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L'idée de phénoménologie
Benoist Jocelyn
BEAUCHESNE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782701014173
Dans quelle mesure est-il possible, et cela a-t-il un sens de " décrire " ? Telle est la question posée, depuis Husserl, par la phénoménologie. Cette philosophie ne s'entend que d'un retour à un " donné ", toujours présupposé et qu'elle mettrait en évidence. Mais que vaut, en définitive, le " retour au donné " en philosophie ? C'est la question instruite par Jocelyn Benoist, sur la base d'une réflexion sur l'idée de phénoménologie, qui, après un état des lieux de la situation présente de la phénoménologie, passe par un dialogue critique avec un certain nombre d'auteurs contemporains, de tradition phénoménologique ou non : Husserl au premier chef, Heidegger, Levinas ou Jean-Luc Marion, mais aussi Wittgenstein ou Jacques Bouveresse. A travers cette réflexion, les questions traditionnellement associées à l'idée de phénoménologie, comme celle de la nature de notre expérience du monde, du caractère théologique ou non du " donné ", ou de la situation du sujet par rapport à lui, se voient posées à nouveaux frais.
La métaphysique a longtemps été définie par la recherche d'une vérité au-delà du sensible. Une telle visée ne supposait pas tant la négation du sensible que sa domestication : cette anesthésie qui le réduit au statut d'apparence. La modernité s'est fait fort de renverser ce montage en proclamant la vérité du sensible. Cependant, n'est-on pas ainsi passé d'une anesthésie à une autre ? Définir essentiellement le sensible par sa capacité supposée à porter une vérité, n'est-ce pas encore une façon de l'ignorer dans son être, ni vrai, ni faux, mais réel ? Selon une démarche qui s'inscrit dans l'espace des nouveaux réalismes contemporains, Jocelyn Benoist déploie ici une analyse de cette réalité du sensible qui est en jeu dans nos façons d'en user, de le recevoir et d'en faire quelque chose notamment dans le registre traditionnellement appelé " esthétique", qu'il préfère nommer "poétique". Contre le pur et simple effacement du partage caractéristique de la métaphysique entre réalité et apparence suggéré par certains nouveaux réalismes, il propose plutôt son déplacement et sa relocalisation dans le réel : de faire ainsi droit à la réalité des apparences.
Qu'est-ce qu'un concept? Cette question concerne au premier chef ceux qui ont fait du concept une profession: chercheurs dans les diverses sciences. humaines ou non, et travailleurs intellectuels en général. Plus largement. elle exprime cette curiosité naturelle, non dénuée d'inquiétude, à laquelle toute pensée, commune ou savante, semble exposée et qui nous pousse à souhaiter. sans savoir sans doute exactement ce que nous recherchons par là, une détermination plus exacte de ce que nous entendons par "pensée". Que veut dire pour la pensée que celle-ci, en un certain sens, passe par la mise en oeuvre de ce que nous appelons "concepts"? Quelle est la nature exacte de cette discrimination faite alors entre le conceptuel et le non-conceptuel? Les concepts, étymologiquement, sont censés nous ménager une prise sur quelque chose. Cette chose, est-ce bien la réalité même? Sommes-nous ainsi capables de penser "les choses telles qu'elles sont"? Et, si c'est le cas, à quel prix? Quelles limites faut-il accepter à l'efficacité de nos pensées? Telles sont les questions recouvertes par leur caractérisation en ternies de "concepts". et celles que ce livre, au fil des exemples et mises en situation, s'attache à résoudre.
Benoist Jocelyn ; Bouveresse Jacques ; Cavell Stan
L'être, écrit Aristote, se dit en plusieurs sens": la substance, la quantité, la qualité, la relation, le lieu, le temps, la position, la possession, l'action, la passion."Aucun de ces termes en lui-même et par lui-même n'affirme, ni ne nie rien, c'est seulement par la liaison de ces termes entre eux que se produisent l'affirmation et la négation."Durant vingt siècles, ces catégories ont dicté la grammaire élémentaire du raisonnement philosophique. Qu'en reste-t-il aujourd'hui? Doit-on les abandonner ou les repenser à nouveaux frais?Il n'est de réponse possible que singulière, par l'examen de chaque catégorie, et plurielle, dans le respect des grandes traditions et approches philosophiques qui se répondent ici comme en écho les unes aux autres.
