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Représentations sans objet. Aux origines de la phénoménologie et de la philosophie analytique
Benoist Jocelyn
PUF
23,50 €
Épuisé
EAN :9782130516118
L'idée d'une origine commune de la phénoménologie et de la philosophie analytique commence à être bien admise. On essaie ici de lui donner quelque consistance en la mettant à l'épreuve d'une question, qui fut décisive pour les auteurs à la source de ces deux traditions, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème : celle de la référence manquante ou des " objets inexistants ". On montre comment ce problème a pu orienter d'un côté les débats internes à l'école brentanienne (Brentano lui-même, Twardowski, Meinong, le jeune Husserl), et de l'autre les réflexions des auteurs sources de la tradition dite analytique (Bolzano, Frege, Russell). Par opposition à d'autres études plus " syncrétiques ", il s'agit avant tout, dans la démarche adoptée, de mettre en avant des différences. D'abord au sein de l'école intentionaliste, beaucoup plus diversifiée et traversée de tensions qu'on ne le croit souvent. Puis, aussi et surtout, entre cette école et les auteurs qui ont choisi délibérément une autre voie : Frege et Russell, bien sûr, mais aussi déjà Bolzano. Il s'agit par là même de mesurer un écart qui devait s'avérer déterminant pour toute la philosophie du XXème siècle et de mieux définir le champ propre de cette philosophie.
Il existe une littérature immense en langue française sur Husserl qui rend la pensée de cet auteur accessible au lecteur, même novice. Toutefois, les travaux de recherche se sont surtout focalisés sur le dernier Husserl, ses découvertes et ses apories, peu d'études replacent la première pensée de Husserl, et donc l'invention de la phénoménologie, dans son contexte, sujet de ce livre.
Dans quelle mesure est-il possible, et cela a-t-il un sens de " décrire " ? Telle est la question posée, depuis Husserl, par la phénoménologie. Cette philosophie ne s'entend que d'un retour à un " donné ", toujours présupposé et qu'elle mettrait en évidence. Mais que vaut, en définitive, le " retour au donné " en philosophie ? C'est la question instruite par Jocelyn Benoist, sur la base d'une réflexion sur l'idée de phénoménologie, qui, après un état des lieux de la situation présente de la phénoménologie, passe par un dialogue critique avec un certain nombre d'auteurs contemporains, de tradition phénoménologique ou non : Husserl au premier chef, Heidegger, Levinas ou Jean-Luc Marion, mais aussi Wittgenstein ou Jacques Bouveresse. A travers cette réflexion, les questions traditionnellement associées à l'idée de phénoménologie, comme celle de la nature de notre expérience du monde, du caractère théologique ou non du " donné ", ou de la situation du sujet par rapport à lui, se voient posées à nouveaux frais.
Qu'est-ce qu'un concept? Cette question concerne au premier chef ceux qui ont fait du concept une profession: chercheurs dans les diverses sciences. humaines ou non, et travailleurs intellectuels en général. Plus largement. elle exprime cette curiosité naturelle, non dénuée d'inquiétude, à laquelle toute pensée, commune ou savante, semble exposée et qui nous pousse à souhaiter. sans savoir sans doute exactement ce que nous recherchons par là, une détermination plus exacte de ce que nous entendons par "pensée". Que veut dire pour la pensée que celle-ci, en un certain sens, passe par la mise en oeuvre de ce que nous appelons "concepts"? Quelle est la nature exacte de cette discrimination faite alors entre le conceptuel et le non-conceptuel? Les concepts, étymologiquement, sont censés nous ménager une prise sur quelque chose. Cette chose, est-ce bien la réalité même? Sommes-nous ainsi capables de penser "les choses telles qu'elles sont"? Et, si c'est le cas, à quel prix? Quelles limites faut-il accepter à l'efficacité de nos pensées? Telles sont les questions recouvertes par leur caractérisation en ternies de "concepts". et celles que ce livre, au fil des exemples et mises en situation, s'attache à résoudre.
Qu'est-ce que la perception ? Par elle, que nous disent les sens du monde, de l'autre et de nous-mêmes ? Rien ! Les sens sont muets. Ils n'ont rien à nous dire ! Telle est la réponse de Jocelyn Benoist. Il est essentiel, pourtant, que nous puissions en parler. Seulement c'est nous qui parlons, non eux. Et si, voulant faire droit à la réalité de notre expérience sensible. nous commencions par renoncer à la traiter d'abord comme un discours ? Le mutisme des sens demeure traversé de bruits. Jocelyn Benoist, envers et contre un certain traitement philosophique de la perception - qui la confond avec la connaissance que nous pouvons en tirer ou le sens que nous pouvons lui donner -, nous invite à écouter en elle le bruissement du sensible. Selon lui, pour rendre celui-ci pleinement audible. il faut congédier ce que la philosophie aujourd'hui appelle le "problème de la perception" et, peut-être, renoncer au concept même de "perception" tel que nous l'héritons de la philosophie moderne, au profit d'une enquête sur la texture réelle et poétique du sensible.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.