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Pour un christianisme de création et de liberté
Berdiaev Nicolas
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204089500
Penseur engagé dans son temps, Nicolas Berdiaev (1874-1948) ne cessa jamais d'affirmer sa foi en la liberté et la dignité de l'esprit humain. Il professait "un christianisme de liberté et de création, non d'autorité et de tradition" et prônait une conception mystique de l'Église. Dans les textes rassemblés ici, Berdiaev réfléchit à des questions philosophiques et religieuses qui, en plus de toucher au coeur de son oeuvre, demeurent d'une actualité brûlante: la signification de la liberté religieuse et de la liberté au sein de l'Église, la justification de Dieu face à l'immensité du mal et des souffrances humaines, l'importance du dévoilement de la nature créatrice de l'homme, qu'il oppose à la recherche du salut pour soi seul. Il s'interroge sur les défis posés par l'athéisme au chrétien désireux de défendre sa foi, mais honteux des abus commis au nom du christianisme à travers l'histoire, et explique pourquoi l'on devrait juger le christianisme à l'aune de ses préceptes, et non du comportement des chrétiens ou des errements de l'Église historique. Quatre des cinq articles réunis ici sont inédits en français; le cinquième n'est paru que dans les années 1930. Écrits à des moments cruciaux de l'existence de Berdiaev - peu après sa conversion, à la suite de son départ de Russie soviétique en 1922 et dans les premières années de son exil en France -, ces essais donnent à voir les idées-forces de sa conception du christianisme. L'introduction vise à situer l'oeuvre dans sa vie. Grâce à des sources inédites et souvent méconnues de ses biographes, en particulier le journal intime de sa femme et des articles difficiles d'accès, elle retrace le parcours spirituel de Berdiaev et expose son rapport à l'Église orthodoxe et ses compagnonnages intellectuels.
Conception chrétienne et conception marxiste de l'histoire in- terpelle aujourd'hui le croyant avec des accents novateurs et prophétiques. Ce texte, écrit il y a 40 ans, jette une lumière vive et salutaire dans le débat où se répondent aujourd'hui les tenants et les adversaires d'un christianisme social et d'une théologie politique. Avec une maîtrise convaincante, Berdiaeff réalise ici, selon le mot si juste d'Olivier Clément, "une intégration chrétienne de la révolte moderne, surtout celle de Marx et de Nietzsche" . Loin de nous ramener à des querelles d'hier, il est tourné vers l'avenir et projette le lecteur au coeur du dialogue qu'entretient aujourd'hui le christianisme avec le marxisme. La force de cette pensée tient peut-être à la façon dont l'auteur est impliqué lui-même dans le débat qu'il propose. Nicolas Berdiaeff ne s'est pas contenté de disserter de l'histoire ; il l'a vécue intensément. Obligé de quitter la Russie communiste, il ne s'est jamais désolidarisé des intentions et des intuitions socialistes dans leurs exigences les plus radicales. Acceptant avec ferveur et rigueur toutes les dimensions de l'Evangile, son élan religieux ne le détourne jamais du drame des hommes et du souci de bâtir une histoire humaine et juste. Il répond efficacement à nos interrogations présentes et pourrait éviter bien d'inutiles détours et dérobades pour saisir l'enjeu historique de la confrontation des chrétiens et des marxistes.
La première moitié du XXe siècle, en Russie d'abord puis dans l'émigration russe, a été marquée par l'essor d'une pensée chrétienne souvent prophétique, à la rencontre de l'Occident et de l'Orient chrétiens, de l'Eglise et de la liberté. Un des témoins les plus importants de ce renouveau qui reprend aujourd'hui en URSS, fut sans conteste Nicolas Berdiaev, né à Kiev en 1874, mort à Clamart en 1948. Il a tenté, à la suite de Dostoïevski, en réponse à Marx et à Nietzsche, de rendre compte de la grandeur de l'homme telle que l'exalte la modernité : non pas contre Dieu toutefois, mais dans la " divino-humanité " christique, espace de l'Esprit et de la liberté. De l'esclavage et de la liberté de l'homme constitue la synthèse la plus dépouillée, la plus mûrie, d'une spirititualité, d'une éthique, aussi paradoxale que le Dieu incarné et crucifié du christianisme. Tout est centré sur le thème de la personne irréductible, inconceptualisable, mouvement de dépassement et de communion. Dans une série de développements antinomiques, Berdiaev fait surgir le visage divin de l'homme affronté aux idoles de la philosophie, de sociétés " objectivées ", de l'Etat, de la révolution ou de la sexualité. Il suggère un " eschatologisme actif " où l'homme, retrouvant en Christ sa vocation de créateur créé, anticipe et prépare la transfiguration universelle, affrontant illusions, pesanteurs et tyrannies pour faire flamboyer la liberté".
Résumé : "Dieu est vie et il ne peut se révéler que dans la vie spirituelle. Mais les mystères de la vie divine ne peuvent s'exprimer que par le langage intérieur de l'expérience spirituelle, par un langage de vie et non par celui de la nature objective et de la raison. Nous verrons que la langue de l'expérience spirituelle est inévitablement symbolique et mythologique, qu'il y est toujours question d'événements, de rencontres, de destinée, il n'y a dans cette langue aucune catégorie ou substance figée. Les notions d'âme et d'esprit ont elles-mêmes une origine mythologique. Toutes les vérités relatives à Dieu doivent être incorporées à la profondeur spirituelle". Nicolas Berdiaev.
