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Vélasquez. Une vie
Bennassar Bartolomé
B.DE FALLOIS
26,95 €
Épuisé
EAN :9782877067300
Extrait de l'introductionVélasquez? À n'en pas douter un personnage hors du commun. Un gamin andalou placé en apprentissage, dont le maître fait son gendre car il en a lucidement pressenti le génie, et qui, à vingt-quatre ans, devient peintre du roi au grand dam de l'académisme dominant. Un homme qui, pendant quelque trente-cinq ans, fut le familier le plus habituel et le plus recherché du roi Philippe IV, son portraitiste attitré et celui de la famille royale, mais qui ne s'interdit aucun registre: ni la peinture de genre, ni la fable mythologique, ni le tableau d'histoire, ni le paysage, ni les images de Dieu, de la Vierge et des saints, ni le nu féminin, ni les bouffons. Un officier du palais que son roi expédia en Italie, à la chasse aux chefs-d'oeuvre de l'Antiquité, puis, au soir de sa vie, jusqu'à l'île des Faisans pour y décorer le pavillon de l'acte final de la Paix des Pyrénées: un homme qui dialogua longuement avec Rubens, qui, à Rome, rencontra le Bernin et Pierre de Cortone, côtoya Nicolas Poussin et Claude Gelée tout en faisant les portraits du pape et de ses cardinaux, fut élu à l'Académie des Virtuoses; une sorte de directeur des Beaux-Arts qui entreprit la rénovation des palais royaux de l'Alcazar et de l'Escorial: un homme dont le roi consacra le talent en lui octroyant l'habit de chevalier de Santiago (Saint-Jacques).Un artiste considéré à vingt ans comme un nouveau Caravage, mais dont plusieurs toiles des vingt ou trente dernières années font un précurseur de l'impressionnisme. Étonnante mutation! Un artiste dont Goya et Picasso tentent de refaire à leur manière l'oeuvre majeure. Les Ménines, qui suscite l'admiration des peintres français du XIXe siècle, dont les expositions à la fin du XXe siècle sont des événements internationaux.Bien entendu, depuis trois siècles et demi, des centaines de spécialistes, d'exégètes et de critiques d'art de toutes nationalités se sont emparés de l'oeuvre de Diego Rodriguez de Silva y Velázquez. Ils ont traqué ses oeuvres, établi le catalogue de ses toiles, sans oublier celles qui ont disparu, ont discuté les dates et lieux de réalisation, proposé une identité des personnages des portraits controversés, notamment des femmes dont plusieurs demeurent incertaines. Une douzaine de catalogues ont été établis: le deuxième de José Lopez Rey, publié en 1979, longtemps considéré comme le plus rigoureux, a dû être révisé. Ces catalogues ont progressivement réduit le nombre des oeuvres attribuées avec certitude au maître, de 274 en 1883 (catalogue de Curtis) à 123 en 1979 (Lopez Rey), et Jonathan Brown a proposé une liste de 98 toiles de Vélasquez, augmentée de sept tableaux réalisés avec des collaborateurs et de neuf possibles. Grâce à eux nous connaissons les musées et les quelques collections particulières où nous pouvons retrouver les oeuvres de celui qu'Édouard Manet, enthousiasmé, appelait «le peintre des peintres» dans une lettre à son ami Fantin-Latour, expédiée de Madrid.Grâce aux restaurations et aux nettoyages, grâce aux radiographies qui concernent maintenant presque toutes les toiles, nous comprenons mieux la technique et la manière de travailler de Vélasquez, nous découvrons ses «repentirs». Nous savons aussi que plusieurs de ses oeuvres sont demeurées inachevées.
Valladolid est sans doute, en ce siècle où l'Espagne joue un rôle majeur en Europe, l'une des premières cités de Castille par son importance démographique et économique. Mais son cas est en outre exemplaire : l'étude de ses possibilités de développement et des contraintes qui l'inhibent, de ses idéaux et de ses préjugés nous apprend autant sur la Castille que sur elle-même. La nouveauté du livre réside dans la description d'une société de consommation sans frein, de style ostentatoire, à une époque où le " modèle seigneurial " est imité de larges fractions de la population. Tel est le défi au conditions du siècle et, en définitive, le drame de la Castille.
Tortures, bûchers, sorcières et fanatisme sont les images que l'Inquisition espagnole (1479-1834) a laissées dans les consciences. Créée pour combattre les conversos ou les morisques, qui s'obstinaient à rester secrètement juifs ou musulmans, elle s'empara ensuite du peuple chrétien pour le modeler selon les idéaux définis et les règles édictées par le concile de Trente. Elle commença la chasse aux livres, aux clercs audacieux, aux étudiants vagabonds que l'Europe de la Renaissance avait produits en abondance. En même temps, elle mit à la disposition de l'Etat monarchique un peuple homogène, aux croyances et aux réflexes conformes. En luttant contre les minorités religieuses, l'Inquisition se mit en en réalité au service de l'Etat.