Depuis un siècle, un certain nombre de philosophies, du mouvement phénoménologique au sens doctrinal du terme au pragmatisme et aux tentatives de " phénoménologies linguistiques " développées par un Austin ou un Wittgenstein, ont pu, en des sens différents, caresser l'idée que penser était une expérience - ce qui ne veut pas dire qu'il y ait expérience de la pensée pour elle-même, ce serait une autre question. Jocelyn Benoist essaie ici de tirer toutes les conséquences d'une telle conception expérimentale de la pensée, explorant les voies multiples selon lesquelles celle-ci peut être otage du monde. Il esquisse ainsi une dialectique de l'intentionalité, aux prises avec la délimitation de son contexte : une tâche qui s'avère toujours en définitive interminable, le monde s'y révélant toujours à la fois familier et indifférent. Le sens donné aux choses auxquelles la pensée est, selon cette conception, essentiellement rapportée n'annule en effet jamais complètement le silence constitutif de leur être de choses.
Cazelles Henri ; Carrez Maurice ; Robinson J. M. ;
Henri Cazelles et Maurice Carrez, en leur qualité d'exégètes catholique et protestant, font le point sur l'insertion de la notion moderne de science dans leur champ d'action. James M. Robinson, professeur à Claremont (Californie), un des pionniers de la nouvelle herméneutique, analyse l'événement de langage, au sens théologique. L'exemple des Paraboles, choisi pour cette esquisse, permet d'introduire au mieux le lecteur français dans l'actuelle situation herméneutique, caractérisée par un dépassement de Bultmann. Heinrich Ott, successeur de Karl Barth à la Faculté de Théologie de Bâle, montre à travers quelles structures du langage l'affirmation de Dieu est suscitée et portée la foi. Or, le langage de la foi est synonyme de prière. Situé par rapport à Heidegger, Ebeling et Buber, ce thème spirituel est ici traité avec une grande pénétration. Odette Laffoucrière, docteur ès lettres, chargée de cours à la Faculté de Philosophie de Reims, met l'affirmation de Dieu, au coeur du langage, en rapport avec le champ de l' "in-ouï" Une méditation sur la parole évangélique Bienheureux les pauvres dégage les traits essentiels de cette expérience liée à tout avènement de parole. Débats avec Mgr Pézeril, A. Dumas, P. Fruchon. Aux confins des sciences humaines, de la philosophie et de la théologie, les Entretiens du Haut-Pas sont un lieu de rencontre entre chrétiens et athées, où les échanges sont menés avec une exceptionnelle liberté d'expression. Portant sur les problèmes de langage liés à l'affirmation de Dieu, le thème Parole et Avènement de Dieu vient enrichir la collection Point théologique dirigée par Charles KANNENGIESSER.
Cet ouvrage, résultat d'une recherche théorique et clinique de plus de quinze ans, propose un regard nouveau sur la clinique de la psychose maniaco-dépressive, en apportant des notions originales concernant le déclenchement et l'évolution du délire à l'oeuvre dans cette pathologie ainsi que les aspects essentiels de son étiologie. Nous pouvons désormais nous référer à des termes nouveaux: forclusion maniaque (forclusion à caractère altruiste d'un aspect mortel de la fonction paternelle, dont l'acte suicidaire est le point de perspective); délire de mort, défini comme l'ensemble délirant propre à la psychose maniaco-dépressive; facteurs blancs, pivot d'une théorie originale sur le déclenchement. Les facteurs blancs réactualisent la valeur vide et suicidaire de la forclusion maniaque du Nom-du-Père et sont impliqués dans le déclenchement. Partant de situations négatives - pertes, ruptures, deuils, ruines financières ou modifications radicales des conditions habituelles de vie -, ils représentent des événements à valeur de nuisance qui demeurent pourtant vides de toute valeur de nuisance. Ils produisent des espaces vides dans le déroulement de la chaîne signifiante, laquelle est censée représenter un à un, de manière enchaînée et selon une logique propre, les événements cruciaux d'une vie. Ce livre est destiné aux praticiens (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes), aux chercheurs (enseignants, érudits, étudiants) en psychopathologie, ainsi qu'aux patients et aux familles confrontés aux questions et aux problématiques posées par les troubles bipolaires maniaco-dépressifs, les mélancolies anxieuses, les tendances suicidaires, les deuils pathologiques et, dans une certaine mesure, les troubles de l'alimentation.
