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Les Bat' d'Af. La légende des mauvais garçons
Ben Mahmoud Feriel
MENGES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782856204634
Fortes têtes ? Repris de justice ? Qui étaient-ils et d'où venaient-ils, ces hommes qui se surnommaient eux-mêmes ironiquement " les Joyeux " ? Pourquoi la société les avait-elle relégués dans ces corps disciplinaires ou ces bagnes militaires d'Afrique du Nord, au cœur des régions les plus arides et les plus hostiles de l'empire colonial ? A partir de la fin du XIXe et jusqu'aux années 1930, c'est à Tataouine, Biribi et autres lieux, au sein de ce que Mac Orlan appelait " les bataillons de la mauvaise chance ", que se retrouvait la fine fleur des bas-fonds, les vrais, les durs, les tatoués, tous ceux dont la culture populaire - à travers livres, films et chansons - a fait les héros de la légende noire des Bat' d'Af. Symboles de révolte et de violence pour les uns, d'aventure et d'exotisme pour les autres, ils revivent dans cet ouvrage passionnant, un album d'images surprenantes mais aussi une étude de la figure mythique du mauvais garçon.
Les rapports de l'imaginaire français avec l'Algérie coloniale ont souvent été affaire de représentation et de regard. Tableaux, gravures, photographies, caricatures, cartes postales, récits de voyage - divers dans leur forme comme dans leurs intentions - se sont multipliés. Ce regard a évolué avec le temps: d'un orientalisme romantique à la description minutieuse, parfois ambiguë, voire méprisante, de la vie quotidienne, les documents présentés couvrent une histoire mouvementée qui commence plus d'un siècle avant le début de la guerre, le 1er novembre 1954. Cet ouvrage donne à voir la rencontre de ces peuples qui ont fait l'Algérie à l'époque coloniale, et dont la confrontation fut chargée d'inégalités et de violences mais aussi riche de contacts et d'échanges. Les communautés, les villes, les campagnes, les religions, les femmes, les sociabilités et, enfin, les liens et les ruptures sont successivement étudiés; de courtes présentations resituent les documents dans leur contexte, un décryptage nécessaire pour appréhender la réalité de l'époque et la manière dont elle était exprimée. Les très nombreuses illustrations offrent une variété de points de vue rarement proposée.
En 1931, la France organise à grands frais l'exposition coloniale internationale de Vincennes. L'empire français est alors à son apogée et s'y montre sous son meilleur jour. Ne s'agit-il pas "de faire le tour du monde en 24 heures" comme le suggère alors une publicité? Au-delà de cette mise en scène, de cette reconstitution des colonies en modèle réduit aux portes de paris, qu'en était-il sur place? Chaque colonie fait l'objet d'une synthèse historique, rappelant l'origine, les conditions et les suites de la colonisation. Toute la diversité et la richesse de ces cultures s'expriment à travers de très nombreuses photographies d'époque, issues de fonds prestigieux. Ces images rappellent le quotidien des habitants, leurs traditions et leur environnement, offrant un vaste panorama de l'empire français, à la veille de l'exposition coloniale.
Jusqu'au milieu du XIXe siècle, voyager en Orient est une aventure longue, risquée et coûteuse. Ce n'est d'ailleurs pas tant l'Orient réel que son double fantasmé qui enflamme alors les imaginations artistiques et littéraires. C'est pourtant à travers ces représentations que se constitue l'Orient dans la conscience occidentale. Les relations littéraires de ces voyages s'apparentent d'ailleurs bientôt à un genre à part entière. Initiatique, littéraire, aristocratique ou simplement touristique, le "voyage en Orient" prend donc au fil des années différents visages qui ne se contredisent qu'en apparence. Il désigne à la fois un voyage et le récit que l'on en fait, mêlant parfois sans distinction des pratiques et leurs représentations. Décrire simultanément les pratiques et les représentations, c'est tout le projet de ce livre et notamment de ses choix iconographiques: tableaux orientalistes, gravures, cartes postales, photographies, affiches publicitaires... Malgré leurs différences de nature, toutes ces images évoquent une époque où, rêvant l'Orient autant qu'ils l'ont vécu et y parcourant le temps autant que l'espace, les voyageurs d'autrefois ont contribué à tisser entre nous et l'Orient d'innombrables liens symboliques et identitaires.
Malgré ses immenses potentialités, la Guinée est l'un des pays les plus pauvres de la planète. La principale cause de ce paradoxe est incontestablement la mal gouvernance : les deniers publics sont pillés par une minorité, dans une administration en débandade. Meurtri, le peuple se résigne dans le dénuement. Même meurtri, cependant, un peuple entier ne meurt jamais. Quand l'injustice s'accumule au-delà d'un certain seuil, la digue se brise. C'est ce qui arriva en janvier 2007 quand les syndicats déclenchèrent un mouvement qui transcenda toutes les considérations ethniques, religieuses, socioprofessionnelles et s'attaqua au fondement du régime. Bravant une sanglante répression, la Guinée se mit donc en marche, sous la bannière des syndicats, eux-mêmes renforcés par d'autres organisations civiles. La Guinée en marche se propose de suivre cette marche historique jusqu'à sa destination - l'institution d'un Etat de droit et démocratique, où l'exercice du pouvoir revient effectivement aux citoyens, égaux en droits et en devoirs. C'est un livre en plusieurs volumes ; celui-ci, Le départ tant attendu, retrace les tout premiers pas de la marche.