Résumé : Curieux itinéraire que celui de Nicolas Berdiaev (1874-1948), passé du marxisme au christianisme, expulsé de Russie soviétique en 1922 comme " adversaire idéologique du communisme " ! En 1926, émigré en France, Berdiaev publie en russe cinq mini-essais traitant tous, de diverses façons, de " l'esprit bourgeois ". S'y expriment toutes les interrogations du philosophe, ses combats, sa volonté de placer au centre de tout la liberté et la personne. Pour Berdiaev, " l'esprit bourgeois ", qui finit toujours par s'imposer (y compris dans la jeune Union soviétique), a pour conséquence de rendre l'homme esclave des choses (dont l'argent) et de l'ensemble du monde visible. Berdiaev lui oppose la personne, " totalité de la pensée, du vouloir, des sentiments, de l'activité créatrice, affranchissement de l'homme du monde extérieur, de la société qui cherche à l'absorber ". De l'esprit bourgeois est le premier ouvrage d'une collection de textes de penseurs de toutes origines, dont le questionnement, même ancien, se révèle d'actualité en ces temps de doute profond. Cette collection sera placée sous le double signe des éditions des Syrtes et des éditions L'Inventaire. La présente édition reprend, revue, la traduction parue en 1949 chez Delachaux & Niestlé (Neuchâtel).
Résumé : Je dois l'avouer, il y a des années que je n'avais lu un livre qui m'ait causé autant de joie. C'est un livre extraordinairement limpide dans sa profondeur même, et d'une extrême justesse spirituelle. En le lisant on ne peut que dire : c'est cela, c'est bien cela. On y entend la voix de la Tradition. Mais cette Tradition est vivante, créatrice, juvenescens, disait Irénée de Lyon, capable d'inventer " des mots nouveaux ", affirmaient les Pères Cappadociens. On trouvera dans ce livre les thèmes fondamentaux de la théologie dogmatique - le mystère, la Trinité, la création, le Dieu fait homme, l'Esprit Saint, la prière (y compris la " prière de Jésus "), l'eschatologie - mais toujours exposés pour changer notre vie maintenant, dans les conditions qui sont aujourd'hui les nôtres. Le Dieu dont nous parle Kallistos Ware n'est pas la clé de voûte de l'ordre social, mais le Dieu crucifié par folie d'amour. Il faut méditer ses pages sur le Dieu souffrant et sur l'agonie du Christ, agonie dont " théologie morale " russe du début de ce siècle a si prophétiquement parlé. Au moment où tant de chrétiens doutent de leur identité et de leur vocation, ce livre vient à son heure pour rappeler que le christianisme n'est pas une morale plus ou moins humanitaire, mais une ascèse, une mystique, une vie crucifiée et ressuscitée, un élan qui ne bute pas sur le néant mais se déploie en " voyage dans l'infini ".
Comment continuer à vivre après la mort d'un fils de dix-huit ans ? Les parents qui ont été frappés par ce drame savent bien que cette question est sans réponse. Voici pourtant qu'un père se risque à poser une main fraternelle sur des épaules encore secouées de sanglots étouffés. Un " deux-fois père ", car Michel Laroche _ père selon la chair de Germain dont nous allons partager la vie, la mort... et la naissance _ est aussi père selon l'Esprit puisqu'il est prêtre de l'Eglise orthodoxe. La tension entre l'insupportable douleur humaine et l'espérance spirituelle, vécues en un même coeur, donne à ce livre magnifique une étonnante densité. La compassion n'a rien à voir avec l'homélie. Pourtant, la Parole chrétienne prend tout son sens au creux même de la détresse d'un coeur broyé. Ce paradoxe, qui nous plonge au sein du mystère, court au long de ces pages pudiques et fortes qu'il fallait avoir le courage de livrer à un lecteur qui se sentira peu à peu rejoint là où il croyait être seul, lové sur une souffrance indicible. Alors, l'agonie et la " naissance au ciel " de Germain, tout juste âgé de dix-huit ans, prennent tout leur sens et s'ouvre un chemin étrangement joyeux. Michel Laroche est archiprêtre de l'Eglise orthodoxe. Marié et père de deux enfants, il est actuellement recteur d'une paroisse dans la région parisienne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de spiritualité, notamment Une seule chair, un livre sur la vie spirituelle du couple, et de Seconde naissance, ouvrage traitant de l'angoisse comme d'une voie spirituelle positive.
La France est désormais multi-confessionnelle, multi-ethnique et pluri-culturelle. Dans les cinq volumes précédents de cette série, nous avons exploré les autres pratiques religieuses, les nouvelles modalités du croire et la religion à la carte; nous avons pu démontrer que les minorités protestantes, juives, musulmanes et bouddhistes étaient plus "pratiquantes" que les catholiques historiquement hégémoniques mais que le sens de la pratique était en pleine évolution. Il était logique d'aborder de la même façon les attitudes, les pratiques, les croyances d'une minorité discrète mais très présente en France: les orthodoxes, d'autant plus que, dans le cadre d'une Europe élargie à l'Est, l'orthodoxie, sous ses différentes formes, est la religion la pus importante numériquement. Le problème de fond aujourd'hui est donc de savoir comment la République, confrontée au pluralisme religieux et à une Europe qui ne gère pas le culturel comme la France, va articuler la laïcité, la sécularisation et la demande des minorités religieuses et culturelles.
Résumé : Ce livre propose une synthèse d'introduction et de référence à l'orthodoxie, l'une des trois principales confessions du christianisme. Elle se nomme aussi " Communion orthodoxe " et représente les Eglises des sept conciles. Le terme fut utilisé pour la première fois pour désigner la majorité des chrétiens, c'est-à-dire ceux qui suivaient les conciles oecuméniques. Après le schisme de 1054, seule une partie des chrétiens utilise le nom. Les orthodoxes sont parfois appelés " chrétiens orientaux ", à tort, car les Eglises orthodoxes orientales, les Eglises des deux conciles et les Eglises catholiques orientales sont aussi des chrétiens orientaux.