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Mehdi Ben Barka, 50 ans après
Ben Barka Bachir ; Gallissot René ; Buttin Maurice
PETITS MATINS
12,00 €
Épuisé
EAN :9782363831934
Le 30 octobre 1965, Mehdi Ben Barka était enlevé devant la brasserie Lipp, à Paris, où un traquenard lui avait été tendu : il croyait se rendre à un déjeuner de travail concernant un documentaire sur la décolonisation. Son corps ne sera jamais retrouvé. Débute alors "l'affaire Ben Barka", pour le moins rocambolesque, impliquant les services secrets français, des truands notoires et la police secrète marocaine. Un demi-siècle après, le degré exact d'implication de l'Etat français n'a toujours pas été clairement déterminé. En introduction, Maurice Buttin, l'avocat de la famille depuis le début, revient sur ces événements et le long processus judiciaire qui a suivi. Bachir Ben Barka, le fils de Mehdi, qui avait 15 ans quand son père a disparu, revient sur sa perception des événements et sur la place de son père dans les combats anticoloniaux au Maghreb. L'historien René Gallissot apporte un éclairage historique permettant de mieux appréhender le corpus de textes de Mehdi Ben Barka présenté dans cet ouvrage. Ces textes, pour certains inédits (articles, extraits de livres, appel...) témoignent des combats du leader tiers-mondiste et panafricaniste, qui fut notamment chargé d'organiser la participation des mouvements révolutionnaires du tiers-monde à la conférence tricontinentale de la Havane (1966).
Le bras de fer diplomatique entre une partie de l'Europe et les Etats-Unis lors de la guerre d'Irak est venu rappeler l'ambivalence fondamentale des relations transatlantiques qui, depuis toujours, se caractérisent par un curieux mélange de fascination et de répulsion réciproques. Alors que l'actualité ne cesse de nous rappeler l'intensité et la multiplicité qui caractérisent néanmoins aujourd'hui ces relations, il est plus important que jamais de réfléchir sur leur nature et de souligner une complexité que les médias ont forcément tendance à occulter en se focalisant sur des questions particulières. Tel est précisément l'objectif de cet ouvrage, qui s'efforce de dépasser le contingent pour mieux saisir les tendances lourdes des relations entre les Etats-Unis et l'Europe depuis la fin de la guerre froide. Trois grandes questions sont ainsi posées : La comparaison entre l'unification de l'Europe et celle des Etats-Unis est-elle pertinente ? Cette unification répond-elle à des préoccupations semblables et s'oriente-t-elle vers des objectifs similaires ? Existe-t-il des traits convergents dans l'évolution politique et dans les politiques publiques de part et d'autre de l'Atlantique? La similitude des problèmes liés à l'environnement, à l'intégration des minorités et à l'immigration, débouche-t-elle sur des politiques elles aussi similaires ? Les Etats-Unis et l'Europe ont-ils deux conceptions opposées des relations internationales depuis la fin de la guerre froide ?
Les Américains ont la particularité de se vouloir et d'être véritablement différents, voire uniques ; c'est ce qu'on appelle "l'exceptionnalisme américain". Cette spécificité, qui n'est pas nouvelle - vu ses origines puritaines - mais qui semble s'être accentuée au cours des dernières décennies, trouve sa confirmation dans de nombreux domaines, et tout particulièrement la religion et la politique, à la confluence desquels s'est formée l'idée d'une Amérique providentielle et prédestinée. Ce volume entend explorer l'exceptionnalisme des Etats-Unis dans ses dimensions politiques et religieuses, en présentant la singularité structurante de cette posture pour les Américains.
Résumé : Mehdi Ben Barka aurait eu 80 ans en l'an 2000. C'est dire s'il fut marqué par l'histoire du vingtième siècle ; celle de la lutte des peuples du tiers-monde pour leur indépendance politique, mais également pour leur émancipation de la tutelle des anciennes puissances coloniales, dans la perspective d'un réel développement économique, social et culturel. Plus que témoin attentif de cette histoire, il en fut un acteur de premier plan. Ses écrits, conférences, discours et interventions reflètent cette pensée riche qui a largement débordé du cadre marocain, maghrébin et arabe, pour aborder les questions fondamentales de l'époque qui restent à l'ordre du jour : indépendance et libération des peuples, démocratie, droits de l'homme, justice sociale, sous-développement et construction d'une société nouvelle. Au moment où le Maroc vit un tournant important de son histoire, ces textes restent d'une brûlante actualité.
