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Des sadiques au coeur pur. Sur l'antisionisme contemporain
Bensussan Gérard
HERMANN
19,10 €
Épuisé
EAN :9791037043511
L'antisémite est un sadique au coeur pur" , écrivait Sartre. Ce livre explore les ambivalences de cette proposition. Il se présente comme une réflexion sur la politique contemporaine, engagée depuis la méditation des significations du 7 octobre 2023 et des secousses politiques, affectives et idéologiques qui ont suivi. Il entremêle plusieurs plans : aperçus historiques et théoriques, rendus nécessaires par les innombrables falsifications notionnelles du sionisme et de l'antisionisme ; descriptions de l'injuste solitude infligée après le massacre, et du délaissement auquel sont aujourd'hui confrontés les Juifs ; convocation de concepts et de notions comme la substitution, le paradigme, la comparaison, la biopolitique, la tragédie, la culpabilité, l'innocence, pour étayer l'ensemble de ces analyses. La langue philosophique mobilisée ici s'attache à dire la spécificité d'un événement, les meurtres de masse et les enlèvements du 7 octobre, et à entendre les résonances d'une répétition éternellement nouvelle, inattendue et recommencée, la récurrence de l'antisémitisme dans l'antisionisme contemporain, qui ne peut se représenter les Juifs que selon l'alternative : ou bien gazés, ou bien nazis.
Résumé : Vaut-il encore la peine de lire ou de relire Marx ? Comment considérer une pensée dont la mise en pratique a connu un échec si retentissant qu'il invaliderait de fait la " philosophie " qui la fonde ? Telle est l'interrogation inaugurale de Gérard Bensussan qui cherche à repenser l'entreprise marxienne de sortie hors de la philosophie et à en montrer l'ambition, les écueils et les promesses. Trois grandes thèses directrices et polémiques conduisent l'argumentation de l'auteur, dont le but tend à réfuter un grand nombre d'idées reçues selon lesquelles, par exemple, il existerait un matérialisme ou une politique de Marx. Gérard Bensussan préfère substituer à ces clichés de nouveaux concepts d'interprétation de l'?uvre de Marx. Plus de vingt ans après le Dictionnaire critique du marxisme qu'il a dirigé avec G. Labica, l'auteur revient sur une pensée en excès qui a continué de l'accompagner dans ses lectures de Schelling, Rosenzweig ou Levinas.
Le présent essai se veut une introduction à la philosophie juive, à travers trois séquences privilégiées: alexandrine (Philon), arabo-médiévale (Maïmonide), et allemande (Mendelssohn, Hermann Cohen, Rosenzweig, Buber et Levinas).L?auteur tente de penser cette discontinuité comme autant d?arrachements imposés à la pensée juive, sans cesse obligée de passer de la figure au concept, du particulier à l?universel, de la transcendance absolue à l?immanence relative.A chaque fois apparaît ainsi la tension très féconde qui obligea ces philosophes à « énoncer en grec des principes que la Grèce ignorait », pour reprendre l?heureuse formule d?Emmanuel Lévinas: chance incomparable pour la philosophie juive, bien sûr, mais aussi et surtout pour la philosophie tout court.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.