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Violences du rococo
Berchtold Jacques ; Démoris René ; Martin Christop
PU BORDEAUX
28,01 €
Épuisé
EAN :9782867817502
Violences du rococo : paradoxe ? Les associations auxquelles prête le terme de rococo (inventé au XIXe siècle et alors généralement péjoratif) - miroirs, bosquets, boudoirs, foutoirs, triomphe de la courbe, de l'ornement aux dépens du sujet, plaisir de la surprise, jouissance des sens aux dépens du sens, attention au petit, libertinage, mondanité, érotisme, maniérisme, déséquilibre, affectation, manière, insignifiance, divertissement, dispersion, désordre, délicatesse, mollesse, féminisation, absence d'énergie - tendraient plutôt à écarter l'idée de violence, que ne saurait pourtant éviter toute réflexion sur la nature du fait social. En taxant leurs prédécesseurs de frivolité et d'immoralité, les philosophes des Lumières ont tenté de réduire leurs oeuvres à un pur art d'agrément. À cette vision réductrice, les spécialistes de littérature, de peinture, de théorie esthétique, réunis dans ce volume ont voulu échapper et montrer comment, au cours de la période 1690-1750 (que nous retiendrons pour "rococo", sans entrer dans la définition d'une esthétique), écrivains et artistes ont bel et bien pris en charge la représentation de la violence et les enjeux de sa pratique, y compris dans le geste créateur lui-même. Ils l'ont fait sur des modes qui leur sont spécifiques, au sein de démarches que l'on peut qualifier d'anticlassiques, qui ne se sont que fort peu théorisées. Bref, à travers Chardin, Voltaire, Lubert, Oudry, La Joue, Rozelli, Fontenelle et quelques autres, nous avons essayé de pénétrer ce que disent et occultent, ce que "laissent penser" (expression de Caylus) les "masques fragiles" de Jean Weisgerber.
Berchtold Jacques ; Martin Christophe ; Séité Yann
Résumé : Le spectacle apparaît comme une notion centrale dans l'oeuvre et la vie de Rousseau. Sa réflexion critique sur les spectacles procède, en effet, d'une problématique à la fois intellectuelle et existentielle impliquant le "système" de l'oeuvre en sa totalité. Car le spectacle, chez Rousseau, n'est pas seulement l'emblème de la dénaturation : s'il est bien à l'origine du mal dans la société, il est aussi une expérience essentielle. D'une part Rousseau expose à ses contemporains le haut prix du "spectacle de la nature" consolateur de tous les maux et preuve persistante de la Providence. D'autre part il se révèle toujours hanté d'images et de chimères et il voit dans la fête antique le spectacle (humain et sociétal) pur par excellence : celui où rien n'est représenté et où le spectateur est à lui-même (et à ses congénères en empathie) son propre spectacle. Ce volume, qui réunit quelques uns des meilleurs spécialistes de Rousseau, s'efforce de relire son oeuvre à la lumière d'une notion qui permet en particulier de considérer simultanément le penseur et le créateur de formes : loin de se limiter au Rousseau pourfendeur des spectacles, on s'est proposé non seulement de réévaluer la composante proprement dramatique de sa production, mais d'insister sur une dimension essentielle de sa pensée et de son écriture. En cette oeuvre où le registre visuel est sollicité en permanence, fût-ce pour faire signe vers un invisible qui le dépasse, c'est cette partie liée de l'écriture et du spectacle qu'il s'agit d'explorer.
Goethe fut tôt au contact de la culture française lors de ses années de formation à Strasbourg. Il subit, comme tous les contemporains de l'Europe aristocratique et féodale, le choc de la Révolution française et sa participation à la campagne de France (défaite de Valmy, 1792) le traumatisa de façon décisive. Après des affinités rousseauistes, Goethe change, et son oeuvre produite dans la nouvelle capitale de l'Aufklärung, Weimar, établit un classicisme proprement allemand mais puisant dans l'Antiquité. Goethe, responsable de bibliothèque, de théâtre et d'opéra, fait par ailleurs connaître aux germanophones les chefs-d'oeuvre des génies français de la littérature, du théâtre (pièces de Racine et Voltaire), de la musique et de la peinture. Des auteurs étranges de la francophonie sont réhabilités (Rabelais) et des auteurs innovateurs du présent sont découverts (Diderot). La réflexion sociale, éthique et politique née du choc de la Révolution française se cristallise dans la pièce La Fille naturelle. Sous le régime du protectorat de la Confédération du Rhin, Goethe rencontre Napoléon (grand lecteur du Werther) en octobre 1808 et envisage d'adapter, en guise d'hommage à ce génie de l'action volontaire et visionnaire, un portrait en Jules César. Le Faust, auquel Goethe est associé à partir de 1808, rencontre en France un écho particulier (Delacroix et Gérard de Nerval).
