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SULTAN GALIEV - LE PERE DE LA REVOLUTION TIERS-MONDISTE
BENNIGSEN
FAYARD
16,50 €
Épuisé
EAN :9782213015460
Que veulent les Musulmans révolutionnaires ? Alexandre Bennigsen et Chantal Lemercier-Quelquejay, tous deux islamologues et turcologues, ont les premiers redécouvert le rôle-clé joué dans l'émergence de leurs idées par un instituteur et journaliste tatar, Sultan Galiev, des débuts de la révolution d'Octobre à la fin de 1928, date de son élimination par Staline. Sultan Galiev est le père de la révolution tiers-mondiste, parce qu'il a élaboré la doctrine du " communisme national musulman ", un socialisme réalisé par les travailleurs musulmans et non imposé par le prolétariat européen, impliquant aussi la décolonisation des territoires occupés par l'ancien empire tsariste. Si des dirigeants du Tiers-Monde comme Nasser, Ben Bella, Tan Malaka ou Khadafi ont reconnu en lui un précurseur, c'est qu'il fut l'un des inspirateurs de la révolution coloniale qui a embrasé l'Afrique et l'Asie. Calomnié ou " oublié " par l'historiographie soviétique (pour qui il fut un " Trotsky musulman ") Sultan Galiev, révolté contre tous les impérialismes, est donc un peu le prophète des grandes luttes de libération d'aujourd'hui, de celle des combattants palestiniens à celle des Modjahidins Afghans. Au coeur de ces luttes, sa vie pose la question fondamentale de la coexistence du marxisme et de l'Islam. Les auteurs sont tous deux spécialistes de l'Union soviétique et des musulmans en Asie ; ancien professeur d'histoire à l'université de Chicago, Alexandre-Bennigsen est directeur d'études à l'E. H. E. S. S. Chantal Lemercier-Quelquejay, turcologue, est maître de conférences à l'E. H. E. S. S. Leurs principaux ouvrages sont Les Mouvements nationaux chez les Musulmans de Russie, L'Islam en Union soviétique, Les Musulmans oubliés.
Résumé : Satellites est un voyage photographique dans des pays qui n'existent pas officiellement, enclaves humaines ou géographiques aux confins de l'ex-Union soviétique. Ces républiques, petites lunes retenues par la gravité immense de Moscou, ont soudainement perdu leur identité lors de l'effondrement du bloc soviétique. Reculées, coupées de tout, beaucoup se sont efforcées de trouver une place dans le nouvel ordre mondial. Le photographe Jonas Bendiksen pose un regard tantôt caustique, tantôt grave, toujours poétique sur cet héritage trouble. Même si son propos n'est pas celui du documentaire au sens classique du terme, Jonas Bendiksen révèle nombre de " pays " qui nous sont totalement méconnus comme le Transnistrie, l'Abkhazie, le mini-Etat du Haut-Karabakh, la vallée de Ferghana, les zones de décharge spatiale entre la Russie et le Kazakhstan, et le Birobidjan. Ensemble, ils représentent les chapitres inachevés de l'histoire soviétique.
La baroudeuse Vicky Bennison avait eu la géniale idée de parcourir l'Italie à la rencontre des nonnas qui fabriquent encore leurs pâtes à la main, de les filmer, et d'en faire la chaîne Youtube très suivie "Pasta Grannies". Pour la première fois, retrouvez une compilation de ces recettes dans un ouvrage qui veut transmettre ce savoir-faire à la postérité, dans l'intimité des maisons des mamies plutôt que dans les cuisines des chefs étoilés.
La Capoeira est-elle une lutte, une danse, un art martial, un jeu athlétique, un folklore? En fait elle est tout cela à la fois, mélange de termes qui, dans la logique cartésienne de nos sociétés, s'opposent plus qu'ils ne s'unissent. Elle est une danse-lutte-jeu, belle et dangereuse, harmonieuse et violente, poétique et brutale, sincère et trompeuse, joueuse et très sérieuse. Elle est aussi musique, chant, rythme, rituel, un langage qui permet à chacun de s'exprimer, de communiquer dans le cercle symbolique de la roda, cette ronde formée par les capoeiristes qui, tour à tour, sont spectateurs, musiciens, chanteurs et joueurs. Ce cercle est comme une scène où le capoeiriste montrera son agilité, sa ruse, en tentant de tromper son adversaire tout en jouant avec lui. Les deux joueurs sont à la fois partenaires et adversaires dans ce jeu de dialogue corporel qui laisse chacun s'exprimer à sa manière... Biographie de l'auteur Cécile Bennegent pratique et enseigne la capoeira de l'école Senzala à Lyon. Après avoir effectué de nombreux voyages d'étude au Brésil, elle a réalisé une nouvelle recherche sur la capoeira dans le cadre d'un DEA de Socio-Anthropologie à l'Université de Lyon II. Elle édite une revue spécialisée, Gingando, sur le net (http://gingando.free.fr) et a co-écrit un film documentaire sur la capoeira en cours de réalisation.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.