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Destin de l'homme dans le monde actuel
Berdiaev Nicolas ; Schaelchli Edouard
RN
20,00 €
Épuisé
EAN :9791096562251
Dans ce texte important dans son oeuvre, le philosophe russe décrit déclin de la spiritualité et la déshumanisation d'un monde qui bascule vers le totalitarisme (1936). Il analyse notamment l'idée de guerre, imposée par des régimes politiques collectivistes qui font régner le matérialisme et le mépris de l'individu, mais aussi la servitude volontaire de ce dernier, qui aspire à la force au détriment de lui-même et de sa liberté. La technique, les concepts nouveaux de race, de nationalité, les totalitarismes sur le point de tout emporter ; Berdiaeff prophétise quelques années avant la guerre que l'homme est en voie de bestialisation, au point de se demander s'il mérite encore d'être appelé tel. Comme souvent dans son oeuvre, Berdiaeff s'appuie sur son christianisme pour appeler à une renaissance spirituelle, en admonestant toutefois les chrétiens et leur hypocrisie.
Résumé : Curieux itinéraire que celui de Nicolas Berdiaev (1874-1948), passé du marxisme au christianisme, expulsé de Russie soviétique en 1922 comme " adversaire idéologique du communisme " ! En 1926, émigré en France, Berdiaev publie en russe cinq mini-essais traitant tous, de diverses façons, de " l'esprit bourgeois ". S'y expriment toutes les interrogations du philosophe, ses combats, sa volonté de placer au centre de tout la liberté et la personne. Pour Berdiaev, " l'esprit bourgeois ", qui finit toujours par s'imposer (y compris dans la jeune Union soviétique), a pour conséquence de rendre l'homme esclave des choses (dont l'argent) et de l'ensemble du monde visible. Berdiaev lui oppose la personne, " totalité de la pensée, du vouloir, des sentiments, de l'activité créatrice, affranchissement de l'homme du monde extérieur, de la société qui cherche à l'absorber ". De l'esprit bourgeois est le premier ouvrage d'une collection de textes de penseurs de toutes origines, dont le questionnement, même ancien, se révèle d'actualité en ces temps de doute profond. Cette collection sera placée sous le double signe des éditions des Syrtes et des éditions L'Inventaire. La présente édition reprend, revue, la traduction parue en 1949 chez Delachaux & Niestlé (Neuchâtel).
Maritain Jacques ; Berdiaev Nicolas ; Hubert Berna
Le dialogue entre le philosophe thomiste Jacques Maritain et le penseur russe Nicolas Berdiaev se déroula dès l'arrivée de Berdiaev à Paris et il fut assez régulier jusqu'à la Seconde Guerre mondiale lorsque Maritain s'exila à New York, mais leurs échanges se poursuivirent jusqu'à la mort de Berdiaev en 1948. Ces deux intellectuels du XXe siècle ont coopéré, mais sans choisir la vérité contre leur amitié, ni leur amitié contre la vérité. Il ne fait aucun doute que Jacques Pavlovitch aima beaucoup personnellement le philosophe de Clamart et que Nicolas Alexandrovitch a réellement pris en affection le philosophe de Meudon. En réalité leur amitié, à laquelle se joignirent Raïssa Maritain et Lydia Berdiaev, fut révélatrice de leur ouverture d'esprit, de leur indignation devant les drames du monde moderne et de leurs recherches de l'indicible. Leurs coeurs étaient plus grands que leurs philosophies respectives.
Conception chrétienne et conception marxiste de l'histoire in- terpelle aujourd'hui le croyant avec des accents novateurs et prophétiques. Ce texte, écrit il y a 40 ans, jette une lumière vive et salutaire dans le débat où se répondent aujourd'hui les tenants et les adversaires d'un christianisme social et d'une théologie politique. Avec une maîtrise convaincante, Berdiaeff réalise ici, selon le mot si juste d'Olivier Clément, "une intégration chrétienne de la révolte moderne, surtout celle de Marx et de Nietzsche" . Loin de nous ramener à des querelles d'hier, il est tourné vers l'avenir et projette le lecteur au coeur du dialogue qu'entretient aujourd'hui le christianisme avec le marxisme. La force de cette pensée tient peut-être à la façon dont l'auteur est impliqué lui-même dans le débat qu'il propose. Nicolas Berdiaeff ne s'est pas contenté de disserter de l'histoire ; il l'a vécue intensément. Obligé de quitter la Russie communiste, il ne s'est jamais désolidarisé des intentions et des intuitions socialistes dans leurs exigences les plus radicales. Acceptant avec ferveur et rigueur toutes les dimensions de l'Evangile, son élan religieux ne le détourne jamais du drame des hommes et du souci de bâtir une histoire humaine et juste. Il répond efficacement à nos interrogations présentes et pourrait éviter bien d'inutiles détours et dérobades pour saisir l'enjeu historique de la confrontation des chrétiens et des marxistes.
