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Critical race theory. Une introduction aux grands textes fondateurs
Bentouhami Hourya ; Möschel Mathias
DALLOZ
45,00 €
Épuisé
EAN :9782247174430
Cet ouvrage présente pour la première fois en langue française quelques-uns des textes fondateurs de la Critical Race theory ainsi qu'une sélection des développements les plus remarquables écrits par des professeur(e)s de droit américain sur la production juridique de la race. La démarche méthodologique de ce puissant et novateur mouvement théorique ancré dans une pensée radicale de gauche emprunte à un large spectre des sciences humaines et sociales, puisque sont analysés la production du racisme et ses effets aussi bien sur un plan matériel, institutionnel (justice, citoyenneté, travail, éducation, santé, etc.) que sur un plan psychologique (préjugés, inconscient racial, érotisation de la domination raciale etc.). Mais loin de ne rassembler qu'un ensemble de textes traduits portant sur la vie politique et juridique américaine, ce volume se donne pour ambition de voir comment cette analyse en termes de "race" peut trouver une pertinence dans le contexte européen, et plus spécifiquement français. A ce titre, de longs chapeaux d'introduction écrits par des juristes, philosophes et historiens français(es) expliquent l'importance de chaque texte pour une compréhension renouvelée de la réalité française et européenne des rapports sociaux de sexe, de genre et de race, considérés notamment à travers la cristallisation des débats sur le voile, l'enseignement de l'histoire de l'esclavage et de la colonisation, l'intersectionnalité, la "discrimination positive" , le délit de "haine ou de diffamation raciale" . Cet ouvrage offre donc une double traduction linguistique et conceptuelle d'une approche critique du droit jusqu'à présent peu connue en France. Sous la direction de Hourya Bentouhami, maîtresse de conférences en philosophie à l'Université de Toulouse 2 et Mathias Möschel, professeur en droit constitutionnel comparé et droit des libertés fondamentales à la Central European University de Budapest Avec le concours de Tammouz Al Douri, Sylvia-Lise Bada, Magali Bessone, Christelle Gomis, Stephanie Hennette-Vauchez, Emilia Roig, Janine Silga, Michael Stambolis-Ruhstorfer
Résumé : Dans cette introduction claire et engagée, Hourya Bentouhami propose une relecture vivifiante de l'oeuvre de Judith Butler. Jusqu'à présent, les lecteurs français ont eu tendance à séparer ses écrits théoriques fondateurs sur le genre, les identités et le langage de ses interventions jugées plus directement politiques sur le 11 septembre, Israël-Palestine, Guantanamo, le Printemps arabe ou Occupy Wall Street... Butler se serait détournée de la réflexion sur le queer pour s'attacher à des objets plus classiques, mettant en jeu les formes de constitution du peuple. Mais, surtout, on tend à ignorer le dialogue qu'elle entretient avec les principales figures des théories postcoloniales et critiques de la race. Or, selon Hourya Bentouhami, ces séparations ne tiennent pas. Les élaborations théoriques de Butler attestent du nouage complexe entre sexe, genre, race et nation. Les discours de la différence sexuelle et de la différence raciale sont articulées et ont une généalogie étroitement entrelacée : impossible dès lors de déconstruire l'un sans déconstruire l'autre. Emerge ainsi le portrait d'une Judith Butler théoricienne critique de la violence et des identités, mais aussi, indissociablement, des mobilisations et des alliances minoritaires contre les assignations identitaires et les politiques de dépossession et de vulnérabilisation.
Résumé : La race fut longtemps appréhendée politiquement dans un sens biologique, approche qui constitua l?une des formes les plus puissantes de l?idéologie raciste. A la suite de la disqualification scientifique et politique de ces catégorisations biologiques, le racisme fut relégué précipitamment au rang de simple préjugé. Or, qu?en est-il de la production continuée de la race dans les sociétés postcoloniales, à une ère prétendument "post-raciale" ? En mêlant une approche féministe, attentive à une compréhension des rapports sociaux de sexe, et une approche postcoloniale, le présent volume s?interroge sur les conditions épistémiques de la difficulté de défaire la race, ainsi que sur les outils permettant de la déconstruire. Le dernier chapitre porte ainsi précisément sur la supposée obsolescence du racisme scientifique qui serait supplantée par un racisme culturel.