Ce livre, étayé par de nombreux documents et témoignages inédits, raconte la tragédie d'Allemands, d'origine juive, à des degrés divers, incorporés dans la Wehrmacht hitlérienne pour des durées et dans des conditions variables. Ces hommes acceptèrent de servir leurs pires ennemis pour des raisons diverses, parfois dans l'espoir de protéger leur famille, souvent par patriotisme inébranlable. On estime leur nombre entre 120 000 et 160 000. Certains d'entre eux atteignirent des grades élevés : feld-maréchal, amiral, général, et se virent décerner des décorations prestigieuses. Mais il leur fallut toujours obtenir l'autorisation personnelle du Führer de verser leur sang " indigne " pour la défense du Reich. On découvrira des aspects insolites du régime nazi, on sera surpris de l'attitude humaine de beaucoup d'Allemands " aryens " envers leurs infortunés compatriotes, on s'étonnera que jusqu'à la fin de la guerre, aux heures les plus graves, Hitler perdît un temps précieux à l'étude des dossiers de candidats à l'aryanisation, une preuve supplémentaire de ses obsessions antisémites, s'il en fallait.
Après Albert Sorel et Louis Madelin, Jacques Bainville et Jean Tulard, et combien d'autres encore, voici un nouveau livre à découvrir sur l'inépuisable Napoléon. A découvrir, bien qu'il ne soit pas écrit aujourd'hui. C'est quelques années avant la Seconde Guerre mondiale qu'Emile Dard a publié ce Napoléon et Talleyrand. Encore Napoléon, dira-t-on. Lui, toujours lui ! De tous les personnages qui sont entrés dans l'histoire, aucun n'a peut-être suscité autant d'études, de commentaires, de thèses, de portraits, de romans, comme si on n'en finissait jamais d'interroger le mystère de sa destinée. Napoléon, c'est un individu, c'est une histoire, c'est une légende, c'est un destin. "Quel roman que ma vie !" disait-il. Parmi tout ce qui reste à découvrir lorsqu'on croit avoir tourné toutes les pages de ce roman, il y a encore la personnalité singulière de ceux qui l'ont approché, servi, combattu, haï. Par exemple le prince de Bénévent, Maurice de Talleyrand-Périgord, dont le nom est à jamais associé à celui de Napoléon. Napoléon, c'est le pont d'Arcole et Rivoli, c'est Wagram, Austerlitz, Iéna, Friedland. Mais Talleyrand, c'est le congrès de Vienne. Un personnage considérable, lui aussi. Au départ un homme de grande famille, qui ne se console pas d'avoir été condamné à la prêtrise, qui sera lui aussi favorable à la Révolution, avant de se rallier à l'Empereur, qu'il sert loyalement pendant cinq ans avant de se séparer de lui et de le trahir. C'est le grand mérite du livre d'Emile Dard de nous faire suivre, en les découvrant peu à peu, la carrière croisée de deux hommes qui comptèrent peut-être autant dans la destinée future de la France, l'un en la couvrant d'une gloire éphémère, mais dont elle se souviendra toujours avec émotion, l'autre en lui faisant reprendre sa place, et entrer aussitôt, dans le concert des nations.
Un étrange imbroglio - la situation la plus confuse, l'intrigue la plus complexe de la Deuxième guerre mondiale. En 1940, Franklin Roosevelt maintient les relations diplomatiques des Etats-Unis avec Vichy ?; il adresse conseils et mises en garde à Philippe Pétain, nomme comme ambassadeur auprès de lui l'un de ses proches, l'amiral Leahy, et se refuse à tout contact avec de Gaulle. En 1942, les généraux américains, au lendemain de leur débarquement en Afrique du Nord, établissent à Alger un régime vichyste sous protectorat des Etats-Unis, tandis que les résistants qui ont aidé les Alliés sont internés dans les confins sahariens. Sur cet épisode surprenant de l'histoire contemporaine, L'Imbroglio propose une enquête, une reconstitution des événements, de Washington à Vichy et à Alger. Le récit marie les dialogues (authentiques) au ton vif des principaux acteurs à la précision des analyses géopolitiques. Il montre comment la presse anglo-américaine, alertée par ses correspondants à Alger, va susciter un retournement de l'opinion publique aux Etats-Unis et mettre en difficulté Roosevelt.