Berchtold Jacques ; Lavezzi Elisabeth ; Martin Chr
Rédigées par une douzaine de spécialistes de Rousseau (universitaires confirmés ou jeunes chercheurs) les études présentées ici se proposent d'aborder les six premiers livres des Confessions sous des angles variés et novateurs, mais pensés pour être utiles aux candidats à l'agrégation. Ont été privilégiées à la fois des approches synthétiques faisant le point sur des questions centrales de l'oeuvre et des approches inédites. On découvrira ainsi des contributions réinterrogeant la genèse et le projet de l'autobiographie, examinant l'origine et le résultat de cette " entreprise qui n'eut jamais d'exemple et qui n'aura point d'imitateur ", et analysant la tension entre l'irréductible singularité et l'inévitable sociabilité, des enquêtes sur la question des moeurs, sur la voix et les voix dans les six premiers livres, ou encore sur les effets du portrait de soi tant sur l'auteur lui-même que sur le siècle suivant.
Regourd François ; Castelnau-l'Estoile Charlotte d
Comment les empires de l'époque moderne ont-ils gouverné à distance des terres lointaines encore méconnues ? Comment la collecte et la diffusion des savoirs sur les espaces d'outre-mer ont-elles été organisées ? Quelles étaient les finalités de cet effort de connaissance dirigé vers les périphéries du monde moderne européen ? Les liens complexes et ambigus qu'entretiennent les savoirs et les pouvoirs politiques ou religieux au sein des espaces impériaux de l'Ancien Régime sont au coeur du livre. Nourri des récents renouvellements de la recherche dans les domaines de l'histoire des savoirs et des pouvoirs impériaux, l'ouvrage illustré d'une trentaine de documents rares pose la question de la connaissance du monde et de l'"autre" dans une perspective impériale, au cours de la première vague de l'expansion européenne, 16-18e siècles. Adoptant une démarche comparatiste entre trois empires majeurs de l'époque moderne (Espagne, France et Portugal), alternant études spécialisées et articles de synthèse rédigés par des spécialistes internationaux originaires du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Mexique et du Portugal, l'ouvrage met à la disposition du public français des clés originales pour comprendre les fondements intellectuels qui sont aux origines de la mondialisation.
Les tomes 1 et 2 sont structurés chacun en 14 leçons et contiennent environ 600 mots de base. Le tome 1 contient une vingtaine de pages introductives sur la langue coréenne indispensables à connaître. A la fin du chaque tome, se trouvent une dizaine de tableaux de référence en annexe ainsi qu'un répertoire de vocabulaire et un index de grammaire. Chaque leçon contient : dialogues, prononciation, grammaire, vocabulaire et expression, proverbe, exercices avec corrigé, traduction du français en coréen avec corrigé, lecture et compréhension, dictée, fascicule culturel, chanson et /ou poème. Le cahier d'exercices du tome 2 est constitué de 2 parties : des exercices liées à la leçon et des exercices de type TOPIK. Ce manuel est conçu spécialement pour les locuteurs francophones avec une approche axée sur la communication orale. Faciliter l'apprentissage et se révéler efficace dans la pratique, tel est son objectif sans pour autant négliger l'entraînement à la rédaction des phrases simples. Ce double aspect du manuel, oral et écrit, répond à l'attente de l'épreuve du Baccalauréat LV3 et du TOPIK niveau débutant, avec acquisition de quatre compétences de base : parler, écouter, lire, écrire. L'enregistrement audiovisuel des textes et leçons du manuel est accessible en ligne, par un simple " clic ", sur un blog régulièrement mise à jour par l'équipe pédagogique.