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DEONTOLOGIE - OU SCIENCE DE LA MORALE
BENTHAM/DAGOGNET
ENCRE MARINE
55,00 €
Épuisé
EAN :9782909422985
Bentham crée une nouvelle science de la morale (une Déontologie, la science qui nous aidera à fixer notre conduite) dans le sillage de Bacon, Locke et Hume, mais surtout il ouvre la voie à l'expérimental, chassant avec violence les abstractions que nul ne peut jauger ou mesurer (parfois même la morale donne dans le pur tautologique: il faut parce qu'il faut), alors que Bentham entend ne pas se payer de mots et s'assurer de la plus grande somme de jouissances, pour lui et pour le groupe dans lequel il est inséré (la famille, l'atelier, etc.) [...] La richesse de Déontologie ne se situe pas où nous l'imaginions au départ (le calcul de l'action): son originalité vient de sa radicalité. Elle met en cause les morales de la tradition, les anciennes comme les actuelles, toutes soumises à un examen décapant. Ainsi elles ont exalté le sage ou le héros, mais, par là, elles assuraient la domination des rusés et des plus corrompus, ceux qui ont converti leur tort en droit.[...] Partout, dans son texte, nous voyons Bentham moderne comme si, au lieu d'écrire en 1814, il théorisait de nos jours. En voici un échantillon: "La difficulté (celle de l'accord entre l'individuel et le social) commence là où commence le conflit d'intérêts contraires, ou, ce qui est pire, d'intérêts irréconciliables. [.. ] Il se pourrait que ce fut pour un homme une grande jouissance que de fumer, n'était l'inconvénient qu'il occasionnerait à d'autres en les enveloppant dans la fumée de son tabac [..] N'est-il pas évident que la prudence extra personnelle lui demandera le sacrifice de sa jouissance". Et en effet et nous ne cessons pas de trouver dans Déontologie des remarques de la plus brûlante actualité, au sujet de questions vieilles comme Hérode - des questions ici abordées dans le feu, comme jamais.
Patienter avant le repas: un vrai défi que les tapas relèvent avec brio. Boudin, anchois, fromages, crustacés, jambon, chorizo, saucisson: variez les plaisirs au gré de vos envies... pour toutes les occasions, tous les goûts, toutes les envies!
L'Introduction aux principes de morale et de législation de Jeremy Bentham, paru en 1789, est un ouvrage en tout point remarquable, quoique trop méconnu aujourd'hui. Il poursuit en effet trois objets distincts mais complémentaires: définir le principe d'utilité, ce principe dont la force critique reste sensible en toute réflexion morale; quantifier les "ressorts de l'action" qui sont au fondement de la psychologie humaine, afin de permettre le calcul utilitariste, un calcul qui n'est jamais totalement absent de la pensée éthique, économique ou sociologique; poser les éléments nécessaires à l'établissement d'un code pénal, la classification des infractions et la théorie de la punition incitant à penser les conditions de possibilité d'une théorie générale du droit. Ce volume n'a d'une introduction que son titre, et il est de toute évidence la matrice de toute une partie de la pensée benthamienne. S'il est vrai, comme on a pu le dire, que notre époque traverse une réversion utilitariste, la traduction de cet ouvrage en français, pour la première fois intégrale, met à disposition du lecteur un texte lucide et clair.
Résumé : Le Panoptique est une oeuvre majeure de la pensée politique. Il est le fondement et le guide pratique de la dérive totalitaire des démocraties occidentales. On parle ici de surveillance des individus jusque dans leur vie la plus intime, de contrôle de la pensée pour un moindre coût financier. Inventé à la fin du XVIIIe siècle, il fut mis en pratique par les révolutionnaires français, puis appliquer tous au long du XIXe siècle dans le reste du monde. La technologie du XXIe siècle, lui donne des moyens auquel n'aurait jamais pu rêver son inventeur. C'est la promesse d'un contrôle total et absolue sur la vie des petits citoyens au profit d'une élite restreinte. Le cauchemar d'Orwell et de Kafka réunit enfin à portée de main. La machine est en marche et ne semble plus vouloir s'arrêter.
