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Il est une fois Boualem Sansal
Bencheikh Kamel ; Blanquer Jean-Michel ; Biava Lau
FRANTZ FANON
10,00 €
Épuisé
EAN :9782488622011
Reconnu comme l'une des grandes voix de la littérature francophone contemporaine, Boualem Sansal ne peut être réduit au silence. Romancier majeur, observateur lucide de la complexité des hommes et du monde, témoin sincère et intran-sigeant des dérives politiques et idéologiques des temps modernes, il incarne depuis plus d'un quart de siècle le droit au recul et un engage-ment sans concession pour la liberté de penser et d'interroger. Pour raconter l'homme, l'humble Boualem San-sal qui se cache derrière le célèbre écrivain, une pléiade d'intellectuels et d'écrivains s'est réunie autour de Kamel Bencheikh dans ce livre : Ar-naud Benedetti, Laurence Biava, Jean-Michel Blanquer, Lyne Cohen-Solal, Michel Dray, Xa-vier Driencourt, Alexandre Jardin, Noëlle Lenoir et Stéphane Rozès. Chacun, à sa manière, nous offre un voyage dans la vie et l'oeuvre de "l'enfant fou de l'arbre creux" .
Bencheikh Jamel Eddine ; Brémond Claude ; Miquel A
Résumé : Les Mille et Une Nuits ou le paradoxe : elles sont, au moins par leur nom et quelques contes, sur toutes les lèvres et dans toutes les mémoires, alors même que le mystère continue, par pans entiers, de les envelopper. Si l'on ne peut, en un seul livre, prétendre épuiser la nuit, ni les Nuits, ces trois éclairages convergents en illuminent l'insondable richesse. André Miquel s'attache à l'énigme, moins de l'apparition du recueil que de son effacement dans le corpus général des lettres arabes classiques. Autres problèmes : le lien entre le conte et la société, et le rôle joué par les lieux du récit, par le cadre, dans l'histoire racontée. Claude Bremond s'attaque, lui, aux thèmes ou, plus justement, à certains, primordiaux. Comment les Nuits ont-elles recueilli, créé ou travaillé leur matériau. En quoi ce traitement permet-il de définir leurs contes comme arabes et musulmans ? Et dans la littérature universelle, entre l'Inde et l'épopée germanique, comment se situent les Nuits et les thèmes qu'elles véhiculent ? Jamel Eddine Bencheikh, enfin, voit le recueil sous l'angle de la créativité et de l'imaginaire. Le conte, cette impeccable machine à susciter le rêve, occupe une place singulière, parfois contestée et toujours forte, dans les lettres arabes. Par quels mécanismes, et sous quelles couleurs, répond-il à l'éternelle question de l'amour et de la mort ? Et quelle place affecte-t-il, dans cette réponse, à la parole ?
Ne le dites à personne, je suis encore puceau à dix-neuf ans. A Paris ce serait un scandale, ici c'est une vocation." Après la guerre d'indépendance, la guerre des sens. Dans une Algérie qui balbutie sa liberté, Salim cherche et se cherche. Brûlant de désir, il va d'expériences en déceptions à la poursuite de celle qui lui prendra la main et qu'il imagine métissée franco-algéro-suédoise, aimant le cinéma et parlant les langues du monde. Militant au syndicat des étudiants, il écrit des articles sur l'ennui de la jeunesse et le féminisme. Dans sa frénésie d'activisme, il croisera la route de Ben Bella, Boumediene ou même Che Guevara. Mais dans sa quête amoureuse, Salim commence à désespérer : aucune jeune fille pour étancher sa soif du féminin. Soudain, lors d'un voyage en Tunisie surgit Nina : pas une beauté hollywoodienne, mais dotée d'un magnétisme flamboyant et d'une vive propension à la dérision. Salim est envoûté et Nina touchée par l'innocence de Salim - vite affublé du surnom de Candido. Leur amour sera rattrapé par la marche de l'Histoire et Nina obligée de fuir en France avec ses parents. Quelques années plus tard, Salim rejoint Paris pour y poursuivre ses études. Le souvenir de Nina le hante toujours, mais pour seule piste, il ne dispose que d'un mystérieux numéro de téléphone...
La poésie arabe s'est toujours voulue le conservatoire d'une culture et d'une histoire, le monument élevé à la gloire d'une communauté, le champ d'exercice d'une conscience collective. Poétique arabe entreprend de présenter une théorie de cette écriture. L'ouvrage analyse aussi bien les phases de son élaboration que les lieux où elle se décide et s'organise : mémoire poétique, forme-poème, espace-vers, opérateurs phono-sémantiques, etc. Cette réflexion permet, dans un premier temps, de remettre en place les concepts de classicisme, néo-classicisme et modernisme, trop imprudemment employés dans le domaine arabe. Elle conduit surtout à cerner les rapports établis entre le langage et la philosophie générale de l'existence qui s'y fait jour.