Résumé : L'Egypte s'étend aussi hors de la vallée du Nil, bien au-delà des oasis et jusqu'aux confins du désert, depuis si longtemps que les précurseurs de la civilisation pharaonique y ont vécu dès la préhistoire. Chasseurs, pasteurs et paysans de la première heure ont parcouru ces espaces splendides, encore vierges de toute autre empreinte. Ce livre nous entraîne à leur poursuite, à l'aube de la civilisation égyptienne, encore mal connue. De passionnantes recherches archéologiques entreprises par le département des Antiquités Egyptiennes, à qui de nombreux pays apportent leur coopération, ont permis de fabuleuses découvertes au fil du temps et tout récemment encore. La première partie nous emmène visiter le chapelet des oasis, s'égrenant du nord au sud : la lointaine et mythique Siwa, veillant sur le temple de l'Oracle consulté par Alexandre le Grand ; la noire Baharya, riche de l'or de ses momies ; la blanche Farafra, damier de canaux et de champs verdoyants à la lisière du fantomatique Désert blanc ; l'antique Dakhla, porte du désert, siège du Gouvernorat de la VIe dynastie, ville des potiers ; la vénérable Kharga, lieu d'exil, gardienne des cultures et des religions, seconde porte du désert. La deuxième partie nous fait pénétrer dans un univers hostile et redouté, le désert. Conjugaison de sables et de roches, la Grande mer de Sable et le massif du Gilf Kebir offrent des paysages sublimes, riches de souvenirs et pleins de mystère. C'est un étrange désert, gardien des traces, caravanes ou engins motorisés, mais jaloux du secret de l'oasis perdue. Un regard sur la vie des dunes, sur sa faune et sa flore d'exception, nous entraîne vers un désert nécropole, hanté par des monstres et des dieux maudits. En une époque lointaine, le passage d'un corps interstellaire aurait donné naissance à un minéral unique, le verre libyque, objet actuel de recherches et de controverses scientifiques. Cette civilisation du désert trouve son expression dans la culture des playas et sa signature dans un art pariétal original. Grâce aux magnifiques photos de Pauline et Philippe de Flers, et par la limpidité de leur texte savant, cette Egypte des sables nous devient familière, aussi bien dans l'aridité de son désert et la rondeur de ses dunes que par la douceur de ses oasis.
Pierrefonds, la Cité de Carcassonne, la Basilique de Vézelay, Notre-Dame de Paris? Tous ces monuments, chers au public français, ont en commun d'avoir été restaurés par Eugène Viollet-le-Duc. Spécialiste de l'architecture du XIXe siècle, Jean-François Leniaud raconte la vie de cet architecte hors-norme, iconoclaste, sûr de lui et pétri d'art gothique, "l'art parfait" à ses yeux. Dans cette biographie sans complaisance, il évoque les polémiques qui ont secoué le microcosme français de l'architecture quand celui-ci prenait conscience de la richesse du patrimoine à protéger, les principes qui ont guidé les travaux de Viollet-le-Duc, le parti-pris contestable et contesté de certaines de ses restaurations (Cathédrale d'Evreux). Reste que l'héritage de Viollet-le-Duc aura influencé des générations d'architectes, d'Hector Guimard à Gaudi, et le dernier chapitre se fait fort de rappeler la dimension internationale de son ?uvre. Un éclairage instructif sur le paysage monumental de la France contemporaine. --Pascal de Rauglaudre
Erlande-Brandenburg Alain ; Mérel-Brandenburg Anne
Résumé : Cet ouvrage, le premier d'une série de trois consacrée à l'histoire de l'architecture française, traite du Moyen Âge (du IVe siècle aux années 1500). Ainsi se trouve défini un grand Moyen Âge qui se singularise par trois grands moments : - L'Antiquité tardive-haut Moyen Âge qui s'inscrit dans la rupture par rapport à la conception romaine classique. - L'époque romane qui est d'abord reconstruction et bientôt invention par rapport à l'Antiquité. - Le monde gothique qui établit la synthèse entre l'architecture du ive siècle charpentée et celle du second âge roman, voûtée de pierre. L'histoire de la création architecturale ne peut se réduire à une simple évolution des formes, elle est liée à son temps. Les monuments sont un témoignage de la société, de ses goûts et de ses aspirations. Des architectes s'affirment comme de grands créateurs alors que d'autres sont plus traditionnels. Il en va de même de la technique dont la qualité est conséquente des moyens financiers mis en ?uvre. Il y a donc là une étonnante diversité. Cette histoire ne se réduit pas à la seule architecture religieuse ; elle n'est qu'une des composantes, même si elle a été innovante, notamment dans le domaine de la maîtrise technique, et si elle est souvent mieux conservée.