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Les vies (multiples) d'Adam
Benallou Lamine
ALTAVA
22,00 €
Épuisé
EAN :9782494387065
Jusque-là, Adam mène une vie paisible. Il se perd vertigineusement dans son monde sans passion. Un matin, un événement inattendu vient chambouler sa routine. Tout perd alors son sens à ses yeux et il se résout à se contenter de ce que lui offrent les mains paresseuses du destin. Mais sa rencontre inopinée avec Don Pablo va progressivement le faire revenir à la vie à travers des chemins inexplorés aussi passionnants les uns que les autres. Commencent alors pour lui des aventures existentielles, jalonnées de rencontres fantastiques et de magie, qui le révèlent à lui-même et lui font découvrir le miracle de la littérature. En s'engouffrant dans un monde où la réalité et la fiction se confondent jusqu'à ne plus se distinguer, où la frontière entre le présent et le passé, le bien et le mal, la vie et la mort, devient de plus en plus fine, Adam découvre la force de son regard et sa capacité à reformuler le monde en fonction de son imagination et de ses propres goûts. Subtile mise en abîme, Les vies (multiples) d'Adam est un engrenage où toutes les évidences et les lieux communs volent en éclat et où le monde perd son sens propre pour n'être plus qu'une insaisissable métaphore.
Les usines de parfumerie Chiris, Lautier Fils, Roure, Tombarel, Méro & Boyveau et quelques autres, créées pour certaines au XVIIIe siècle, ont fermé leurs portes ou quitté Grasse dans les années 1970/80, des années sombres aux yeux de nombreux grassois. Beaucoup ont pensé que cette belle histoire de la parfumerie finirait dans l'oubli, un peu comme celle de la tannerie pourtant d'une importance considérable à l'époque de sa gloire. Cela était sans compter sur la persévérance et la confiance de certains professionnels, souvent anciens grassois, pour les fleurs de Grasse et leur qualité olfactive exceptionnelle. Ils ont entraîné un sursaut, inattendu et porteur d'espoir, de nos agriculteurs, de nos industriels, de nos élus locaux accompagnés de centaines de grassois passionnés. Tous ont refusé de démissionner sur le sujet. Ils ont remué et remuent toujours ciel et terre pour que notre parfumerie rebondisse. Et le rebond est bien là. L'industrie de la parfumerie et aussi maintenant celle des arômes sont en pleine effervescence. Tout le monde s'y est mis et tout s'accélère...
Résumé : Associer dans un titre les usines et le parfum ? La délicatesse fleurie des fragrances les plus subtiles ne fait pas immédiatement songer au monde de l'industrie ! Et pourtant, les usines sont bien au coeur de l'histoire de la parfumerie grassoise. Elles ont été le cadre principal d'une aventure qui s'est enracinée dans l'artisanat de l'Ancien Régime et a pris son envol au moment où l'Europe était saisie par la fièvre de la Révolution industrielle. Depuis les premières fabriques installées dans le centre historique de Grasse jusqu'aux grandes usines des faubourgs qui ont structuré l'extension urbaine à la fin du XIXe siècle, cet ouvrage dépeint les lieux de production successifs à l'origine du développement de la parfumerie grassoise et explique leurs évolutions. Dix années d'étude ont abouti à un inventaire exhaustif de ce patrimoine, révélant notamment l'augmentation significative du nombre de moulins à partir de la fin du Moyen Âge, signe de la place spécifique qu'occupe la production d'huile dans l'expansion de la parfumerie. C'est entre autres ce nouvel éclairage sur les liens techniques et économiques régissant ces différentes activités qui permet aux auteurs de proposer une vaste synthèse historique sur les mutations de la parfumerie grassoise entre les dernières décennies du XVIIIe siècle et la fin des 30 glorieuses
Résumé : La haine aveugle qui s'abattit sur la génération d'après-guerre fut générale. Pour le régime, les jeunes qui contestèrent le mythe d'une nation otage du jacobinisme, du léninisme et, déjà, de l'intégrisme menaçaient la patrie. Les anciens opposants furent exaspérés par des prétentieux s'immisçant dans une scène réservée à l'aristocratie guerrière. Pour les islamistes, les laïcs souillaient la Oumma. Le courant socialiste français diabolisa des intrus réfutant la fable islamo-tiers-mondiste qui devait, sinon occulter, du moins relativiser ses coupables égarements. Exception notable : de son exil, le vieux Boudiaf observait l'antagonisme pouvoir-société. Sitôt rentré, il se voua à la nouvelle cité. Lui aussi fut rattrapé par la haine. Dans ce tome III, on suit l'émergence d'une génération atypique qui transcenda la peur, récusa la haine, osa les rêves d'une Algérie démocratique, d'une Afrique du nord réconciliée avec son histoire et d'une entente adulte avec l'Europe. Un projet qui manqua d'aboutir avec l'insurrection citoyenne de février 2019.
