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Oberman ou le sublime négatif
Bercegol Fabienne ; Didier Béatrice
ULM
20,30 €
Épuisé
EAN :9782728803644
Passé presque inaperçu lors de sa publication en 1804, Oberman n'en suscita pas moins, quelques années plus tard, l'enthousiasme de Sainte-Beuve, de George Sand, de Liszt et des romantiques, qui crurent trouver dans cet étrange mais émouvant roman de Senancour l'expression la plus authentique du " mal du siècle " dont ils se sentaient atteints. Sans négliger le témoignage précieux qu'il continue d'offrir pour l'analyse de la mélancolie romantique, les études réunies dans ce volume prouvent qu'Oberman peut encore interroger un lecteur moderne par l'originalité de sa poétique et de son esthétique, nourrir utilement sa réflexion sur l'essence du politique et ouvrir de nouvelles voies dans l'exploration de l'expérience sensible de l'espace. Illustrant le développement des travaux sur le premier romantisme et le renouvellement fécond des méthodes critiques, elles permettent de jeter un regard neuf sur un texte dont le mystère n'est pas épuisé, et dont le " sublime négatif ", exemplairement incarné par les célèbres paysages de montagne que contemple son héros, continue d'exercer sa fascination sur les consciences contemporaines.
LA référence pour le sujet de littérature du XIXe ? du CAPES externe de Lettres Traitant de l'oeuvre de Claire de Duras au programme 2026 des agrégations de lettres classiques et modernes, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat. Comme tous les Clefs-concours de Lettres modernes, l'ouvrage est structuré en quatre parties : Repères : le contexte historique et littéraire ; Problématiques : comprendre les enjeux de l'oeuvre ; Le travail du texte : questions de langue, de stylistique et de grammaire ; Outils : pour retrouver rapidement une définition ou une référence.
L'hommage que nous rendons ici à Michel Crouzet est aussi fidèle que possible à une pensée qui s'est toujours voulue en mouvement. L'esprit du jeu y règne et suit la courbe même d'une ?uvre qui n'a cessé d'interroger la proximité du romantisme et du paradoxe. Amis, collègues et élèves, spécialistes de tous les siècles explorent les affinités entre la littérature et le jeu : la pensée paradoxale de la littérature est une véritable pensée du paradoxe. Les quarante-cinq études réunies dans ce volume ont été conçues à partir d'une commune orientation : elles conduisent toutes du domaine romantique vers la dialectique du jeu et du sérieux, et parcourent le versant de l'esprit (réel et jeu, écritures ludiques, jeu et conventions) et celui, apparemment opposé, du sublime (esthétique et érotique), dont Michel Crouzet a montré qu'il était la voie romantique par excellence.
Couvrant un vaste empan chronologique, du Moyen Age à nos jours, à partir de plusieurs genres (traité, roman, théâtre, poésie, biographie, récit de filiation), le présent livre explore la pratique du portrait littéraire pour en faire ressortir les enjeux rhétoriques et esthétiques, mais aussi éthiques, sociaux et anthropologiques. Le dialogue des arts qu'a entretenu le portrait littéraire par sa proximité séculaire avec la peinture n'y est pas oublié, mais il est étendu au domaine de la danse et au défi qu'elle lance à l'écrivain. A l'encontre de l'approche formaliste qui ne le considère que comme un dispositif descriptif, on mise ici sur la spécificité du portrait qui place l'humain au coeur de sa démarche, dans le but de cerner une individualité dans ce qu'elle a de plus singulier, de sonder les méandres d'une intériorité, et de ressaisir à partir de là le visage d'une époque. Relégué à tort par les rhétoriques classiques à une place secondaire, il s'impose au contraire comme un moment clé où se programment des histoires, souvent fondées sur la portée dramatique de la ressemblance. Trop souvent négligé dans sa dimension pragmatique, il gagne à être examiné du point de vue de l'effet qu'il produit sur le lecteur. Le pari de ce livre est dès lors de déconstruire le discours critique tenace liant description et ennui, et de retrouver le plaisir du portrait, par sa densité sensible et imaginaire, et par son pouvoir de révélation, sur notre Moi et sur l'espèce humaine. Avec les contributions de : Lauren Bentolila-Fanon, Florence Bouchet, Mariane Bury, Sébastien Cazalas, Yoann Chaumeil, Pascale Chiron, Nathalie Grande, Danièle James-Raoul, Hélène Laplace-Claverie, Guy Larroux, Marine Le Bail, Bénédicte Louvat, Frédéric Sounac, Françoise Sylvos, Bernard Vouilloux.
Cauvet Marion ; Perrissin Fabert Baptiste ; Agliet
De nombreuses initiatives citoyennes de monnaies locales et complémentaires ont vu le jour à travers le monde en réaction à la crise des subprimes de 2007-2008 et à l'impuissance des gouvernements à prévenir la débâcle financière et économique qui a suivi. Ces initiatives veulent répondre à une incompréhension généralisée du fonctionnement du système monétaire et financier. Une quarantaine de monnaies locales sont aujourd'hui en circulation en France, autant sont en projet. Des milliers de citoyens ont choisi d'utiliser d'autres monnaies que la seule monnaie centrale pour effectuer leurs transactions et leurs échanges. Ce livre présente un panorama à la fois conceptuel et historique des expériences monétaires pionnières dans un monde en perpétuel mouvement. Après avoir exploré les réussites mais aussi les limites des modèles actuels de monnaies locales, il analyse les différents leviers qui peuvent permettre la montée en puissance de ces initiatives décentralisées afin qu'elles deviennent des vecteurs de la transition écologique et sociale des territoires.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.