CHAPITRE PRELIMINAIRE I. POURQUOI UNE PHILOSOPHIE DE LA NATURE ? II. COMMENT CONCEVOIR UNE PHILOSOPHIE DE LA NATURE ? PREMIERE PARTIE : LA NATURE TRADITIONNELLE Chapitre premier : LA PHYSIQUE D'ARISTOTE LA NATURE MIROIR DE L'HOMME 1. LA PROBLEMATIQUE D'ARISTOTE II. LA STRUCTURE DE L'ETRE PHYSIQUE III. LA DECOUVERTE DES NATURES IV. LE CONTEXTE SCIENTIFIQUE DE LA PHILOSOPHIE ARISTOTELICIENNE V. FAIBLESSES ET MERITES DE LJOUVRE D'ARISTOTE Chapitre II : SAINT THOMAS ET L'ARISTOTE CHRISTIANISE LA NATURE, OUVRE DE DIEU I. QUINZE SIECLES D'OUBLI II. ARISTOTE REPENSE PAR SAINT THOMAS DEUXIEME PARTIE : LA NATURE MODERNE Chapitre III : L'EPOQUE CLASSIQUE (XVIIe-XIXe SIECLES) LA NATURE MATHEMATIQUE I. ASTRONOMIE : CHANGEMENT D'UNIVERS II. PHYSIQUE (ET CHIMIE) : MATHEMATISATION DE LA NATURE (Galilée et Descartes) III. LA BIOLOGIE ET LA DECOUVERTE DU TEMPS. IV. BILAN DE L'EPOQUE MODERNE Chapitre IV : LA REVOLUTION DU XXe SIECLE LA NATURE HOMINISEE I. RUPTURE ET CONTINUITE II. LES GRANDES CONQUETES DU XXe SIECLE III. LES GRANDES SYNTHESES DU XXe SIECLE IV. VERS UN MONDE NOUVEAU. TROISIEME PARTIE : VERS UNE PHILOSOPHIE ACTUELLE DE LA NATURE Chapitre V : UN MONDE A INTERROGER LES NIVEAUX DE RENCONTRE AVEC LA NATURE I. GENERALITES : L'OUVERTURE AU MONDE II. L'EXPERIENCE DU SENS COMMUN III. LE SAVOIR SCIENTIFIQUE IV. LE SAVOIR PHILOSOPHIQUE DE LA NATURE Chapitre VI : UN MONDE A COMPRENDRE. LA NATURE DE L'ETRE PHYSIQUE I. LES STRUCTURES FONDAMENTALES DE L'ETRE PHYSIQUE II. LES DEGRES DE DENSITE ONTOLOGIQUE DES ETRES PHYSIQUES (problème de la substance) III. LES PROPRIETES DE L'ETRE PHYSIQUE : QUANTITE ET QUALITE IV. CONDITION SPATIO-TEMPORELLE DE L'ETRE PHYSIQUE Chapitre VII : CONCLUSION : UN MONDE A TRANSFORMER I. L'UNIVERS COMME TOTALITE II. LA VIE COMME TRANSFORMATION DE LA MATIERE III. LA MISSION DE L'HOMME.