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Sanguinaires
Ben Loulou Didier
TABLE RONDE
24,00 €
Épuisé
EAN :9791037106933
Les Sanguinaires ont donné leur nom trompeur à la route qui longe le littoral corse entre Ajaccio et la presqu'île de la Parata. Je l'ai longuement parcouru, poussant même jusqu'à Capo di Feno. Il n'y coule pas de sang, aucune guerre n'y a entraîné de ravages. On ne traverse aucun paysage en ruine ou dévasté. Au coeur de la Méditerranée souvent à feu et à sang, la Corse semble faire exception. J'y ai poursuivi le travail que je mène depuis des années autour de ce bassin méditerranéen où tout aurait commencé. Les Sanguinaires m'ont permis de renouer avec la fragilité d'un chardon, le miracle d'un coquillage, la tranquillité d'une crique, l'été, à la nuit tombante. Si, parfois, les images glissent insensiblement vers l'hallucination, c'est que j'ai essayé de tisser un lien avec les éléments, la mer, les nuages, les saisons, de me poser un moment devant ces paysages, modelés par la paix et une éclaircie soudaine, comme par un besoin d'enchantement". Didier Ben Loulou
Didier Ben Loulou, photographe, tient un journal durant une année, du 12 janvier 2020 au 12 janvier 2021. Il y décrit son quotidien, tandis qu'il s'engage, après son dernier ouvrage paru sur la Corse, dans un nouveau projet photographique sur le désert et les paysages de Judée. Dans ces notes, il livre ses réflexions sur la solitude, le sentiment amoureux, le sens de la vie, le besoin de liberté, l'oeuvre à mener, la recherche de la rencontre charnelle avec la nature, le rapport à la photographie, au voyage, à la Méditerranée, qu'il parsème de textes tirés de ses lectures, sacrées et profanes, et d'entretiens avec un vieux rabbi iconoclaste. Même si le monde court à sa perte, Didier Ben Loulou dit comment donner à sa vie un peu de lumière en combattant le désespoir, la mélancolie malgré la folie et l'aveuglement généralisés. Il fait sienne la phrase de Hölderlin : "Nous ne sommes rien. C'est ce que nous cherchons qui est tout".
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.
Cette nuit de novembre, il fait 35 degrés à Lille ; le président du Kazakhstan, furieux de voir son pays abandonné par la communauté internationale, a fait exploser ses installations nucléaires et un nuage atomique progresse lentement vers l'Europe de l'Ouest ; Inde et Pakistan s'emploient activement à se rayer mutuellement de la carte à coups de missiles nucléaires ; des bombes sales éclatent de par le monde ; un virus nommé Marburg 2 ravage la France et, en trois semaines, a déjà tué un Parisien sur cinq ; des réfugiés venus de villes submergées par la montée des eaux, telle Copenhague, pillent, violent, tuent, et se font eux-mêmes massacrer par les Forces spéciales mises en place par l'Elysée. (...) Un quadragénaire un petit peu replet, professeur dans un lycée de Roubaix, romancier à ses heures (...). Le livre raconte, entre autres choses, ses belles amour avec... une lieutenante de gendarmerie.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.