Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Goethe et la France
Berchtold Jacques
LA BACONNIERE
46,00 €
Épuisé
EAN :9782940431601
Goethe fut tôt au contact de la culture française lors de ses années de formation à Strasbourg. Il subit, comme tous les contemporains de l'Europe aristocratique et féodale, le choc de la Révolution française et sa participation à la campagne de France (défaite de Valmy, 1792) le traumatisa de façon décisive. Après des affinités rousseauistes, Goethe change, et son oeuvre produite dans la nouvelle capitale de l'Aufklärung, Weimar, établit un classicisme proprement allemand mais puisant dans l'Antiquité. Goethe, responsable de bibliothèque, de théâtre et d'opéra, fait par ailleurs connaître aux germanophones les chefs-d'oeuvre des génies français de la littérature, du théâtre (pièces de Racine et Voltaire), de la musique et de la peinture. Des auteurs étranges de la francophonie sont réhabilités (Rabelais) et des auteurs innovateurs du présent sont découverts (Diderot). La réflexion sociale, éthique et politique née du choc de la Révolution française se cristallise dans la pièce La Fille naturelle. Sous le régime du protectorat de la Confédération du Rhin, Goethe rencontre Napoléon (grand lecteur du Werther) en octobre 1808 et envisage d'adapter, en guise d'hommage à ce génie de l'action volontaire et visionnaire, un portrait en Jules César. Le Faust, auquel Goethe est associé à partir de 1808, rencontre en France un écho particulier (Delacroix et Gérard de Nerval).
Berchtold Jacques ; Lavezzi Elisabeth ; Martin Chr
Rédigées par une douzaine de spécialistes de Rousseau (universitaires confirmés ou jeunes chercheurs) les études présentées ici se proposent d'aborder les six premiers livres des Confessions sous des angles variés et novateurs, mais pensés pour être utiles aux candidats à l'agrégation. Ont été privilégiées à la fois des approches synthétiques faisant le point sur des questions centrales de l'oeuvre et des approches inédites. On découvrira ainsi des contributions réinterrogeant la genèse et le projet de l'autobiographie, examinant l'origine et le résultat de cette " entreprise qui n'eut jamais d'exemple et qui n'aura point d'imitateur ", et analysant la tension entre l'irréductible singularité et l'inévitable sociabilité, des enquêtes sur la question des moeurs, sur la voix et les voix dans les six premiers livres, ou encore sur les effets du portrait de soi tant sur l'auteur lui-même que sur le siècle suivant.
En 1749, l'Académie de Dijon met au concours la question suivante: Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les moeurs. Alors qu'il va rendre visite à Diderot prisonnier à Vincennes, Rousseau feuillette le Mercure de France qui publie la question: "Si jamais quelque chose a ressemblé à uneinspiration subite, écrira-t-il plus tard, c'est le mouvement qui se fit en moi à cette lecture; tout à coup, je me sens l'esprit ébloui de mille lumières; des foules d'idées vives s'y présentèrent à la fois avec une force et uneconfusion qui me jeta dans un trouble inexprimable." À la question posée, il répond par la négative et l'Académie couronne son Discours qui connaît un succès foudroyant. Voilà Rousseau célèbre - et aussi attaqué. Mais Voltaire a beau dire que "Jean-Jacques n'est qu'un malheureux charlatan qui, ayant volé unepetite bouteille d'élixir, l'a répandu dans un tonneau de vinaigre", une force insoupçonnée et sincèrement rebelle apparaît dans ce Premier Discours, une pensée novatrice qui sonne juste et résiste aux sarcasmes. Et la lumière que Rousseau jette sur l'homme et sur le liensocial va contribuer à remettre en cause une certaine idée du progrès.
Berchtold Jacques ; Butor Michel ; Larrue Christop
Le 14 juin 2016, la Fondation Martin Bodmer de Cologny, qui conserve plusieurs manuscrits de l'écrivain argentin, organisa une commémoration à l'occasion du 30ème anniversaire de sa disparition, en présence de Madame Maria Kodama, veuve de Borges et en collaboration avec l'Ambassade d'Argentine, la Mission Permanente d'Argentine à Genève et la Fondation Internationale Jorge Luis Borges. Au programme, il y eut des conférences, notamment par Michel Butor ("Témoignage sur Borges"), Michel Petroff ("Une bibliothèque sans fin"), Edward Bizub ("Borges et l'approche de la littérature") et Bertrand Levy ("Borges et Genève"). Dans ce volume, en particulier, on retrouve : la reproduction en facsimilé et l'étude d'un manuscrit inédit de Jorge Luis Borges conservé dans la Bibliotheca Bodmeriana ; la transcription du témoignage de Michel Butor (qui fit à cette occasion une de ses dernières apparitions publiques) ; la présentation de l'exposition "Talisman pour Jorge Luis Borges", conçue par Yann Chateigné et ses élèves, jeunes artistes contemporains de la HEAD - Haute école d'art et de design de Genève et qui fut présentée au Centre Culturel du Manoir à Cologny, à quelque pas de la Fondation Martin Bodmer, du 13 au 30 octobre 2016.
Durant la période martienne ("Cycle obscur"), l'auteur regagne l'Angleterre avec sa femme, douée de "clairvoyance". Le contact avec l'Initié cesse soudain; ses élèves le croient mort - dure épreuve de foi et d'énergie spirituelle. Les meilleurs le reverront et seront dédommagés par un grand bonheur intime et d'inoubliables expériences mystiques. -
Jura, 1911. Une femme se désespère d'être à nouveau enceinte. Pour implorer la fin de sa grossesse, elle se rend au Gouffre du Diable. A partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée, Raluca Antonescu entrelace quatre générations de femmes qui traversent le siècle. Lorsqu'il y a plus d'une fleur sur une tige, on parle d'inflorescence. Les personnages de ce roman se construisent au sein de leur jardin, chacune à son rythme, en se réappropriant leur vie. L'inflorescence se fait l'expression de la transmission muette entre générations, le jardin un lieu-miroir qui n'appartient qu'à soi et permet la reconstruction. Jardin ou gouffre, pépinière en Argentine ou plates-bandes ordonnées d'un lotissement Levitt, pollinisation ou pollution ; l'auteure observe ce perpétuel balancier. Née à Bucarest en 1976, Raluca Antonescu est arrivée en Suisse à l'âge de quatre ans. Après une formation aux Arts décoratifs et aux Beaux-arts, elle travaille à des documentaires puis enseigne les arts plastiques. Inflorescence est son troisième roman après L'inondation (2014) et Sol (2017).