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Qui tire sur les bretelles de ma respiration ?
Benjelloun Abdelmajid
WILLIAM BLAKE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782841032433
Ces aphorismes que je caractérise de ''poétiques'', un peu par défi, ont de surcroît le goût de la philosophie, de la sentence, de la boutade, du paradoxe, du baroque et de la fulguration. C'est dire qu'il est très difficile de réussir une bonne ''mixture'' avec autant d'ingrédients et si peu de mots. Mais qu'a` cela ne tienne puisque j'entends, avant toute chose, exprimer - fu^ t-ce nerveusement - ce que m'inspirent Dieu, l'éternité´, la respiration, le silence, l'écho, le ruisseau, l'immobilité´, la femme et la mort. Il en est peut-être ainsi, parce que je veux prendre des raccourcis dans la poésie du monde et que j'ai la prétention, sans doute exagérée, d'élaborer de petits textes qui sont à la poésie ce que serait la nouvelle au roman... Je laisse le lecteur en juger. Abdelmajid Benjelloun Rabat, le 22 Mars 1989.
Deux vieux amis, l'un musulman, l'autre chrétien, après de nombreuses années d'échanges tant au plan culturel que religieux, ont engagé une correspondance épistolaire régulière. Tous deux résident au Maroc : Abdelmajid à Rabat, et Jacques à Beni Mellal, à 260 km à l'intérieur du pays. Durant ces mois, au gré des événements culturels, religieux, sociaux ou politiques de la vie du monde, ils ont échangé, très librement, leurs impressions, leurs réflexions, mais aussi leurs convictions religieuses. Ils se sont questionnés sur ces convictions, pour en saisir mieux le sens, et apprendre à mieux les respecter. Loin de toute confrontation théorique, ils vous livrent ici des témoignages personnels.
Tour à tour inspiratrices des Prophètes, mères aimantes, amantes bien-aimées, divinités sublimées, les femmes sont omniprésentes dans toutes les religions. Qu'il s'agisse de la figure de la Vierge Marie, icône de bonté et d'espérance; de l'amour fou que Laylâ inspire à Madjnoun pour lui donner accès au divin; de Fatîma, la femme du Prophète, qui reçoit la révélation coranique dans la chaleur de ses bras; ou des divinités hindoues louant la fécondité, chaque visage de femme ainsi éclairé semble refléter le sacré. L'amour qui leur est voué devient alors une ode au divin. De l'Origine du Monde à Guernica, en passant par les miniatures persanes ou les statues hindoues, ce sont les grandes oeuvres d'art qui viennent dire la divinité de la femme, et l'enlever hors des sanctuaires dans lesquels, parfois, elle a été laissée.
Ceux qui sont fascinés le plus aujourd'hui par le mysticisme sont de nombreux poètes occidentaux athées, mais dévoreurs d'absolu, ou encore de mystère. Rûmi est un saint qui n'a pas choisi la douleur, comme le font habituellement les mystiques. Mais la joie.