Le tome IV des mémoires de Saïd Sadi, Le pouvoir comme défi (1997-2007), révèle, de l'intérieur du régime, toute la mécanique de l'addiction au pouvoir qui paralyse la vie politique algérienne. Il s'interroge sur des hommes, dont le bilan, à tous égards dévastateur pour le pays et la région, s'exonèrent de toute évaluation et perpétuent leur emprise sur l'Algérie avec pour seul et unique viatique l'entretien de la guerre après la guerre contre la France. Le récit montre aussi un personnel politique français qui, par cynisme, intérêt vénal, opportunisme ou lâcheté, a baissé pavillon devant cette stratégie puérile et toxique. Une complaisance voire complicité qui a aggravé la déstabilisation de la rive sud de la Méditerranée occidentale... et précipité la pollution des banlieues françaises. En parallèle, l'histoire quotidienne de l'Algérie citoyenne, celle qui aspire à vivre dans une matrice nord-africaine affranchie des démons de l'intolérance et désireuse de construire un destin fécond avec la France et, plus généralement, l'Europe, est rapportée dans ce quatrième tome avec réalisme, quelques fois rudesse, mais toujours lucidité.
Dans ce tome II, on découvre l'intimité des "fils du pauvre" qui ébranlent le parti unique en avril 80. Dans un pays aliéné par la violence endémique et les dogmes archaïques, des jeunes, armés de leur "fierté comme viatique" , construisent jour après jour et pierre par pierre un projet de société alternatif adossé à une identité niée et ouvert sur le monde dont ils scrutent idées et mutations. Kabylie, Algérie, Afrique du Nord, Méditerranée occidentale, la géopolitique des poupées russes structure une doctrine inédite. A la prise de pouvoir qui anima les combats de ses aînés, une génération substitue le pacifisme et se dédie à l'émancipation de la cité. Forum citoyen, sa revue clandestine Tafsut défie les médias officiels. Rigoureusement rapporté depuis sa genèse, le Printemps berbère d'avril 80, toujours occulté par l'histoire conventionnelle, reprend ici sa place parmi les grandes sources d'inspiration des luttes laïques et démocratiques du sous-continent nord-africain. Plus qu'un témoignage, ce livre est une invitation à greffer l'avenir sur la mémoire féconde.
La misère de la Seconde Guerre Mondiale écrasait encore les Algériens quand survint le premier novembre 54. Les enfants sont pris dans le drame de la colonisation qui impose ses codes à leurs jeux. A l'école, il faut capter le savoir tout en rejetant le Français qui le dispense. Avec l'indépendance, les adolescents découvrent que des hommes idéalisés peuvent infliger à leurs frères les abus qu'ils ont combattus. Un an et demi plus tard, la Kabylie revit les affres des tortures et des punitions collectives lors de la répression de l'insurrection du FFS. C'est dans cette succession de conflits que grandit Saïd SADI. Empathique mais lucide, le regard posé sur la condition des siens permet d'entrevoir les prémices de l'épopée d'avril 80. Ce premier tome de ses mémoires nous dit comment et pourquoi les "fils du pauvre" engageront, plus tard, l'improbable combat pacifique face à une violence endémique ; il nous explique également les soubassements de leur audace qui inspirera les générations soumises au dictat de la pensée unique et qui continue à nourrir en elles l'espoir d'une Algérie démocratique. Plus qu'un parcours de vie, ce récit est le premier grand témoignage sur l'enfance algérienne dans la guerre et l'après-guerre.