Ben Barka Mokhtar ; Chandler John ; Grégorio Danie
Depuis le début du XXIe siècle, divers événements ont pu mettre en cause la place des pratiques et des institutions religieuses dans les sociétés démocratiques. Les articles ici réunis, issus du colloque International Rencontres religieuses : entre coexistence et cohabitation, regroupent une réflexion de chercheurs américains et espagnols sur les notions de laïcité et de religion, et sur les rapports que celles-ci peuvent entretenir avec les institutions politiques ou spirituelles depuis le Moyen Age. Les notions de cohabitation et de coexistence, aussi bien d'un point de vue diachronique que synchronique, sont également abordées, en prêtant une attention particulière aux arguments et aux contextes qui rendent possibles ces rencontres ou qui, au contraire, provoquent des confrontations entre les différents points de vue.
Les alertes scientifiques sont sans ambiguïté : face à la crise écologique, il nous reste moins de dix ans pour agir. Confrontés à cette urgence, les décideurs politiques apparaissent désemparés, voire détournent le regard. Mais l'impuissance publique n'est pas une fatalité. En France comme ailleurs, on observe le même désir de changement, la même quête de solutions. En témoignent les mouvements de la jeunesse, les innombrables initiatives locales, les actions en justice et toutes les formes d'expression citoyenne qui contestent l'insuffisance des mesures adoptées pour produire autrement, réduire les inégalités et favoriser la sobriété. Cet ouvrage collectif montre que des solutions sont à notre portée, à condition de tenir fermement ensemble les enjeux écologiques, démocratiques et sociaux. Il pointe les incohérences actuelles et propose des réponses plus systémiques, allant dans le sens d'une planification écologique menée à plusieurs échelles. Fiscalité, travail, finance, commerce, Etat social, consommation... C'est en revoyant en profondeur notre logiciel économique et en renforçant notre démocratie que l'on pourra relever les défis très concrets posés par le système énergétique, les transports ou encore l'agriculture. Car la transition écologique n'est rien de moins qu'un formidable projet de société !
Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la "nature humaine" ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles - qui forment ce que l'on appelle une "culture du viol". Cela va de remarques apparemment anodines qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause systématique de la parole des femmes qui dénoncent des agressions. En France, chaque année, environ 94 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles, à la maison, au travail ou dans la rue. Or ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confiance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justification et de terreau à ces actes, afin de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin.
Dostaler Gilles ; Chavagneux Christian ; Cauchy Ma
De la condamnation de l'enrichissement personnel par Aristote à la critique du fanatisme du marché de Joseph Stiglitz, en passant par la lutte de Milton Friedman contre l'interventionnisme ou la taxe sur les transactions financières proposée par James Tobin, ce guide présente la vie et les idées maîtresses de près de 80 grands penseurs de l'économie. Une mine d'informations et de repères pour tout public, que l'on soit étudiant, enseignant ou simple curieux de la chose économique. Une alliance de pédagogie et d'érudition pour nous éclairer sur notre système économique actuel.
Pourquoi de plus en plus de films français sont-ils tournés en Belgique ? En raison d'une mesure fiscale très attractive incitant les entreprises à investir dans le cinéma belge. Résultat en France : davantage de chômage pour les techniciens et un manque à gagner pour les caisses de l'Etat. Cet exemple est emblématique d'un phénomène mondialisé de concurrence fiscale. Des multinationales aux travailleurs hautement qualifiés, des footballeurs aux retraités fortunés, nombreuses sont les formes de richesse que les pays cherchent à capter. Qu'importe l'idéal de "solidarité entre les peuples" affirmé dans les traités européens, la compétition économique domine les relations entre Etats. La fiscalité en est l'arme privilégiée. Chantage aux délocalisations, cadeaux démesurés, influence des sociétés d'audit, manoeuvres des paradis fiscaux... Les procédés diffèrent, mais le but du jeu demeure le même : attirer chez soi les investissements sans se préoccuper de l'impact chez le voisin. Un jeu qui s'avère très lucratif pour les entreprises, mais dont les contribuables payent lourdement le prix. Et qui contribue à délégitimer l'impôt en tant qu'outil de redistribution. L'auteur lève un coin du voile sur ces pratiques et rouvre le dossier de l'indispensable harmonisation fiscale européenne.