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La finance aux extrêmes. Enquête sur le capitalisme autoritaire en France
Benquet Marlène
LA DECOUVERTE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782348085536
Depuis le tournant des années 2000, un nouveau type d'acteurs domine les circuits financiers : les gestionnaires d'actifs. Ces investisseurs " pour autrui " ne collectent pas l'épargne mais gèrent des capitaux qu'ils ne possèdent pas. En France comme ailleurs, ils sont devenus un rouage central de l'enrichissement des grandes fortunes, mais aussi un levier de transformation profonde du capitalisme. En 2020, les investissements gérés par les gestionnaires d'actifs ont dépassé 100 000 milliards de dollars... En s'appuyant sur une enquête de terrain menée pendant près de dix ans, Marlène Benquet analyse leurs manières de voir le monde, de peser sur la production des lois et de promouvoir de nouvelles formes de gouvernement de nos sociétés. Elle montre pourquoi et comment des gestionnaires d'actifs influents soutiennent aujourd'hui un capitalisme autoritaire, participent à la recomposition des extrêmes droites et contribuent à fragiliser le compromis néolibéral. A l'aide des outils de la sociologie économique et politique, l'autrice propose une lecture fine, documentée et accessible d'un monde opaque, rarement étudié, mais dont l'influence sur nos vies augmente chaque jour. Ce livre est essentiel pour comprendre, depuis le cas français, les recompositions idéologiques et économiques à l'oeuvre à l'échelle mondiale, en montrant que nous sommes à un moment de bascule, où le néolibéralisme cède la place à un nouvel horizon politique : l'ordre libertarien.
Ce livre révèle la présence d une science mégalithique selon des principes géométriques simples, mais d une précision tout à fait étonnante. D abord un relevé précis de la structure géométrique qui compose le site mégalithique de Médréac, situé aux confins de l'Ille-et-Vilaine et des Côtes-d'Armor. Ensuite un relevé à plus grande échelle qui relie parfaitement le site étudié avec le Mont-Saint-Michel et les célèbres alignements de Carnac. Il reprend les principes découverts par Howard Crowhurst et montre une nouvelle fois que la géométrie à grande échelle est utilisée pour nous délivrer un message issu d une civilisation lointaine dont l héritage de pierre est parvenu jusqu à nous.
Ce livre décrit la montée de régimes autoritaires dans les démocraties occidentales depuis 2010 (Trump; Brexit; Johnson; Bolsonaro). Ce n'est pas le produit de l'insurrection électorale des classes populaires, mais de l'action organisée d'une nouvelle forme de patronat financier dans un contexte d'effondrement écologique. Une analyse des sources de financement des élections, du référendum sur le Brexit : le poids de la finance est considérable et il ne s'agit pas de n'importe quelle finance.C'est un livre fort et passionnant, qui décrit une lutte à mort entre fractions traditionnelles et récentes du patronat pour le contrôle de ce qui reste des démocraties occidentales et des ressources planétaires. L'enjeu de cette lutte, c'est le minimum d'équilibre politique, social et environnemental qui permet aux sociétés de fonctionner. C'est un livre très important qu'il faut lire pour comprendre la situation politique contemporaine.Bonnes Feuilles dans le Monde diplomatique de janvier 2021.
Résumé : Marlène Benquet a mené pendant trois ans une enquête sur une des principales entreprises françaises de grande distribution : d'abord caissière, elle a ensuite fait un stage au siège du groupe et un autre au sein de l'organisation syndicale majoritaire. Elle révèle dans ce livre stupéfiant les " dessous " de la grande distribution. L'identité des fondateurs (" des épiciers ") a été bouleversée par l'arrivée de nouveaux actionnaires financiers : le management par la promotion a largement disparu, et l'ensemble des salariés accepte mal ce qu'ils vivent comme une insécurité grandissante. Dès lors, pourquoi acceptent-ils d'" encaisser " ces réorganisations fragilisantes ? " Je voulais savoir ce que cela faisait d'être caissière pour comprendre pourquoi elles ne se révoltaient pas ou, en tout cas, moins que dans d'autres secteurs professionnels. " Au sein du siège, le cloisonnement est de règle : impossible de se déplacer dans d'autres services sans une bonne raison. Quant à l'organisation syndicale majoritaire, comment a-t-elle réussi à s'implanter ? Comment contribue-t-elle à la paix sociale ? Ni l'" adhésion " ni la répression ne suffisent à expliquer pourquoi les salariés s'investissent dans leur travail. Plus proches du jeu de go que des échecs, les stratégies patronales neutralisent les salariés mais ne les soumettent pas.
Dans ce livre, Alan Béquet nous révèle un calendrier zodiacal inscrit dans des formes géométriques qui composent la structure du plus grand dolmen de France, la Roche-aux-Fées. Ainsi nous pouvons commencer à pénétrer la pensée des bâtisseurs de mégalithes. Nous découvrons alors que ce lieu harmonise le Ciel, la Terre et les Hommes et exprime les lois fondamentales de l'existence.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.