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Le travail et l'islam. Généalogie(s) d'une problématique
Benaïssa Hicham
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782365122450
Depuis quelques années, la laïcité fait régulièrement l'objet de controverses publiques. Elle serait mise en cause dans différents secteurs du monde du travail par la présence "nouvelle" d'un islam expressif. Sauf que les travailleurs immigrés maghrébins d'après-guerre, appartenant à la classe ouvrière bon marché, pratiquaient sur leur lieu de travail avec l'accord des directions d'entreprises et les encouragements du personnel politique. Des entreprises de renom ont même construit des salles de prières pour leurs salariés musulmans, sans que cela ne suscite d'émois particuliers. Alors, interrogeons-nous : qu'y a t-il de véritablement " nouveau " dans la situation actuelle ? Mais, plus fondamentalement encore, il faut revenir sur l'incontournable thèse de la compatibilité ou non de certains modes de vies religieux avec le travail. Paradigme qui continue d'organiser notre manière de hiérarchiser les "religions" à l'ère moderne. Là aussi, à la lumière des réalités économiques et sociales du 21e siècle, qu'en est-il réellement ?
Srir Mohamed ; Benaïssa Amine ; Berezowska-Azzag E
Récemment, Alger a fait l'objet de plusieurs mutations, impulsées par un Plan stratégique à l'horizon 2030. Des actions urbaines, fortement portées par les pouvoirs publics, se sont multipliées à la faveur de la révision du Plan directeur d'aménagement et d'urbanisme (PDAU). En ce sens, Alger et son territoire relèvent des défis majeurs et s'engagent dans des perspectives à plus long terme pour concrétiser l'ambition d'une éco-métropole résolument moderne. Cet ouvrage se veut une contribution à la lecture et au décryptage de la dynamique du développement urbain algérois d'aujourd'hui. A travers différents points de vue, les auteurs portent non seulement un regard critique, à la fois théorique, méthodologique et empirique, sur les situations urbaines actuelles mais évoquent aussi les enjeux pour les années à venir. Les contributions réunies ici émanent d'un collectif de jeunes chercheurs algériens exerçant à Alger, Grenoble, Louvain-la-Neuve, Marseille et Paris. Ils livrent des analyses, réflexions et questionnements sur les modes de faire la ville, la pratiquer et (re)fabriquer ses espaces urbains. Ainsi, cet ouvrage lance les débats sur l'urbanisme algérois d'aujourd'hui et de demain.
Résumé : Le Coran est le recueil des enseignements de Dieu révélés au prophète Mahomet au VIIe siècle ; c'est le texte sacré le plus lu après la Bible. Complexe et mystérieux, livre saint vénéré ou méconnu, il est la fondation d'une conception du monde partagée par près d'un quart de la population mondiale. Ce recueil en aborde les thèmes essentiels : la création de l'homme, la foi, les prophètes, la liberté, la nature... Au-delà du texte sacré, c'est une oeuvre littéraire foisonnante et poétique à découvrir ou redécouvrir.
Le présent ouvrage se propose d'élaborer une approche philosophique du Don Quichotte de Cervantès. La démarche prend appui sur trois interprétations qui offrent l'intérêt de proposer une intelligence globale du premier roman moderne. Le point de départ est pris dans Mensonge romantique et vérité romanesque de René Girard : il explore la portée de l'application de la théorie du désir mimétique au récit cervantin et en circonscrit les limites, notamment à la lumière de l'analytique existentiale de Heidegger. Le second temps de la recherche a pour objet un article d'Alfred Schütz dans lequel celui-ci met à l'épreuve des péripéties du Chevalier de la Manche sa théorie des réalités multiples, où se trouvent élaborés des outils intéressants pour comprendre la folie du héros. La troisième interprétation est celle de Miguel de Unamuno qui, outre l'intérêt de suivre quasiment chapitre après chapitre le récit original, est portée par une inspiration susceptible de renouveler l'intelligence philosophique du Don Quichotte. Sous l'impulsion de Unamuno et de Nietzsche, et prenant pour fil conducteur la question de la folie, l'ouvrage s'emploie à établir des convergences frappantes entre Zarathoustra et le héros de Cervantès. Le présupposé sous-jacent à l'interprétation ici proposée est que la littérature occupe le lieu de l'excès et, à ce titre, reconduit la subjectivité, en l'épreuve même de sa limite, à son propre dessaisissement d'elle-même.
On" les appelait toutes "Fatma", pour eux c'est plus aisé à retenir. Leurs prénoms n'étaient pas faciles à prononcer. Elles étaient servantes ou femmes à tout faire des colons en Algérie. Yakout en faisait partie. Elle a été précipitée dans cette situation. Roland passait par là, Yakout n'a pas eu le temps ni le confort d'avoir des préjugés. On ne peut les avoir que lorsque l'on a une stabilité relative. Elle n'avait plus de boussole, elle a peur, son mental est dans la phase : survie. Elle n'est pas apte à avoir des préjugés , elle juge. Yakout a tranché, sauf pour cet homme, elle a transcendé ses origines, là ses sens ont décidé pour elle. Leurs vies seront liées pour une destinée commune dans un climat de guerre et de désolation.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.