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Deux, un, l'amour. Levinas, Badiou, Lacan, judaïsme
Benarroch Jérôme
NOUS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782370840486
Ce livre a pour ambition de penser l'amour, d'en produire une pensée contemporaine. A cet effet, il articule deux axes a priori divergents. Il présente d'abord une lecture inédite des trois grandes pensées contemporaines sur l'amour : celles d'Emmanuel Levinas, de Jacques Lacan et d'Alain Badiou. Il développe ensuite une élaboration singulière qui traverse les très anciens enseignements du judaïsme biblique et talmudique. Il ne s'agit pas pour Jérôme Benarroch d'exposer une pensée historiquement reconnue du judaïsme sur le sujet, mais de proposer une théorie de l'amour formulée dans le langage de la pensée contemporaine, à l'école de ses enjeux et questionnements. La méthode de cette élaboration consiste en un dialogue de la philosophie et de la psychanalyse avec ces divers et parfois paradoxaux enseignements traditionnels. Malgré leur hétérogénéité indiscutable, les pensées de Levinas, de Badiou et de Lacan partagent un même geste, qui apparaît presque comme une constante de la contemporanéité : le rejet de la figure de l'Un. Le livre soutient la thèse qu'en amour, l'Un n'est pas, mais qu'il doit advenir. Que l'unicité de chacun - de chaque sujet amoureux - advient par l'effort d'une construction éperdue de l'Un de l'amour.
La nuit tombe sur le Tage. Une certaine nervosité règne sur les berges du fleuve. Des silhouettes s'agitent. On entend des cris, des coups. Un corps bascule dans les eaux sombres sous le regard discret d'une ombre rampante. Un immigrant russe au nom de guerre Oulianov, ex-agent du KGB, puis ex-prisonnier à Lisbonne, sera contraint de mener la bataille la plus difficile de sa vie lorsqu'il mènera sa propre enquête pour retrouver sa soeur disparue. Dans ce roman noir où la ville de Lisbonne est un personnage à part entière, Pedro Garcia Rosado dresse un portrait au vitriol de la société lisboète où défilent la jet-set des beaux-quartiers et des environs avec son ancien capitaine d'industrie et ses deux rejetons tout puissants, des fonctionnaires municipaux corrompus et des policiers véreux (ou pas), des immigrés russes et des prostituées et, surgi des sous-sols inexplorés de la ville aux remugles fétides, un être étrange et inquiétant...
Le Portugal, sur la rive sud de Lisbonne, aujourd'hui. Deux personnages : José Viriato, qui survit en récupérant des objets usagés dans les poubelles, et sa voisine, la mystérieuse Beatriz, dite La tueuse... Pour échapper à leur passé, ils ont choisi la solitude. Mais la vie va les réunir : Beatriz a besoin d'aide, José la lui apporte. Et progressivement, chacun va découvrir les secrets de l'autre, dont certains sont enfouis dans des cartons scellés depuis trop longtemps... Et pourquoi ce chien, au milieu du chemin, qui semble les guider dans un parcours qui sonne parfois comme une rédemption ? Dans ce texte sensible, mais d'une grande lucidité, Isabela Figueiredo déploie toute la palette de ses talents de conteuse, tout en s'interrogeant subtilement sur les grands enjeux de notre humanité et de notre époque -le goût de l'autre, le rapport aux animaux, le consumérisme et son cortège de prédations. Isabela Figueiredo est née à Maputo (Mozambique) qu'elle quitte à l'âge de treize ans, en 1975. Le roman Carnet de mémoires coloniales a reçu le Prix des lecteurs - Littératures européennes de Cognac 2022, et La Grosse a reçu le prix Laure Bataillon 2024.
Résumé : Abandonné sur l'asphalte, le cadavre gît sous des trombes d'eau, nu, déchiré, râpé, dépouillé de tous ses attributs d'être humain. Une femme est morte, assassinée. Quatre hommes lui survivent, qui n'ont pas su lui dire leur amour. Cet intrigant roman déambule à travers leurs vies pour toujours revenir à une table d'autopsie sur laquelle un corps mutilé entreprend l'ultime dialogue, étrangement amoureux, avec un légiste. Par la caresse du scalpel, le médecin s'emploie à tracer l'architecture secrète de l'être, à trouver comment il est mort, pour dire ce qu'il a vécu : "C'est moi, un homme que tu n'as pas choisi, qui te connaîtra le mieux de l'intérieur." Aux franges de la philosophie et de la psychanalyse, Filipa Melo livre un corps pulsionnel, saisi ici dans sa terrible tension entre forces organique et psychique. Seul le corps, in fine, rend des comptes dans une mort solitaire qui voit abdiquer toute raison et observe l'individualité jouant ses tristes derniers recours. Par la puissance esthétique de son texte, la romancière parvient pourtant à éclairer nos ténèbres d'un éclat quasi liturgique.
Articuler entrelace trois motifs, dont la progression est commune. Improviser une parole. Des lettres sont jetées hors les mots. Un poème naît d'une lecture à voix haute. Inventer les pouvoirs d'une phrase. Car les objets d'une phrase nourrissent le corps. Une logique sans maître. Dire les états de langue auxquels nous appartenons. Et, appeler les relations de nos vies, les unes aux autres, libres.
Dans un monde déclaré sans dehors, enfermé dans l'interconnexion généralisée, la philosophie ne peut apparaître que comme une hérésie. Parce qu'elle est dangereusement atopique - hantée par quelque chose de l'ordre d'un sans-lieu lui permettant ses déplacements improbables. Cette atopie n'est pas propre à la philosophie : elle constitue le coeur sombre et lointain de toute pensée, de toute parole, de toute existence. Nous aimons, nous créons, nous refusons, nous nous coalisons parce que nous sommes voués au dehors. Contre les pensées en termes d'objets, contre les géolocalisations identitaires assistées par ordinateur, contre un monde saturé d'immanence, ce livre propose un existentialisme radicalisé attentif aux désastres psychiques et écologiques qui ravagent le monde.
Dire cela est une traversée dans l'oeuvre de Robert Creeley, un nouveau choix de poèmes qui met en lumière tout un versant secret chez l'auteur américain. Les poèmes, dont certains n'avaient jamais été traduits en français, sont accompagnés d'entretiens inédits de l'auteur avec Jean Daive.
Il n'y a d'éthique que des vérités. Ou plus précisément : il n'y a que l'éthique des processus de vérité, du labeur qui fait advenir en ce monde quelques vérités. L'éthique doit se prendre au sens supposé par Lacan quand il parle, s'opposant ainsi à Kant et au motif d'une morale générale, d'éthique de la psychanalyse. L'éthique n'existe pas. Il n'y a que l'éthique-de (de la politique, de l'amour, de la science, de l'art).