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INTRODUCTION AUX PRINCIPES DE MORALE ET DE LEGISLATION
BENTHAM
VRIN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782711623242
L'Introduction aux principes de morale et de législation de Jeremy Bentham, paru en 1789, est un ouvrage en tout point remarquable, quoique trop méconnu aujourd'hui. Il poursuit en effet trois objets distincts mais complémentaires: définir le principe d'utilité, ce principe dont la force critique reste sensible en toute réflexion morale; quantifier les "ressorts de l'action" qui sont au fondement de la psychologie humaine, afin de permettre le calcul utilitariste, un calcul qui n'est jamais totalement absent de la pensée éthique, économique ou sociologique; poser les éléments nécessaires à l'établissement d'un code pénal, la classification des infractions et la théorie de la punition incitant à penser les conditions de possibilité d'une théorie générale du droit. Ce volume n'a d'une introduction que son titre, et il est de toute évidence la matrice de toute une partie de la pensée benthamienne. S'il est vrai, comme on a pu le dire, que notre époque traverse une réversion utilitariste, la traduction de cet ouvrage en français, pour la première fois intégrale, met à disposition du lecteur un texte lucide et clair.
Contenu de l?ouvrage: Une première partie du livre nous emmène dans les pays producteurs du poivre (Indonésie, Inde, Malaisie, Cambodge, etc.). Il y est question de botanique, de culture, de récolte, de conservation. On y découvre la grande famille des piperacées et le savoir-faire despeuples qui élèvent les lianes et récoltent leurs fruits. Dans une deuxième partie, nous passons en cuisine. 7 poivres (vert, noir, blanc, rouge, cubèbe, long, voatsiperifery) et 7 faux poivres (sechuan,rose, jamaïque, selim, tasmanie, nigelle et guinée) sont passés en revue, leurs vertus culinaires et leurs meilleures associations détaillées avec des recettes pour expérimenter leurs goûts (par exemple un poivre blanc de Sarawak pour une daurade marinée sur canapé d?avocat, un poivre rougeCambodia pour un pot-au-feu de foie gras, un poivre cubèbe pour une compote d?abricots au romarin?).
Bentham Jeremy ; Champs Emmanuelle de ; Perrot Mic
Résumé : Le panoptique est un modèle d'architecture pénitentiaire conçu en 1787 par le philosophe anglais Jeremy Bentham. Projet rationnel inspiré par les Lumières, ou bien nouveau cachot qui soumet le corps et l'esprit des détenus à un contrôle sans faille, le panoptique n'est pas qu'une prison. Bentham y voit un plan type pour toutes les institutions d'éducation, d'assistance et de travail, une solution économique aux problèmes de l'encadrement, ainsi qu'un moyen de renforcer la transparence et la responsabilité des institutions. Redécouvert au milieu des années 1970 grâce aux travaux de Michel Foucault et de Michelle Perrot, il retrouve une actualité à l'heure de la mise en oeuvre de nouveaux modes de surveillance, comme le montre Emmanuelle de Champs. Que nous dit le Panoptique aujourd'hui ?
Résumé : Le Panoptique est une oeuvre majeure de la pensée politique. Il est le fondement et le guide pratique de la dérive totalitaire des démocraties occidentales. On parle ici de surveillance des individus jusque dans leur vie la plus intime, de contrôle de la pensée pour un moindre coût financier. Inventé à la fin du XVIIIe siècle, il fut mis en pratique par les révolutionnaires français, puis appliquer tous au long du XIXe siècle dans le reste du monde. La technologie du XXIe siècle, lui donne des moyens auquel n'aurait jamais pu rêver son inventeur. C'est la promesse d'un contrôle total et absolue sur la vie des petits citoyens au profit d'une élite restreinte. Le cauchemar d'Orwell et de Kafka réunit enfin à portée de main. La machine est en marche et ne semble plus vouloir s'arrêter.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.