Quatrième de couverture Marianne et le Prophète est l'essai d'un universitaire et d'un homme de foi, Soheib Bencheikh, qui s'interroge : comment l'islam peut-il s'intégrer dans une société laïque ? L'islam était presque absent de France quand fut promulguée la loi de 1905. Quelle est donc aujourd'hui la position juridique et idéologique de notre pays face aux quatre millions de musulmans qui l'habitent ? Peut-il ignorer leur besoin grandissant de lieux de culte, de cimetières, leur soif de reconnaissance surtout ? Et comment l'islam, religion qui parfois inquiète, majoritaire sur ses terres d'origine, traditionnellement soutenue par un pouvoir politique, peut-il vivre en harmonie dans un pays laïque ? Pour Soheib Bencheikh, le coeur de la question, c'est la laïcité, qu'on brandit en tous sens et dans tous les débats : la laïcité est-elle une amie contre la religion ? Un refus de Dieu, de ses rites, de ses lieux de culte ? Ou est-elle une volonté de liberté, de tolérance, fruit d'une histoire et d'une Révolution ? A travers l'expérience française et au-delà, Soheib Bencheikh voit la possibilité d'un islam réformé. La confrontation avec la neutralité positive de l'Etat serait une chance pour l'islam, et peut-être aussi, une chance pour la France.
Qu'est-ce que l'islamisme ? Quelles sont les frontières qui le séparent de l'islam ? Le concept d'islam des Lumières a-t-il un sens aujourd'hui ? Quels sont les liens qui se sont tissés entre l'islam en tant que civilisation et l'Occident empêtré dans son hégémonie traditionnelle ? La civilisation occidentale, ancrée dans le judéo-christianisme, peut-elle dialoguer avec la civilisation musulmane dans son expression fondamentaliste actuelle qui nie toute forme d'altérité ? Quelles attitudes adopter face au fondamentalisme islamique qui, mettant à profit les valeurs démocratiques occidentales pour s'instiller sournoisement dans le monde, travaille à ruiner l'Occident de l'intérieur ? Kamel Bencheikh, militant laïque franco-algérien, né au sein d'une famille musulmane, a vu l'islam traditionnel s'effacer progressivement sous l'impulsion du frérisme et du wahhabisme avant de céder complétement la place à ces idéologies meurtrières qui ont fait plus de 200 000 morts dans son pays d'origine, l'Algérie. Au fait de la mécanique islamiste et s'appuyant sur son expérience personnelle mais aussi sur son observation de l'évolution du phénomène dans le monde, il alerte dans ce livre sur le danger que court l'Occident en s'accommodant du fanatisme islamique. Conscient que l'islamisme peut changer de méthodes mais jamais d'objectifs, il appelle à une remise en cause totale de la gestion démocratique d'une pensée extrémiste dont la fin première et principale est d'assassiner la démocratie et instaurer le règne d'Allah sur Terre.
Ce manifeste est un récit de fidélité aux Lumières, de révolte contre les enfermements, de passion pour une République qui doute d'elle-même. Face à la montée des intégrismes d'une part, aux renoncements d'autre part, Kamel Bencheikh trace une ligne claire : l'universel ou l'abîme. En s'inspirant tant de ses expériences humaines que de sa trajectoire intellectuelle et militante, il construit des chroniques au vitriol qui disent tout à la fois le temps qui passe, l'exil, l'engagement, la langue, la laïcité et, surtout, l'insoumission. A cheval sur le manifeste, le pamphlet, le récit personnel et la poésie, ce livre rappelle avec audace, lucidité et élégance que la France est d'abord une promesse à tenir, non un héritage à trahir ; il est un cri de veille, un refus de l'effacement, un parti pris pour la laïcité qui émancipe. Face aux menaces, latentes ou patentes, l'auteur refuse les euphémismes.
Les douze enseignantes assassinées par les islamistes en 1997 à Sidi Bel Abbès sont les collègues de Lamia. Leur seul tort est d'être des femmes et de croire en l'école de la République. Echappée miraculeusement à ce massacre, Lamia n'arrive pas à faire le deuil de ses amies. Obsédée par le souvenir de leur massacre, écrasée par la honte et la culpabilité de leur survivre, elle ne pense qu'à les venger ou, à défaut, honorer leur mémoire. Mais face à la terreur qui se dresse devant elle de toutes part, elle finit par quitter le pays avec, dans sa tête, la décision ferme de faire de sa vie un défi à l'islamisme. Ecrit à partir d'un fait réel, ce roman mêle avec élégance et lucidité trois sujets essentiels de notre temps : l'islamisme ; la condition de la femme dans le monde moderne ; l'immigration. Sur des sujets aussi sensibles, Myassa Messaoudi nous propose une réflexion audacieuse, intransigeante et sincère.
Résumé : En juillet 1966, Bob Dylan, né en 1941 sous le nom de Robert Zimmerman, est victime d'un grave accident de moto. Il disparaît durant neuf mois. Plusieurs théories circulent : accident véritable, cure de désintoxication, ou autre. Et s'il s'était envolé pour Alger, après Cuba, et avait rencontré Che Guevara, Fidel Castro, Ahmed Ben Bella, Myriam Makeba, Stéphane Hessel, Mahmoud Darwish, Shlomo Sand et d'autres ? Et s'il avait combattu en Bosnie, avait peint des fresques murales sous le nom de Banksy, s'était transformé lors d'un séjour à Bâle et avait changé son regard sur Israël en se découvrant "diasporiste" ? Et s'il était devenu poète yiddish et gardien d'une bibliothèque bimillénaire de manuscrits enfouie sous un hôtel d'Alger ? Et si l'Algérie retrouvait son passé juif et lui inventait un avenir ? Et si à quatre-vingt ans, il cherchait à faire ce qu'il n'avait pas voulu tenter à vingt ans, changer le monde, ou juste un peu, pousser Israël vers une mutation et aider les Palestiniens à s'offrir un avenir ? Ce sont toutes ces passionnantes pérégrinations, et bien d'autres, que l'auteur raconte avec un style limpide et puissant en revisitant la "véritable histoire" de Bob Dylan.