraite, un vieillard, sur le point de mourir, vit une amitié passionnée avec un voisin de chambre, Victor. Tandis que celui-ci se tient dans le silence, celui-là est saisi d'une irrépressible parole, pleine de souvenirs, d'imprécations, et de reproches. Il y a beaucoup de vie dans cette fin de vie, beaucoup d'intensité, du délire aussi. S'y rencontrent pêle-mêle, et de façon cocasse, dans une logique folle, les herborisations de Victor et Dieu, le métier de tailleur et le verbe, l'or d'une dot impayée, le schtetl, une traversée ratée en Amérique. Malgré son caractère orageux, cette amitié permet cependant au vieil homme de résister à la violence institutionnelle, de trouver des raisons de vivre et de mourir dans un milieu qu'on devine insupportable. En explorant différents registres de langage, l'auteur suit au plus près les méandres d'une pensée qui va sans les contraintes qu'exigent les nécessités de la vie ordinaire et qui d'autre que moi pourrait provoquer sa colère puisqu'en dehors de nous il n'y a dans cette maison rien ni personne, et entre nous depuis longtemps rien que mon bavardage et son silence, où je vais m'engouffrer une fois pour toutes. Après avoir raconté sa vie de fou, Francis Bérezné imagine avec humour la désolation d'une maison de retraite.
Résumé : Francis Bérezné découvre l'Art des fous lors d'un voyage à Lausanne en 1966. Cinq ans plus tard il est pris lui-même dans la spirale de la folie pour de nombreuses années. De cette conjonction naissent des dessins que l'on aurait pu dire "bruts", et une réflexion sur cet Art qui se prolonge jusqu'à aujourd'hui. Le récit se développe sur deux modes : l'évocation d'une période perturbée de la vie de l'auteur, l'expression d'une saine colère.
Résumé : Il se dit vagabond, marche le jour dans la ville et le soir dort dans un centre pour sans-logis. Son esprit est comme à ciel ouvert. Des bribes de souvenirs se mêlent confusément à ses pas, à ses repas, à son sommeil. Chaque jour, il se rend à la Bibliothèque Centrale noter sous une dictée intérieure qui ressemble fort à des voix un flot de propos issus de "la maladie d'être dehors", dont il souffre. Singe, lui, demeure chez sa mère. Il parcourt aussi la ville, et collectionne des feuilles mortes qu'il classe fébrilement dans un herbier dérisoire. A l'occasion d'événements politiques exceptionnels, son excitation croît avec l'agitation générale puis la déborde. Singe perd la tête.
Résumé : Deux courts récits, l'un dense, chahuté, violent, l'autre où l'on entrevoit peut-être la sortie du tunnel... Le choc des souvenirs de l'hôpital psychiatrique : images de lieux, de corps mutilés, de visages éteints, relayées par les mots. Après le "tu"qui seul permet au narrateur d'établir la distance nécessaire au travail de la mémoire, reviennent la parole ou le "je" et une pensée qui vagabonde. En hors-texte, des reproductions des peintures de l'auteur.
Erika vient de loin, d'un Nord-Est brumeux et froid. Lorsqu'elle évoque son retour au pays natal, elle se désigne comme la demie-revenue, celle qui ne sera plus désormais qu'à demi-présente. Elle parcourt le monde avec une soif vraie de découvrir, connaître, renaître à chaque étape. Elle ne décrit pas le voyage mais ce moment unique où, ailleurs, on est autre, tremblant de ne plus se retrouver, espérant délicatement se perdre. Vingt et une histoires d'amour où l'autre, à jamais absent, se présente comme en un rêve pour pervertir ou nimber le présent de caresses intimes, l'illuminer parfois.
Insatiable conteur de la houle et du ressac, Jean-Pierre Gandebeuf contemple à pleines journées la lumière, d'ailleurs, le jour voyage vite. Pour notre plaisir et pour le sien, il se fait chantre de tout ce qui anime les vastes étendues d'eau changeantes : J'attends que la mer devienne bleue et mince comme du papier Ce sera mon meilleur atelier pour chanter l'aube au printemps. De Cassis à Porquerolles, de Tanger à Roscoff, son siège social c'est le ventre des calanques où dorment les galets. Cet ancien journaliste du Dauphiné Libéré est devenu le griot du peuple majestueux des amers.
Un jour d?été, un écrivain paysan du Jura bernois quitte sa montagne, ses terres et ses bêtes pour s?aventurer le temps d?une soirée et d?une nuit dans un autre monde à l?occasion d?une manifestation littéraire dans une station de villégiature des Alpes valaisannes. Là il arrive, avec sa barbe foisonnante, sa vigueur terrienne et son regard caustique, chargé d?une histoire dont il va, comme les autres auteurs invités, offrir au fil des heures quelques aperçus détonants. A la lueur d?une lune perplexe se confrontent entre la scène et le public des mondes totalement hétérogènes. La joute apparaît périlleuse. Chez lui, chèvres et vaches attendent son retour, narquoises, sceptiques quant au bien-fondé de l?entreprise.
Certes, Gandebeuf doit être rangé dans un classeur à part. Entre Laforgue et Prévert, entre Complaintes et Paroles du côté de Queneau. Les rêves de Gandebeuf ont de multiples facettes. Ils sont cocasses ou (et) tendres, co(s)miques et (ou) quotidiens, désespérés ou apaisés. Il faut les classer : par vingt degrés de lassitude sud là où la sciure du mot par une délicate attention exprime son édifiante misère.