Bentham Jeremy ; Champs Emmanuelle de ; Perrot Mic
Résumé : Le panoptique est un modèle d'architecture pénitentiaire conçu en 1787 par le philosophe anglais Jeremy Bentham. Projet rationnel inspiré par les Lumières, ou bien nouveau cachot qui soumet le corps et l'esprit des détenus à un contrôle sans faille, le panoptique n'est pas qu'une prison. Bentham y voit un plan type pour toutes les institutions d'éducation, d'assistance et de travail, une solution économique aux problèmes de l'encadrement, ainsi qu'un moyen de renforcer la transparence et la responsabilité des institutions. Redécouvert au milieu des années 1970 grâce aux travaux de Michel Foucault et de Michelle Perrot, il retrouve une actualité à l'heure de la mise en oeuvre de nouveaux modes de surveillance, comme le montre Emmanuelle de Champs. Que nous dit le Panoptique aujourd'hui ?
Le terme "technoscience", abondant dans les discours militants et journalistiques, absent des discours internes aux pratiques scientifiques, parfois utilisé par des philosophes ou des sociologues, est récent. Le substantif apparaît au milieu des années soixante-dix. Il est souvent chargé d'affects et d'une axiologie implicite: il constitue souvent une arme de lutte (nommer les phénomènes techniques et/ou scientifiques de ce nom c'est déjà, dans bien des contextes, les "dénoncer" ), mais est-il aussi le lieu d'une élaboration conceptuelle précise et consistante pour accueillir ce qui nous arrive et qu'on désigne ainsi? Et ce qui nous arrive sous ce nom est-ce, localement, une reconfiguration de la représentation des rapports entre sciences et techniques, ou bien aussi, plus largement, une manière nouvelle d'expérimenter quelques énigmes fondamentales (comme celle de l'Invention, ou bien encore celle de la Puissance)? On veut manifester dans ce livre l'ambiguïté fondamentale d'une "figure" aux facettes multiples - la technoscience -, qui traverse les registres de l'épistémologique, de l'économique et du politique,, pour assumer des inflexions proprement métaphysiques et même eschatologiques.
Cette autobiographie est celle d'un philosophe du bonheur. Mais elle n'est pas un traité ni une démonstration, elle est le récit concret d'une vie singulière. Cette vie est en même temps sa propre invention, saisie et voulue comme telle. Elle met en scène les actes de rupture, les créations et les fulgurances qui sont en fait le déploiement même du Désir et de la liberté. Dans le mouvement concret de la vie, dramatique ou comblée, prend place aussi le mouvement de la réflexion. L'auteur suit le fil mnémonique de sa propre pensée et rend compte du travail et de la gestation de chacun de ses livres. L'oeuvre qui a exprimé et construit la vie heureuse est ici éclairée en retour par cette vie même. Une vérité, ni morale ni psychologique, prend forme peu à peu: au-delà de toutes les idéologies du siècle, une philosophie du sujet et de la liberté peut être à la fois le miroir d'une vie et la source même de cette vie. C'est la pensée de la liberté heureuse qui crée et la liberté vraie et la joie.
Pour les philosophies théologisées, mixtes de religion et de philosophie, que sont les philosophies modernes, telles celles de Descartes, de Kant, de Hegel, et à l'exception de celle de Montaigne, l'aléatoire ne saurait être au coeur de la réalité puisque, pour l'être transcendant et omniconnaissant, Dieu, tout ce qui arrive et arrivera est de toute éternité, comme déjà arrivé. Si, au contraire, l'on revient à la philosophie libérée de la religion, c'est-à-dire à la manière grecque de philosopher, on est amené à ne pas limiter le champ de l'aléatoire à la zone humaine: on le voit au coeur de la réalité, c'est-à-dire au coeur des mondes innombrables qui s'inscrivent au sein de la Nature infinie elle-même, omnigénératrice et qui, comme le poète improvisant à mesure, avance dans l'incertain.
Angelus Silesius est le nom de poète que s'est donné à bon escient Johannes Scheffler, docteur en philosophie et en médecine, médecin à la cour impériale de Ferdinand III, prêtre ordonné en 1661, écrivain religieux, qui naquit en Silésie, à Breslau, en 1624, où il mourut en 1677. Le voyageur chérubinique - Der Cherubinischer Wandersmann - dont le seconde édition parue en 1675 (la première datant de 1657) contient 1676 distiques et brefs poèmes, est l'un des plus beaux livres de la poésie mystique européenne.