Penseur engagé dans son temps, Nicolas Berdiaev (1874-1948) ne cessa jamais d'affirmer sa foi en la liberté et la dignité de l'esprit humain. Il professait "un christianisme de liberté et de création, non d'autorité et de tradition" et prônait une conception mystique de l'Église. Dans les textes rassemblés ici, Berdiaev réfléchit à des questions philosophiques et religieuses qui, en plus de toucher au coeur de son oeuvre, demeurent d'une actualité brûlante: la signification de la liberté religieuse et de la liberté au sein de l'Église, la justification de Dieu face à l'immensité du mal et des souffrances humaines, l'importance du dévoilement de la nature créatrice de l'homme, qu'il oppose à la recherche du salut pour soi seul. Il s'interroge sur les défis posés par l'athéisme au chrétien désireux de défendre sa foi, mais honteux des abus commis au nom du christianisme à travers l'histoire, et explique pourquoi l'on devrait juger le christianisme à l'aune de ses préceptes, et non du comportement des chrétiens ou des errements de l'Église historique. Quatre des cinq articles réunis ici sont inédits en français; le cinquième n'est paru que dans les années 1930. Écrits à des moments cruciaux de l'existence de Berdiaev - peu après sa conversion, à la suite de son départ de Russie soviétique en 1922 et dans les premières années de son exil en France -, ces essais donnent à voir les idées-forces de sa conception du christianisme. L'introduction vise à situer l'oeuvre dans sa vie. Grâce à des sources inédites et souvent méconnues de ses biographes, en particulier le journal intime de sa femme et des articles difficiles d'accès, elle retrace le parcours spirituel de Berdiaev et expose son rapport à l'Église orthodoxe et ses compagnonnages intellectuels.
Nous sommes entrés dans une ère de grandes convulsions. Les crises se multiplient autour de nous, qu´elles soient politiques ou institutionnelles, industrielles ou financières, écologiques ou sociales, identitaires ou religieuses. Partout, on s´inquiète pour l´avenir. Mondialisation, numérisation, ubérisation essor inédit des réseaux virtuels et de l´interconnexion bientôt transhumanisme, robotique et cybernétique. Tous les repèrent se mettent à vaciller. Face aux angoisses, aux fractures et aux crispations, l´heure est plus que jamais venue de renouer avec un sens libre du débat. Des intellectuels issus de tous les champs disciplinaires ont accepté de répondre aux interrogations de notre temps. Ils sont sociologues, historiens, philosophes ou économistes. Loin d´être d´accord sur tout, ils partagent cependant un même souci de notre destinée collective. Les pistes qu´ils dessinent contribueront à nourrir les réflexions politiques de ces prochaines années.
Les crises manifestes dans lesquelles nos sociétés se débattent remettent au premier plan les questions de morale et la possibilité de déterminer les principes d'une morale commune. Tout le monde commence à percevoir que le slogan "c'est mon droit", revendiqué par tout un chacun, nous mène droit dans un mur. Cet ouvrage propose en premier lieu de déterminer les fondements d'une morale commune qui pourrait valoir devant le tribunal de la raison. Il propose ensuite d'essayer de comprendre comment la morale se transmet et pour quelles raisons nous finissons le plus souvent par lui obéir, mobilisant pour ce faire les ressources de la psychanalyse, de la philosophie existentialiste sartrienne ou encore de la philosophie de Bergson. La troisième partie présente enfin une série "d'études de cas", c'est-à-dire des essais de morale appliquée.
L'Orwell essayiste a écrit de très nombreux essais, la plupart parus dans la presse de l'époque. Peu cependant traitent directement de la liberté d'expression et de pensée, thèmes chers s'il en est à l'auteur de La Ferme des Animaux et de 1984. Dans ce petit texte offensif, prononcé à l'occasion d'un événement en faveur de la liberté de la presse, Orwell s'insurge contre les discussions sur le sexe des anges quand elles ne sont pas de franches louanges envers le communisme soviétique et l'URSS. Il se livre ensuite à un plaidoyer prémonitoire et lucide sur la nature du totalitarisme et ses rapports avec la liberté d'expression, les écrivains et la littérature en tant que telle - la littérature avait en effet toujours été la passion d'Orwell, qui n'écrirait 1984 que quelques années plus tard. C'est dans ce texte qu'il faut lire la défense qu'en fait Orwell, dans des termes et au moyen d'analyses qui n'ont rien perdu de leur pertinence aujourd'hui.
Je fus, que son ami Jacques Ellul tenait "pour un des seuls livres fondamentaux sur la liberté", est l'ceuvre de philosophie existentielle majeure de Bernard Charbonneau. Cet Essai sur la liberté, véritable odyssée intellectuelle et sensible d'une liberté incarnée, à laquelle Bernard Charbonneau donne corps, sang, chair, esprit et style d'une manière incomparable, s'articule autour de l'autre concept central de sa pensée : la nature. Imprégné des intuitions de ceux qui l'ont accompagné dans sa quête (Montaigne, Pascal, Kierkegaard, Nietzsche), Charbonneau explore le concept de liberté sous toutes ses formes ; la sienne est forcément tragique ("le plus dur des devoirs"), qu'il oppose au "mensonge de la liberté" et à tous ses avatars idéologiques, technoscientifiques ou consuméristes. Un livre indispensable pour quiconque cherche à être vraiment libre, c'est-à-dire à interroger les conditions de possibilité de sa propre liberté ? et surtout à la vivre, ici et maintenant.