Bentouhami Hourya ; Grangé Ninon ; Kupiec Anne ; S
La réflexion sur le droit apparaît aujourd'hui comme l'un des centres d'intérêts les plus productifs de la philosophie et de la sociologie politique, démontrant par là que la relation entre droit, morale et politique ne cesse d'être questionnée, entraînant un continuel déplacement de frontières entre ces trois sphères. Le droit est-il politique? Ou encore : quel rapport le droit entretient-il avec la morale? Loin d'être formelles, ces questions rappellent combien le souci pour le droit doit être avant tout un souci pour la politique comme préservation des conditions de réalisation de la liberté. D'où l'identification du politique à la critique. Mais comment le droit qui est l'axe qui structures nos sociétés peut-il être politique? Autrement dit, comment peut-il être à la fois l'objet et l'instrument d'une critique qui conduise à transformer notre rapport au monde? Peut-il être dialectiquement l'objet d'un souci qui soit à la fois une inquiétude ou un soupçon jeté à son égard, et une attention ou un soin particulier?
La démocratie se conçoit habituellement par opposition au conflit, vecteur de division et de dissension au sein du corps politique. Comme l'indique Christian Lazzeri dans sa préface, " le présent livre, bien que ses auteurs ne contestent pas la nécessité des pratiques de démocratie délibérative, considérerait plutôt que leurs présupposés résident d'une part, dans une représentation négative des conflits et de l'autre, en la croyance dans la possibilité de les réduire ". Partant de la distinction entre conflit et violence, cet ouvrage collectif a ainsi pour ambition de redonner tout son sens agonistique à la démocratie : un espace public où la possibilité même du conflit doit être maintenue. Qu'ils prennent la forme des mobilisations en faveur des travailleurs pauvres, des immigrés clandestins, des minorités dites " culturelles " ou " ethniques ", les conflits au sein d'une démocratie ne disent pas, contrairement à ce que l'on pourrait penser, " ce que veut le peuple ", mais ce que le peuple ne veut pas, à savoir sa disparition, son invisibilisation en tant que peuple. Les conflits témoignent alors des capacités de résistance à des formes d'oppression, qu'elles soient de classe, de race ou de genre, visant à changer le récit de la communauté politique afin de rendre au terme de démocratie son sens authentiquement originel : un égal accès à la sphère publique pour tous.
Résumé : Ce lexique de science politique a pour objectif de proposer des définitions claires, assorties de quelques illustrations, de notions clés de l'analyse politique, des institutions, des idées et des faits politiques majeurs. Il aborde toutes les disciplines relevant de la science politique, les institutions et régimes politiques, le droit constitutionnel, l'administration publique, la sociologie politique ou encore les relations internationales, l'Europe, les politiques publiques et les idées politiques.
Résumé : Symbole du droit international des droits de l'Homme qui a connu un développement remarquable depuis la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l'Homme cristallise également les interrogations qu'il suscite. Des droits peuvent-ils réellement être universels ? Droits civils et politiques, droits économiques, sociaux et culturels peuvent-ils être pensés ensemble ? Quelle est la portée d'une déclaration de droits ? La protection effective des droits suppose-t-elle la régionalisation ?
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.
Emmanuel Macron aime les mots. Toutes sortes de mots. Les mots courants comme les mots rares, les mots politiques et les philosophiques, les techniques et les littéraires, les rassurants et les provocants... Avec plus de cinq cent cinquante citations, ce petit dictionnaire des Mots de Macron permettra à chacun de se faire une idée plus précise du plus atypique et imprévu de nos Présidents. De mieux connaître aujourd'hui ses convictions, ses obsessions, ses ambitions. D'apprécier demain ses réalisations, ses rétractations, ses contradictions.