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Dictionnaire critique du marxisme
Bensussan Gérard ; Labica Georges
PUF
23,33 €
Épuisé
EAN :9782130498728
Sous ses trois éditions datées, aussi indicatives que les positions successives d'un curseur sur une règle, le Dictionnaire critique du marxisme constitue le témoignage d'une vie, la vie du marxisme dans les conditions déterminées d'un espace et d'une époque. Y est proposé le tableau vaste et dorénavant à bonne distance d'un site. Pour autant, il ne s'agit en aucun cas de satisfaire avec cette édition une simple curiosité historique, et moins encore un intérêt archéologique. Le site en question fut d'emblée le champ d'une crise, et le terrain occupé un terrain critique. Donc ouvert à tous vents. Notre marxisme fut spontanément travaillé et vécu comme marxisme " négatif ", marxisme sans dieu ni maître. Bien des articles annoncent ainsi l'entrée du communisme dans l'histoire des historiens. C'est que le marxisme critique du Dictionnaire supporte une critique du marxisme comme ontologie générale. Parce qu'il appelle à de nouvelles appropriations et à sa réinvention théorique pour ou par ses lecteurs, cet ouvrage collectif persiste véritablement comme un livre ouvert. Gérard BENSUSSAN, Georges LABICA.
Ce petit ouvrage essaie de circonscrire une seule et unique question : notre bonheur dépend-il de nous ou bien des circonstances extérieures et fortuites ? Peut-on considérer que les sujets prennent l'initiative de la quête active de leur bonheur, qu'ils sont en mesure de disposer des moyens visant à ce but et qu'ainsi ils contribuent à l'atteindre, selon leur propre puissance d'agir et de vivre ? Ou bien, comme l'étymologie de la "bonne heure" l'indique, le bonheur (comme le malheur) nous arrive sans que nous ne l'ayons jamais cherché, sans que les sujets que nous sommes n'en aient jamais envisagé la possibilité, et qu'il relève de ce qui, à la lettre et comme toutes les choses essentielles de notre vie, ne dépend point de nous. Le bonheur est-il ainsi cette "dépendance heureuse" dont parle Levinas ?
Résumé : Vaut-il encore la peine de lire ou de relire Marx ? Comment considérer une pensée dont la mise en pratique a connu un échec si retentissant qu'il invaliderait de fait la " philosophie " qui la fonde ? Telle est l'interrogation inaugurale de Gérard Bensussan qui cherche à repenser l'entreprise marxienne de sortie hors de la philosophie et à en montrer l'ambition, les écueils et les promesses. Trois grandes thèses directrices et polémiques conduisent l'argumentation de l'auteur, dont le but tend à réfuter un grand nombre d'idées reçues selon lesquelles, par exemple, il existerait un matérialisme ou une politique de Marx. Gérard Bensussan préfère substituer à ces clichés de nouveaux concepts d'interprétation de l'?uvre de Marx. Plus de vingt ans après le Dictionnaire critique du marxisme qu'il a dirigé avec G. Labica, l'auteur revient sur une pensée en excès qui a continué de l'accompagner dans ses lectures de Schelling, Rosenzweig ou Levinas.
Que serait la modernité sans Hegel ? Rien. Mais comment alors sortir de son système ? Ses critiques seraient-ils hégéliens sans le savoir ? Ou inaugurent-ils un autre mode de pensée ? Un livre en deux versants, avant et après, en miroir par l'un des meilleurs connaisseurs des philosophies modernes et contemporaines. En quoi ce livre sur Hegel est-il original ? En ce qu'il fait usage de deux images : la nuit et le miroir, à partir de Hegel lui-même, pour en lire de façon inédite la philosophie et, en particulier, mieux saisir la naissance de l'Esprit : car dans la nuit la plus noire un miroir, à force de réfléchir le néant, suscite incompréhensiblement une lumière. Le secret de Hegel est ici : le spéculatif à venir est un mode de pensée qui questionne l'émergence de la lumière à partir de ce qui ne devrait pas l'autoriser, la nuit. Si, dans sa seconde partie, le livre propose une lecture historique de l'après-Hegel, soit des façons de sortir de Hegel : Schelling, Marx, Nietzsche, Rosenzweig, dans sa partie principale : les miroirs dans la nuit du négatif, et leur nocturne conspiration spéculative, il lit la philosophie de l'Esprit de Hegel comme une histoire faustienne, comme on lirait un roman, un texte littéraire, ou une longue épopée poétique. Cette façon d'approcher et de comprendre une philosophie en son style propre bouleverse nos habitudes herméneutiques et nos modes académiques.
L'antisémite est un sadique au coeur pur" , écrivait Sartre. Ce livre explore les ambivalences de cette proposition. Il se présente comme une réflexion sur la politique contemporaine, engagée depuis la méditation des significations du 7 octobre 2023 et des secousses politiques, affectives et idéologiques qui ont suivi. Il entremêle plusieurs plans : aperçus historiques et théoriques, rendus nécessaires par les innombrables falsifications notionnelles du sionisme et de l'antisionisme ; descriptions de l'injuste solitude infligée après le massacre, et du délaissement auquel sont aujourd'hui confrontés les Juifs ; convocation de concepts et de notions comme la substitution, le paradigme, la comparaison, la biopolitique, la tragédie, la culpabilité, l'innocence, pour étayer l'ensemble de ces analyses. La langue philosophique mobilisée ici s'attache à dire la spécificité d'un événement, les meurtres de masse et les enlèvements du 7 octobre, et à entendre les résonances d'une répétition éternellement nouvelle, inattendue et recommencée, la récurrence de l'antisémitisme dans l'antisionisme contemporain, qui ne peut se représenter les Juifs que selon l'alternative : ou bien gazés, ou bien nazis.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.